- En lisant cet article sur une faille de sécurité existant sous Linux, je me pose à nouveau la question de l’importance que l’on porte à la sécurité, au dépend des performances, des nouvelles fonctionnalités, de l’ergonomie (même si la question ne se pose pas forcément dans ce cas précis). L’équilibre entre ces divers sujets est rarement trouvé, comme le montrent les débats autour de Unity, ou de l’utilité des systèmes *BSD de nos jours face aux distributions GNU/Linux. Et si, plutôt que de courir sans cesse après les fonctionnalités excitantes et les performances époustouflantes, on attendait que les changements soient stables, ergonomiques, et sûrs ?
- Le nivellement par le bas pour la langue française, présenté dans un article au vocabulaire élitiste, quelle ironie. C’est le cauchemar du Grammar Nazi, ce système…
- J’aime bien WordPress, surtout parce qu’ils éditent un logiciel libre que j’utilise sur mon propre serveur, mais parfois j’ai l’impression qu’ils se dirigent vers trop de centralisation. Après Akismet (antispam) et autres Jetpack (statistiques, suivi, abonnement par mail) que j’utilise par facilité sur mon blog, on nous propose désormais un concurrent à Google Reader. Je sens qu’il est temps de commencer à se méfier.
- Ça n’aura échappé à personne : Megaupload s’est fait tuer. Bon débarras (article datant d’il y a un an et demi, mais toujours d’actualité). À ce propos, ceux qui se demandent où sont passées leurs photos de vacances hébergées sur le service trouveront peut-être une réponse dans cet article (qui indique globalement que « you’re screwed »).
- Il y en a qui disent « moins on en fait, mieux on se porte », c’est parfois vrai pour l’économie d’un pays…
En Vrac n°1
Le retour du retour du Vrac
Il est temps que je sorte ce blog de sa torpeur, que je lui insuffle un peu de vitalité en publiant des billets de manière régulière. J’ai beau chercher, je ne vois qu’une seule solution viable : le billet « en vrac » alimenté tout au long de la semaine, au hasard de mon surf sur l’intewebz profond, configuré pour être publié automatiquement en fin de semaine, quel que soit son état.
L’objectif que je me fixe est de partager des liens sortant de l’ordinaire, qui reflètent mes préférences, un peu hors des sentiers battus. Je ne compte pas faire une revue de presse des grands sujets dont tout le monde parle, sans valeur ajoutée. Si je trouve une analyse intéressante d’un de ces sujets, vous y aurez droit.
J’espère que je parviendrai à dynamiser l’expérience que mes lecteurs vivent ici, et que ça les incitera à revenir, à s’abonner, à commenter ou à partager. Quand on blogge, on le fait pour soi certes, mais surtout pour la satisfaction que nous apporte la lecture de nos billets.
J’espère que cet effort aura plus d’effets que le dernier, et que ceux qui n’aiment pas les billets « En Vrac » ne fuiront pas, il y aura d’autres billets plus conventionnels. Dans tous les cas, ces billets seront liés par le label En Vrac.
Astuces de recherches Google
Il m’arrive régulièrement de ne pas obtenir les résultats voulus suite à une requête sur le moteur de recherche de Google. En général, c’est parce que l’on cherche quelque chose de très spécifique, sur un site particulier, pendant une période de temps limitée, etc.
Pour résoudre ce problème, il existe plusieurs solutions, la plus évidente étant de passer par la « Recherche avancée », à côté du champs de recherche. Mais pour les plus geeks d’entre nous, il faut avouer que ça ne fait pas très sérieux, cliquer partout comme ça. En plus, c’est relativement long comparé à la deuxième solution.
La deuxième solution, c’est d’intégrer ces astuces directement dans le champs de recherche, grâce à de petits opérateurs. De nombreux articles traitent de ce sujet (par exemple sur LifeHacker, ou directement dans l’aide de Google ici et là), mais j’ai apprécié l’infographie suivante trouvée sur 9gag :
Si vous connaissez une source plus complète de ces astuces, n’hésitez pas à me le signaler, ça m’intéresse.
Pourquoi je vais me barrer chez Free Mobile
Après l’effervescence des derniers jours dans le « petit » monde des opérateurs le calme revient petit à petit (et mon excitation est redescendue). Il est donc temps de faire un petit bilan et de justifier, à froid, les décisions que je vais prendre.
Pour ceux qui auraient vécu dans une grotte la semaine dernière, l’opérateur internet Free vient de lancer son offre mobile, en concurrence à Orange, SFR et Bouygues. Je vous laisse aller voir sur le site officiel pour les détails des offres, mais pour faire simple, il y a deux offres, dont le prix varie selon que l’on est déjà client Freebox ou non : une offre minimale à 2€ (ou 0€) pour une heure de communication et 60 sms, et une offre « tout illimité » à 19€99 (ou 15€99) avec sms/mms, appels en France et vers l’étranger illimités, fair use de 3Go sur la connexion internet, et internet non bridé (p2p, newsgroups, voip, tethering autorisés − mais je ne sais pas encore si on aura une IP publique).
Mais donc, pourquoi est-ce que je passerais à Free mobile, moi qui suis déjà engagé pour encore presque un an et demi chez SFR ? Pour trois raisons : les économies, le meilleur forfait, et enfin, pour faire la nique aux trois opérateurs existants.
Les économies
J’ai souscrit à un forfait illimithic chez SFR, pour 42€30, avec un téléphone Google Nexus S que j’ai payé 139€ à la souscription. Je suis engagé jusqu’en mai 2013 (c’est loin), et si je quitte le navire avant cette date, je devrai payer des pénalités à SFR. Mes calculs sont les suivants.
Si je reste chez SFR, je paierai d’ici-là 676€ de forfait. Si je passe dès aujourd’hui à la concurrence, je paierai en tout 551€ (15€99 par mois pour Free, plus sept mois à 42€30 de pénalités pour SFR), donc je suis déjà gagnant. Par contre, l’optimal est d’attendre la fin de la première année de mon contrat, en mai 2012, ce qui me fera payer en tout 487€ entre aujourd’hui et mai 2013 (4 mois de forfait SFR plus 12 mois de forfait Free plus 3 mois de pénalités à 42€30).
Bien évidemment, d’ici-là SFR m’aura proposé d’autres offres économiquement plus intéressantes, à quelques euros près, mais l’argent n’est pas ma seule motivation.
Le forfait
Le forfait est clairement le meilleur que l’on ait actuellement, surtout pour moi qui ai besoin d’une bonne connexion internet sur mon téléphone (surtout quand je suis en vacances), sans limitations artificielles parce que le proxy SFR détecte que c’est mon ordinateur qui accède au web et non mon téléphone, par exemple. De plus, le fair use de 3 Go est trois fois égal à celui de mon forfait actuel (que j’atteignais systématiquement lorsque je faisais plus d’une semaine de vacances dans le mois).
Ajoutons à cela la possibilité d’appeler « gratuitement » mes parents qui sont au Luxembourg, et mon choix est fait.
Le retour de bâton pour les trois opérateurs
La raison principale qui fait que je vais quitter SFR (et que j’ai quitté Orange précédemment), c’est que ces opérateurs nous ont pris pour des vaches à lait pendant trop longtemps. En France, on a certes une qualité de réseau excellente, mais c’est au prix de forfaits les plus chers d’Europe. Les opérateurs se sont engraissés sur notre dos, abusant de leur oligopole. Ils ont même été sanctionnés il y a quelques années pour ententes sur les prix. Rien que pour ça, ils méritent qu’on les quitte et qu’on aille donner notre argent au nouveau venu.
Ensuite, j’ai toujours râlé contre ces opérateurs qui nous obligeaient à acheter un mobile subventionné lorsqu’on souscrivait à un forfait. Impossible de passer à côté, la subvention étant inclue dans le forfait, on pouvait au pire se limiter à ajouter un euro symbolique pour prendre un petit téléphone neuf. On était « obligé » de changer d’appareil tous les deux ans, sinon c’est qu’on se faisait avoir. Impossible aussi d’acheter un téléphone un peu exotique (j’aurais aimé un N900, par exemple), si l’opérateur ne le propose pas. Free, en lançant une offre qui ne subventionne pas les téléphones, nous affranchit de cette vente liée contraignante.
Ainsi, en mai 2012, je passe chez Free, et si vraiment on me propose mieux ailleurs et que les anciens opérateurs font amende honorable, six mois plus tard j’aurai rentabilisé mon changement et je retourne chez eux. Mais je doute fortement que cela se passe comme ça.
Quelques raisons de ne pas passer chez Free Mobile
Par honnêteté, il me faut tout de même citer quelques raisons de ne pas passer chez Free Mobile :
- Pour certaines personnes, il peut être plus intéressant financièrement de rester avec une box SFR ou Orange, et un forfait du même opérateur, lorsqu’ils veulent changer de téléphones souvent. En effet, un téléphone subventionné est potentiellement un poil moins cher au final qu’un téléphone nu, l’opérateur pouvant rogner sur sa marge à ce niveau, et donc le « vendre » à prix coûtant. En plus, les offres de Free, surtout pour les iPhones, ne sont pas intéressantes (il vaut mieux acheter le téléphone nu en magasin) ;
- Si les opérateurs s’alignent un tant soit peu sur les offres de Free, ils vont baisser sensiblement leurs prix et ce critère financier deviendra encore plus intéressant pour ces personnes (mais dans tous les cas, on ne parle que de quelques euros par mois tout au plus) ;
- On peut ne pas aimer Free, et surtout, son PDG, Xavier Niel. C’est un milliardaire aux méthodes de mafieux, qui a fait fortune dans le minitel rose. De plus, le conflit qui oppose régulièrement Free et Youtube est très gênant pour les abonnés Free (même si le problème semble réglé depuis quelques semaines). Mais les autres opérateurs, Orange en premier, sont tout aussi horripilants, ce qui à mes yeux affaiblit grandement cet argument.
Et vous, quitterez-vous votre navire actuel ?
Ah… Free mobile… enfin…
J’en connais un qui va se faire attaquer en justice pour diffamation, mais c’est pas grave, ça vaut le coup : jemecassechezfree.com.
Après des années à attendre une échappatoire à la situation actuelle chez les opérateurs mobiles, Free vient enfin nous sauver. Bon, par contre, je suis encore engagé jusqu’en mai (pour la première année), donc je ne vais pas changer d’opérateur pour l’instant, je ne leur ferai pas le plaisir de les payer sans utiliser leur service.
Pour les autres, ça se passe sur mobile.free.fr. Parmi tous les gens que je connais, tous ceux qui ne sont pas engagés à leur opérateur sont en train de faire les démarches pour passer chez Free
Impressions sur The Legend of Zelda: Skyward Sword

Après quarante-sept heures de jeu en une semaine, je crois qu’il est temps de livrer à mes fidèles et nombreux lecteurs mes impressions sur le dernier opus de la légendaire saga de Nintendo. Je sens déjà mon serveur auto-hébergé crouler sous les trois connexions simultanées de mes amis, entre 17h30 et 18h.
Je vais éviter de dévoiler trop de détails concernant le jeu, je sais que la plupart de mes amis ne lui ont pas dédié autant de temps que moi et n’en sont donc qu’au début de l’aventure. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, allez voir là : http://zelda.com/skywardsword/
En un mot comme en cent : magique. J’ai attendu ce jeu pendant cinq ans, mais le résultat est tout sauf décevant. Après Twillight Princess sorti en même temps que la Wii en novembre 2006, et en ne pouvant me mettre sous la dent que deux épisodes dédiés à la DS, Phantom Hourglass et Spirit Tracks (très bons jeux, mais forcément moins grandioses qu’un jeu Wii), l’attente a été très longue.
N’ayons pas peur de le dire, Skyward Sword est clairement devenu mon Zelda préféré, devant Ocarina of Time, qui occupait la plus haute marche du podium jusqu’à la semaine dernière, tant parce que ça avait été mon premier Zelda, sur N64, que parce qu’il m’avait fait rêver et voyager pendant de longues années, bien plus que n’importe quel autre jeu (d’ailleurs, son portage sur 3DS, que je viens d’acquérir, va faire perdurer ce voyage).
Le style graphique
Une chose que l’on remarque immédiatement dans ce jeu, c’est son style graphique résolument différent de celui de son prédécesseur sur Wii. Alors qu’il y avait une similarité certaine entre les deux épisodes sur N64, ou entre ceux de la DS (je laisse The Wind Waker en dehors de l’équation, il est l’enfant unique de la Game Cube), Nintendo a tout changé ici. D’un monde « réaliste » dans Twillight Princess, on passe à quelque chose de plus coloré, plus enfantin, plus artistique. Les personnages rappellent ceux de The Wind Waker, alors que les décors font penser à des peintures impressionnistes. Non seulement ce n’est pas désagréable, le jeu étant magnifique, mais il me semble que ça permet une utilisation optimale de la Wii.
Devant les capacités limitées de la Wii en termes graphiques, ce choix semble judicieux. Les décors baissent en résolution, pour laisser plus d’importance aux personnages et objets, ce qui est absolument génial. Les personnages sont relativement détaillés, se plaçant dans des décors moins fins mais agréables à l’œil et jouant parfaitement leur rôle.
Malgré tout, ayant acheté une télé HD 37 » en prévision de l’arrivée de ce jeu (pas pour le côté HD, mais pour la taille et le format 16/9 de l’écran), il faut bien avouer que la Wii ne fait pas le poids face à ses concurrentes. Lors des cinématiques, on remarque régulièrement de l’aliasing sur les personnages, et d’une manière générale, j’apprécierais énormément de voir beaucoup plus de détails. En jeu, ça ne se remarque pas beaucoup, mais ça me saute aux yeux à chaque fois que je retourne vers Célesbourg en oiseau, le vol permettant de voir la totalité de la ville de loin, avec une absence criante de détails.
L’histoire
Ahlala… Un Zelda dans lequel il ne faut pas sauver la princesse… Ici point de princesse, point de famille royale, uniquement une déesse, une Zelda, un Avatar du Néant et un Ghirahim (en lieu et place du traditionnel Ganon[dorf]). Ça pourrait être décevant, mais au final l’histoire est plutôt bien pensée.
La durée de jeu est vraiment bonne, légèrement au dessus de celle de Twillight Princess. Il m’avait fallu 36h pour finir la quête principale, et une soixantaine en tout pour terminer l’ensemble des quêtes annexes (saletés d’âmes de spectres qui n’apparaissaient que la nuit, sans qu’on puisse contrôler le temps). Je viens de terminer le jeu en 47h, en ayant quasiment tout fait. Il ne me manque que trois quarts de cœur, et probablement quelques menus détails. Tout ça en n’ayant eu recours à une soluce qu’à une seule reprise pour un élément non indispensable à la quête principale (et une autre fois pour me confirmer que j’utilisais la bonne technique pour battre le boss final qui me poutrait allègrement à chaque affrontement). Encore deux ou trois heures de jeu, j’aurai tout fini (en m’aidant d’une soluce à partir de maintenant, histoire de ne pas passer ma vie sur ce jeu).
Un mauvais point pour ce jeu, à mes yeux, c’est le choix des personnages. Ghirahim, bien que je le trouve repoussant avec sa langue pointue et son habitude de lécher son épée pendant les combats, n’a pas vraiment la carrure d’un Ganondorf. Il fait partie de cette lignée d’ennemis principaux sans carrure dans les Zeldas. Encore un serviteur qui tente de libérer le Mal sans qu’on comprenne vraiment ce qu’il va en retirer. Dans les films, ce genre de serviteur est le premier à mourir de la main du Mal une fois celui-ci libéré, et ce Zelda ne fait pas exception, Ghirahim se fait « tuer » par l’Avatar du Mal (que l’on ne côtoie que trop peu, tout à la fin du jeu, d’ailleurs).
Ergo, le principal personnage secondaire, est lui aussi trop caricatural. Une brute amoureuse de Zelda, qui se ridiculise constamment et a des réactions exagérées. En plus, il a une sale tête efféminée et il est bête. Ce n’est pas une réussite, Nintendo aurait pu créer un personnage bien plus agréable à suivre pour un effet équivalent sur le scénario.
Par contre, la meilleure des surprises, c’est qu’il y a quelque chose entre Link et Zelda (oui, mon personnage s’appelle « Link », pas « vetetix », on est puriste ou on ne l’est pas). Fini la princesse froide que l’on sauve parce que la prophétie le demande, on se lance ici à l’aventure pour venir en aide à la jeune fille pour laquelle on a le béguin. C’est clairement plus intéressant (prends-en de la graine, Mario). Une fois que je l’aurai sauvée, je ne sais pas ce qui va se passer, mais je sens que la règle 34 de l’internet va s’appliquer sur certains sites louches. Dans le jeu, en tout cas, on en reste à un amour pur et platonique, la morale est sauve. Tout au plus, on peut dormir dans son lit, en son absence malheureusement…
Les quêtes annexes
Comme d’habitude, le jeu est plein de quêtes annexes à réaliser pour obtenir des objets et bonus qui vont faciliter l’aventure. Entre les cubes de déesse, les insectes, les trésors et les cristaux de gratitude, on est bien servis. J’ai réussi, pour la toute première fois, à faire la quasi-totalité de ces quêtes avant d’aller affronter le boss final (le combattre avec 19 cœurs n’est pas du luxe). J’ai pris mon temps, j’ai privilégié l’observation et la découverte du monde, j’ai pris l’habitude de ne jamais entrer dans un lieu par la trajectoire la plus directe et évidente, et au final ça a payé. C’est fou ce qu’on peut rater comme détails si on fonce droit sur les difficultés et la suite de la quête principale.
La présence d’une pierre à potin sur Célesbourg est aussi un plus, autant pour la quête principale que pour les quêtes annexes. Elle nous permet, si on est bloqués, de savoir comment résoudre certaines énigmes ou battre certains ennemis. C’est une sorte de soluce fournissant des extraits de vidéos expliquant les démarches à effectuer, ce qui est plutôt sympathique.
Le monde
Le monde que nous ont concocté les développeurs du jeu est la plus belle réussite de tous les Zeldas. On avait été prévenu qu’il serait « compact », c’est à dire moins étendu que celui des précédents opus, mais plus riche. Au final, on revient dans chacune des régions à plusieurs reprises dans le cadre de la quête principale. Cela permet de découvrir de nouveaux détails à chaque passage, de se creuser la tête pour savoir comment atteindre telle ou telle plate-forme lors des premiers passages, et, si on a assez observé les alentours, de savoir exactement où on doit se rendre lorsqu’une nouvelle mission nous est confiée.
On trouve ici une de mes dernières critiques de ce jeu : le monde n’est pas assez vaste. Oui, sa compacité est un plus, et je reste émerveillé par la variété de décors qui nous est offerte, mais les allers-retours continuels entre seulement trois zones terrestres et Célesbourg ont exacerbé cette impression de compacité. Au final, je me suis un peu senti à l’étroit, contrairement aux autres Zeldas dans lesquels il fallait beaucoup courir pour atteindre chaque région des différents jeux. De plus, un monde plus vaste aurait pu signifier un jeu plus complexe et plus long, ce qui n’aurait pas été pour me déplaire.
Les commandes
On appréciera la richesse des actions proposées, avec le déplacement à pied, à la nage (classique), le vol à dos d’oiseau, la conduite de bateau (comme dans The Wind Waker), le transport en tyrolienne, les déplacements en montagne russe, etc.
La sélection des armes et objets pendant le jeu, sans passer par un menu « pause » est assez sympathique, cela permet de rester dans l’ambiance du jeu lorsqu’on s’équipe ou change d’arme, et donne l’occasion de ne pas perdre de temps, mais c’est à double tranchant. Lors des phases de combat, lorsqu’on a besoin de changer d’arme ou d’aller rapidement chercher un flacon de potion pour ne pas mourir, on aimerait bien être tranquille pour le faire. Mais non, pendant qu’on ouvre le menu circulaire et qu’on essaie de s’équiper, on continue de se faire attaquer par l’ennemi, il faut donc se concentrer pour faire la sélection tout en s’efforçant de courir pour ne pas se faire frapper.
Le jeu exploite plutôt bien les possibilités offertes par la Wii Motion Plus. C’est très agréable en général, en particulier lorsqu’on nage sous l’eau ou qu’on vole à dos d’oiseau, mais j’ai trouvé assez gênant de devoir recentrer la mire lors des phases de visée. Il faut dire que le jeu ne prend pas du tout en charge la visée « vers » la télé et ses deux émetteurs infrarouge, tout se passe avec les accéléromètres. Ainsi, la mire est au centre de l’écran lorsqu’on s’équipe d’un objet (le grappin par exemple), quelle que soit la position de la wiimote. Elle peut être à la verticale ou en direction d’un mur, ça ne change rien pour le jeu. Ça devrait être un avantage, mais je n’ai jamais réussi à m’y faire, à chaque fois je pointe la wiimote vers l’écran, ce qui a pour effet d’envoyer la mire dans le décors et de faire tournoyer Link…
Enfin, je voudrais crier un bon coup, contre ce système stupide de dialogues lents, répétitifs et inévitables. Il y avait la même chose dans les précédents jeux, à chaque fois que l’on trouve un rubis lorsqu’on revient dans une contrée, par exemple. Ici, c’est à chaque fois que l’on trouve un « trésor ». C’est nul, inutile, ça casse le rythme du jeu, et c’est horripilant. De même, certains dialogues avec des personnages du jeu sont vraiment trop longs lorsqu’on est amené à les revoir régulièrement (les personnages du marché, par exemple). Je ne critique pas le début du jeu, durant lequel on passe beaucoup de temps à papoter avec divers personnages, parce que ça permet de bien découvrir et comprendre le monde.
Le(s) mot(s) de la fin
Magique, long, complet, beau, agréable.
P.S. : Si toi aussi tu as balancé un de ces sales chats pourris dans le vide, parce que tu en avais assez de te faire agresser sauvagement toutes les nuits, tape dans tes mains
Un planning chargé
Une erreur est en train d’être corrigée. Oui, une erreur, pas un manque, un oubli, une erreur. Ou peut-être une faute, à la limite.
J’ai en effet commencé la lecture des pièces principales de l’œuvre de J.R.R. Tolkien dans sa langue originale, l’anglais. Je débute par The Hobbit, le prélude à l’histoire que tout le monde connaît, The Lord Of The Rings , que je dévorerai juste après. (Petite anecdote amusante, quand j’étais petit, je confondais The Lord Of The Ring et The Lord Of The Flies, mais je me suis soigné depuis.) Ensuite, je lirai peut-être The Silmarillion, même si rien n’est certain, mais je ne lirai probablement pas les Unfinished Tales, dont j’avais commencé la lecture en français il y a bien des années, et qui sont très complexes pour peu d’aventure.
J’ai lu Le Seigneur des Anneaux, une seule fois, en français, quelques années avant la sortie du premier film en 2001, donc j’aurai mis une douzaine d’années à corriger cette affreuse erreur…
Entre ça, la sortie de The Legend of Zelda: Skyward Sword sur Wii vendredi prochain, celle de la version collector de la Nintendo 3DS avec la réédition de The Legend of Zelda: Ocarina of Time sur la console portable le vendredi suivant, je sens que je ne vais pas m’ennuyer dans les semaines à venir (ou bien sinon, c’est que je le fais exprès). Ah, et il faudra forcément que je revois la trilogie du seigneur des anneaux en vidéo (version longue, forcément), puis que je termine le deuxième tome de La Révolution Française par Max Gallo, puis que j’avance une bonne fois pour toutes ce programme en python que j’ai sous le coude depuis des mois, puis que… Allez, je m’y met (et avec la BO du film dans les oreilles pendant la lecture, ça va être le pied).
Le danger de Google Chrome
Pendant quelques jours, j’ai « abandonné » Firefox pour utiliser quasiment exclusivement Chromium, la base open-source du navigateur Chrome de Google.
Il y avait deux raisons à cela : premièrement l’envie de tester ce navigateur qui prend des parts de marché à tous ses concurrents, et deuxièmement utiliser une extension Chrome pour améliorer l’utilisation de Google+.
J’ai été séduit par la simplicité de Chromium en comparaison à la complexité de l’interface de mon Firefox. Je dois toutefois reconnaître que c’est en grande partie parce que mon Firefox est rempli de bookmarks et de boutons divers fournis par des extensions, donc c’est un peu de ma faute. D’autres éléments m’ont plu, comme la gestion de l’url à plusieurs couleurs, mais je viens de remarquer que ça a été intégré dans Firefox 6.
Concernant la deuxième raison, une mise à jour de Google+ a rendu la gestion des commentaires un peu plus agréable, même si on n’en est pas encore au niveau des fonctionnalités fournies par l’extension.
Malgré tout, je suis retourné sous Firefox, pour une raison simple : ma vie numérique se trouve à 90% chez Google, je ne veux donc pas utiliser un navigateur Google pour accéder à ces services. Si on ne fait pas attention, un jour, Google décidera d’implémenter une fonctionnalité non standard dans Google+ et dans Chrome, et les utilisateurs de Firefox, Opera, Safari ou IE seront lésés. Comme je souhaite qu’à long terme on ait encore le choix, je fais en sorte de rester « indépendant » dès maintenant, tant que c’est encore possible.
Mais là, malheur, je remarque que le jeu City of Wonder, que j’apprécie particulièrement (un jeu en Flash, toutefois), fonctionne parfaitement avec Chromium, mais ne se lance pas avec Firefox. J’ose espérer que d’une part ce n’est pas volontaire (c’est le minimum), et que d’autre part, il sera fait preuve d’autant de diligence pour corriger le problème que si l’incompatibilité avait lieu avec Chrome (là, j’en doute un peu étant donné que ça va faire 24h que ça bloque).
Ce n’est pas une guerre, c’est un combat silencieux et il n’est pas difficile d’y participer. Il en va de la préservation de certains acquis en terme de standards et d’ouverture du web. Geeks de France et de Navarre, n’oubliez pas vos origines et ne vous laissez pas charmer par le chant des sirènes.
Trouvera-t-on le Messie ?
Cela fait des années que je cherche le Messie, la solution sociale ultime qui me permettra de laisser vivre mon côté geek tout en fournissant exactement le service demandé par les personnes « normales » de mon entourage.
Au début, il y avait MSN. C’était fermé, non interopérable avec Yahoo messenger, AIM ou ICQ, ou encore IRC. Maintenant, il y a, entre autres, Facebook, Twitter, et plus récemment Google+.
Et moi, au milieu de tout ça, je ne sais pas trop où me mettre. J’ai abandonné MSN il y a longtemps, IRC un peu après (ça avait ses bons côtés, mais c’était clairement limité à un public ultrageek). J’ai testé Twitter, dont j’ai supprimé mon compte assez rapidement, après avoir créé un compte Identi.ca. J’ai un compte Facebook que je m’efforce de ne pas utiliser, abhorrant au plus haut point la raison d’être de cette compagnie.
Malgré tout ce qu’on reproche à Facebook, c’est le leader incontesté, avec ses 750 millions d’utilisateurs. Tout le monde y est. Enfin, pas exactement tout le monde, mais tous ceux qui ont un ordinateur et que je connais y sont. À part quelques rares libristes encore plus exigeants que moi, bien sûr.
Lorsque j’ai découvert Jabber, je me suis dit « Ça y est, on a trouvé le Messie ». Dans un premier temps, il m’a permis de m’affranchir de MSN. C’était en 2005 à peu près. Ensuite, j’ai découvert que Google utilisait le protocole pour son Gtalk, et que c’était interopérable avec les serveurs Jabber. Classe.
Ensuite, sont arrivés la voix et la vidéo. Ça fonctionnait super bien dans Gtalk, avec le client Windows, et la XSF travaillait dessus pour normaliser le protocole. Pour tout le reste, l’extensibilité du protocole permettrait de faire tout ce qu’on juge utile. C’est la solution ultime, qui supplantera les autres d’ici quelques années, je me disais…
Grosse erreur. L’audio et la vidéo, je l’attend toujours. Il parait que c’est arrivé dans Pidgin et dans Gajim, mais chez moi ça n’a jamais fonctionné. Jamais, pas une seule fois, six ans après mes premiers espoirs. L’extensibilité, le côté « ça permettra de créer un réseau social performant et décentralisé », je l’attend aussi. Je ne sais pas ce qu’ils font à la XSF, mais les seuls projets que j’ai vus arriver (à part BuddyCloud et OneSocialWeb), sont des bidouillages qui allient du XMPP et un service qui n’a rien à voir par dessus (en général une solution maison à base de php/mysql qui s’appuient sur un serveur XMPP, mais qui au final ne sont pas uniquement du XMPP, comme Movim et Jappix).
J’avais placé tellement d’espoir en Jabber… je suis terriblement déçu. La solution libre et décentralisée la plus à même de prendre de l’ampleur, à l’heure actuelle, c’est Diaspora, et ça n’est pas du tout basé sur XMPP.
Malgré tout ça, il y a tout de même deux choses à prendre en compte. Premièrement, il faut garder des contacts avec ses amis et sa famille. Je me suis partiellement isolé en décidant de quitter MSN, puis en refusant de me lancer corps et biens dans Facebook. Deuxièmement, Facebook devient dangereux. Trop omniprésent, trop puissant, trop dangereux le jour où ils décideront de faire n’importe quoi avec nos vies.
C’est là qu’intervient Google+. Ce n’est clairement pas le Messie. Plusieurs détails nous indiquent qu’il n’est pas prévu de créer un protocole de réseau social décentralisé, certaines fonctionnalités nécessitant par essence de fonctionner sur un nœud central unique. De plus, Google, c’est un peu Facebook, mais avec comme devise « Don’t be evil » là où la firme de Zuckerberg annonce plutôt « Don’t leave any privacy ». Pour le reste, c’est pareil. Un service centralisé, gratuit, qui se nourrit de nos données personnelles et affiche de la pub pour être rentable.
Mais Google+ a au moins le mérite de relancer la compétition, de forcer Facebook à respecter ses utilisateurs, à continuer d’innover, à craindre pour la première fois le libre arbitre de ses utilisateurs, qui pourront partir vers d’autres horizons quand ils en auront assez des décisions violentes de Zuckerberg quant à ce que le site à le droit de faire avec nos données.
C’est pour ça que j’utilise Google+, ce que je vais continuer de faire pour un petit moment. Pour retrouver un peu de social dans ma vie numérique (même si jusqu’à présent il y avait Google Reader), et pour aider Google à faire la nique à Facebook.
Mais j’attends toujours le Messie, l’Email du réseau social, avec ses gros fournisseurs et ses petits serveurs d’entreprise ou auto-hébergés, le protocole qui nous permet de choisir notre fournisseur, gratuit avec des pubs, payant sans pubs, géré à la main par des libristes, ou avec mon nom de famille dans l’url. J’attends ce protocole, le « Geeplus », basé sur XMPP, qui permette à tous les libristes du monde de créer plusieurs implémentations différentes, selon la taille et les besoins des gens, et qui encourage la création de clients adaptés aux usages des uns et des autres, selon qu’ils veulent s’y connecter depuis un téléphone, une tablette, un ordi ou une télé. J’attends ce protocole qui ne laissera pas tout le pouvoir à Google, le pouvoir de n’offrir les « Huddle » qu’aux utilisateurs de mobile, le pouvoir de forcer les entreprises à créer une page pro sur les serveurs de Google, alors que ça aurait bien plus sa place sur les serveurs qui hébergent déjà leurs sites, le pouvoir de savoir qui sont nos amis, même ceux qui n’utilisent pas encore le service, et qui préféreraient ne pas être espionnés par le géant américain, le pouvoir de n’avoir quasiment rien modifié de leur service plus d’un mois après son officialisation, alors que de nombreux développeurs ont apporté des avancées énormes grâce à des extensions Chrome ou Firefox…
Un protocole, ouvert et documenté, qui permette d’envoyer les données d’un serveur à l’autre, et un logiciel, libre, qui me laisse décider de comment je veux gérer ces données une fois arrivées sur mon serveur.
Mes parents et mes collègues avec un compte chez Google ou chez Microsoft, moi et mes amis libristes avec un compte sur nos serveurs à la maison.
Si vous le croisez, ce Messie, faites-moi signe.
Auto-hébergement : bilan d’étape
Cela fait à peu près un an que j’ai mis en production mon petit serveur. Il est donc temps de faire un petit bilan de ce que j’en ai fait, et de ce que je pense de l’auto-hébergement.
Le serveur a tourné à peu près sans problème pendant un an. Pas de downtime exagéré compte tenu de mes besoins, tout au plus quelques heures à la suite, dues soit à ma connexion internet qui était inaccessible, soit à un plantage du serveur ou d’un service en particulier.
Par contre, niveaux services prévus et services disponibles, on est loin du compte. Ce qui tourne, c’est le client torrent, le serveur web et le blog qui va avec, un serveur mail qui ne sert qu’à l’ordi, un serveur xmp.
Ce qui fonctionne
Le serveur torrent me satisfait parfaitement, avec récupération automatique des torrents par rss, et annonce des téléchargements par mail. Le serveur web me convient aussi, il propulse mon blog, et deux ou trois autres dossiers partageant quelques fichiers que je donne occasionnellement à des amis. Le serveur xmpp fonctionne bien, aussi, mais pour faire une migration totale, j’aurais dû « forcer » mes contacts à ajouter une adresse jabber de plus dans leur liste de contact. J’utilise donc en parallèle mon adresse perso et mon adresse jabber.fr.
Ce qui ne fonctionne pas
J’avais prévu de transférer définitivement mes mails sur mon serveur, mais je ne l’ai pas fait. Si j’avais été le seul à avoir des emails sur mon domaine (@arnoux.lu), je l’aurais fait, mais comme tous les membres de ma famille utilisent aussi ces adresses, j’ai décidé de ne pas prendre de risque, et de continuer à utiliser les serveurs de mon registrar. Pour le reste, c’est du service interne : serveur NFS, FTP, SSH, rien de bien folichon.
Au final, pas de serveur StatusNet, pas de réducteur d’url, pas de fournisseur OpenID, pas de lecteur rss, pas de réseau social autre que le xmpp « brut », et surtout, pas de serveur de carnet d’adresse (je me suis cassé les dents sur le serveur LDAP pour avoir quelque chose d’utilisable à la fois sur mon ordi et sur mon téléphone), et pas de serveur de calendrier.
Le retour dans les griffes de Google
Le pire dans tout ça, c’est qu’initialement, j’avais pour objectif de m’affranchir des services fournis par Google et consort, mais j’y ai replongé plus encore qu’avant. Je transfère tous mes mails sur Gmail. Mon téléphone Android y est pour quelque chose. D’ailleurs, aucune solution décentralisée ne fonctionne aussi bien que ce que propose Google. Je ne désespère pas de trouver une alternative un jour, mais pour l’instant, j’ai décidé d’utiliser ce qui me permet d’obtenir ce dont j’ai besoin, et de me fier à mon serveur pour ce qu’il fait d’aussi bien que la concurrence.
Ah, et une des raison qui fait que je ne peux pas me fier à 100% à mon système pour les services « vitaux » est le fait que je ne suis que gendarme adjoint, et que du jour au lendemain on peut m’annoncer que je dois déménager, aller à la brigade d’à côté, ou à l’autre bout du pays. Difficile d’avoir une connexion internet fixe et fiable dans ce cas-là.
Le problème matériel
Et pour finir, j’ai eu une corruption de données il y a quelques jours sur une partition de mon système. Ça a entraîné une indisponibilité du serveur pendant quelques heures (il n’a pas redémarré suite à une mise à jour de sécurité), et si j’ai réussi à le redémarrer et à le faire tourner parfaitement, des fichiers vitaux de dpkg sont corrompus, et je n’arrive plus à installer ou mettre à jour les logiciels. Je ne sais pas comment je vais m’en sortir sans tout réinstaller (mais c’est aussi l’occasion de terminer ma petite doc d’installation/configuration)…
Je ne sais pas si la vie est un long fleuve tranquille, mais l’auto-hébergement ne l’est pas…
