Le blog de vetetix

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lundi 11 janvier 2010

Petit raté dans une pub

Vu sur un site web :

GrosFail.png

J'imagine que c'est une pub pour un régime éclair au MacDo ^^

Le 4ème Forum International sur la Cybercriminalité à Lille

FIC-2010

Le FIC 2010 aura lieu, les 31 mars et 1er avril, au Grand Palais de LILLE et réunira plus de 1500 participants. Une occasion unique de débattre avec les meilleurs experts nationaux et internationaux, pour mieux appréhender les défis de la cybercriminalité.

J'avais beaucoup apprécié l'édition précédente de ce forum organisé par la Gendarmerie, donc je conseille à ceux qui en ont l'occasion de se rendre à l'édition 2010.

Plus d'informations ici ou (inscription gratuite mais obligatoire).

mercredi 6 janvier 2010

Ce monde qui change continuellement...

Il est étonnant de voir à quel point le monde évolue, devient intéressant, exaltant un jour, terne et triste le lendemain, alors que tout est une question d'humeur. Lorsque que je suis fatigué et ennuyé, rien ne m'intéresse, mais parfois une simple image, un beau morceau de musique suffit à me redonner goût au monde qui m'entoure.

Je ne m'intéresse jamais à l'art, à l'histoire, à la poésie ou à la littérature, mais une simple émission de télévision, "Des racines et des ailes", en l'occurrence, suffit à elle-seule à modifier totalement mon approche du monde. Des plans magnifiques, des objets et des bâtiments sublimes, le tout accompagné de musiques adaptées, et me voilà à rêver d'habiter dans tous ces lieux insolites au cœur des villes alors que je déteste la vie urbaine, de parcourir le monde à la recherche d'aventure alors que je suis habituellement casanier, et même de maîtriser la belle langue française pour pouvoir exprimer toute la poésie qui emplit mon cœur en ce moment, alors que je n'ai pas l'âme d'un créateur...

Me prend soudainement l'envie de parcourir les villes en vélo, pour découvrir de mes propres yeux les merveilles que je ne vois qu'à la télévision, de traverser les Amériques d'est en ouest pour vivre ce que je vois depuis des années dans les séries que j'affectionne tant, de partir dans l'instant de chez moi, avec des chaussures de marche pour parcourir en long et en large les chemins de montagne à quelques centaines de mètres de chez moi...

Mais non, je dois redescendre sur terre, revenir à ma vie actuelle, et me préparer à partir en service dans quelques minute, pour quatre heures de patrouille de nuit, à traquer l'individu suspect dans la nuit froide de la région Grenobloise. Il est 21h50, je n'ai rien bu, rien fumé qui pourrait expliquer ce billet, mais je suis étrangement heureux et rêveur, pour quelques instants encore. Tout ça grâce à une magnifique émission de télévision, merci à France 3.

mardi 5 janvier 2010

Aïe aïe aïe

Ça y est, je commence à vraiment m'accrocher à ma copine. La preuve, je lui ai donne le mot de passe BIOS de ma machine, je lui ai créé un compte à son nom, et elle a sa brosse à dent à côté de la mienne dans la salle de bain :-) Un vrai petit couple, qui se dirige à grand pas vers le cap fatidique des sept ans de relation :D (plus que six ans et sept mois...)

Ai-je vraiment le choix... Aujourd'hui je rentre du boulot et je la trouve dans le salon, dans le noir, en train de jouer à Zelda sur la Wii \o/

Vive ma copine, elle est trop forte.

vendredi 4 décembre 2009

Album photo

Une fois n'est pas coutume, je vais faire un billet avec plein de photos. Ouais, comme ceux qu'on trouve sur tous les skyblogs, avec les photos des potes, de la copine, de la voiture de ses rêves, avec un petit poème à côté et plein de fautes de français... Euh, non, juste quelques photos pour que vous voyiez un peu mieux ce dont je parle dans mes autres billets. Je vais faire ça en vrac, sans thème particulier.

On commence par une petite photo prise en Angleterre, d'un coin où j'aurai bigrement voulu avoir un vélo pour rouler sur ce petit sentier de crête avec un beau paysage. C'était avant l'été :

angleterre.JPG

On passe maintenant à la période Gendarmerie, avec quelques photos, prises pour la plupart le jours de la cérémonie de remise des képis. Voilà une vue de l'école :

ecole_chaumont.jpg

Une photo prise juste après la remise des képis. Je n'ai trouvé aucune photo du moment même, je suis assez déçu (c'est un général qui me l'a remis, c'était vraiment classe) :

remise_kepi.jpg

Voici, pour notre poisson préféré, une photo de moi et de ma copine :

moi_et_roxane.jpg

Une autre photo de nous deux à La Clusaz pendant un weekend (je vous ai dit que mes parents allaient construire un chalet à côté de La Clusaz ?) :

laclusaz.JPG

Une photo de la vue depuis la fenêtre de ma chambre, à la brigade de Villard-Bonnot (c'est le massif de la chartreuse que l'on voit) :

villard-bonnot.JPG

Et enfin, mon vélo (ouais, il a trop la classe, vous pouvez le dire) :

monvelo.JPG

Bon, par contre, il y a un défaut sur la fourche, la peinture se barre quand on enlève les autocollants de protection... Sur un vélo à 4500€, ce n'est pas très appréciable (je l'ai eu à 2300€, c'est une fin de série de 2007) :

mafourche.JPG

Voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai à montrer. Je ferai probablement d'autres billets de ce genre avec des photos de paysages près de chez moi, parce qu'il y a pas mal de vallées sympathiques.

jeudi 3 décembre 2009

La Terre continue de tourner

Le temps passe, semaine après semaine, et je me rends compte qu'encore une fois je ne donne pas trop signe de vie. Je passe mon temps tranquillement entre le boulot (Wéééé, j'ai un boulot) et le temps libre (Wéééé, j'ai du temps libre). Quelle surprise...

Bien évidemment, je passe des heures au téléphone avec ma copine (Wéééé, j'ai une copine). Je lui téléphone avec mon nouveau Samsung Galaxy (Wééé, j'ai un vrai smartphone), je lui parle de ma nouvelle voiture (Wééé, j'ai une voiture à moi) et de mon nouveau vélo (Wéééé, j'ai un vtt de rêve).

Tout ça pour dire que tout va bien, que mon boulot me plait, que je fais un bon usage de mes premiers salaires (et de ceux des 36 mois à venir), que je prépare déjà l'arrivée des beaux jours pour pouvoir vraiment tester mon vélo (ben ouais, il faut bien que je justifie mon pseudonyme), etc. La suite de ma vie dans un prochain billet.

dimanche 25 octobre 2009

Première nuit : deux victimes…

Ça y est, c'est parti… Ça ne fait pas quatre jours que je suis sur le terrain que je me tape déjà une nuit « pourrie ».

Samedi, tout commence bien, je me lève à 7h pour commencer le service à 8h. Jusqu'à midi on fait de la surveillance générale et un peu de police de la route. Je mets mon premier PV à une demoiselle toute sympathique qui n'a pas son attestation d'assurance :-( … C'est nul, je ne suis pas là pour verbaliser les gens sympa qui ont juste oublié leurs papiers, mais les gros abrutis dangereux antipathiques et de mauvaise foi. Ça viendra bien un jour. Après une bonne pause déjeuner, je continue à peu près le même boulot jusqu'à 19h. Heureusement, il ne se passe pas grand chose. C'est après que ça devient intéressant.

De 23h à 3h du matin, on m'a prévu un service de surveillance de nuit. Tout se passe bien jusqu'à 2h du matin, heure à laquelle on nous appelle sur un incendie dans un petit village dans la montagne. On y va à trois gendarmes, avec une quarantaine de pompiers de plusieurs villes de la vallée. On arrive sur place à 2h15, on repartira à 9h45, une fois que les pompiers se seront battus pendant plus de 6 heures pour circonscrire le feu et sauver les maisons environnantes, et que la zone aura été sécurisée par un arrêté municipal et une série de barrières.

L'incendie a fait deux victimes : deux hamsters noyés dans leur cage par l'eau des pompiers :-( Ceux-ci ont par contre sauvé un chaton, les trois petites filles qui ont perdu leur maison et leurs hamsters s'en réjouiront \o/. J'ai été vraiment impressionné par le travail des pompiers, ils se sont battus contre le feu sans interruption et sans montrer de signes de fatigue.

Entre-temps, il y a eu une rixe dans notre circonscription, qui a été gérée par le peloton d'intervention de la circonscription voisine, puis une rixe chez eux, qui a été gérée par leur brigade à la place du peloton d'intervention, puis un accident près de notre brigade, qui a été géré par deux de nos gendarmes qui dormaient paisiblement jusque-là…

Par contre, ce qui est cool, c'est que mon chef m'a supprimé mon service du dimanche après-midi pour me permettre de récupérer. Je viens de prendre mon petit-déjeuner à 18h30, et je vais descendre à la brigade pour connaître mon service de demain. La gendarmerie est peut-être un métier difficile et exigeant, mais uniquement lorsque c'est nécessaire :-)

jeudi 22 octobre 2009

Direction l'Isère

Ça y est, l'école est terminée, et je suis arrivé à ma brigade d'affectation, en Isère. Je me rends compte que je n'ai pas écrit beaucoup de billets durant l'école et que je n'ai en conséquence pas partagé mes expériences comme je le souhaitais initialement, mais il n'est jamais trop tard pour se rattraper.

La formation de treize semaines à l'école de gendarmerie de Chaumont s'est terminée par une petite cérémonie de remise du képi aux élèves ayant validé leur Certificat de Qualification Technique. J'ai eu la chance inouïe de terminer major de stage, à moins d'un dixième de point du deuxième, donc j'ai eu droit à différents honneurs.

J'ai défilé en tête de la compagnie durant la cérémonie, je me suis fait remettre mon képi par un général, j'ai récité le serment devant tout le monde au tribunal, j'ai dû écrire un petit discours à faire devant toute la compagnie, les parents et les cadres de l'école juste après la cérémonie… Ah, et j'ai gagné un weekend avec la Maison de la Gendarmerie, trop la classe \o/.

Bon, maintenant c'est terminé. J'ai passé quelques jours au Luxembourg avec ma copine, puis on est parti vers nos affectations, elle à Belley dans l'Ain et moi à Villard-Bonnot, à côté de Grenoble dans l'Isère, à une heure de voiture. Vivement les prochains jours que je puisse découvrir le véritable métier de gendarme.

Après trois mois de formation, ma vision de la Gendarmerie a changé. On m'a confirmé mes « craintes » quant à la difficulté du métier, mais on m'a aussi ajouté de nouvelles craintes relatives à des situations difficiles qu'un civil peut se permettre d'éviter, pas un gendarme. On a eu droit à quelques présentations assez difficiles sur la sécurité routière, avec de belles photos qu'on ne verra jamais à la télé dans les spots de sensibilisation aux risques de l'alcool ou de la vitesse, et à une présentation vidéo d'une autopsie.

Un motard coupé en deux avec quelques mètres d'intestins entre les deux morceaux, ou un cerveau tombé sous le levier de vitesse, ça ne donne pas envie de manger le steak-frites de la cantine juste après… Voir un homme se faire disséquer, se faire retirer les organes l'un après l'autre, puis se les faire découper en tranches de 2 cm d'épaisseur, ça n'aide pas non plus…

Enfin bon, peu importe, ce sont des choses qu'on verra, mais pas trop souvent (j'espère). Ce que j'attends, c'est tout ce qu'on aura régulièrement, c'est à dire les gens peu commodes (il parait qu'il y en a qui n'aiment pas se faire verbaliser…), les nuits blanches à devoir gérer trois accidents routiers à la suite, etc. On nous a prévenu que le métier n'est pas et ne sera jamais facile, j'attends de voir. Cent mille gendarmes l'exercent quotidiennement, je devrais y arriver moi aussi.

mercredi 12 août 2009

[Jour 22] Un petit air de changement

Aïe aïe aïe, après avoir passé deux jours de permission tranquille à la maison, et une superbe soirée à Chaumont le dimanche soir, je rentre à la caserne complètement à l'arrache à 23h49, soit une minute avant l'heure limite. D'ailleurs l'adjudant de compagnie fait le guet à l'entrée de la caserne, avec une tête de tueur (comme d'habitude, mais en pire).

Après une courte nuit d'à peine plus de cinq heures (forcément, en rentrant à minuit et avec un réveil prévu à 5h30, je ne risquais pas de trop dormir…), la journée s'annonce dure. Dès le matin, on a droit à des remontrances de la part des cadres. « Le ménage, bla bla bla, la discipline, bla bla bla, si vous n'avez pas envie de vous plier aux règles, rien ne vous empêche de partir, bla bla bla… » Malheureusement, ils ont raison.

La journée commence tranquillement, avec quatre heures de « sport »[1] pour mon peloton, puis à midi, la situation se dégrade, on se reprend des remontrances liées aux mêmes évènements que le matin, on apprend qu'on n'aura que peu de temps pour manger le soir, et que la journée de mardi sera chargée. Réveil prévu à 5h15, petit-déjeuner à 6h15 (il faut faire le ménage de tout le bâtiment entre-temps, et se rassembler à 6h10 au plus tard, etc.), puis cours à 6h45 (non, je ne me suis pas trompé dans l'heure :D), ce qui est tout bonnement impossible (il faut au moins 15 minutes pour que toute la compagnie passe l'entrée du mess, puis dix minutes pour manger, puis cinq à dix minutes pour revenir à l'hébergement chercher les affaires de cours, se préparer et sortir se mettre en rang, puis cinq minutes pour aller en cours. Ça fait au moins 40 minutes à faire tenir dans 30, sachant que j'ai limité les délais au minimum possible). À midi, le programme est le même, il est encore prévu de n'avoir que 30 minutes pour manger et aller en cours.

Mais avant de penser au lendemain, terminons ce beau lundi qui a si bien commencé. Le soir, changement d'horaires au dernier moment, les cadres décident de ne nous laisser que 30 minutes pour manger puis aller en étude (au lieu d'une heure à une heure et demie en général). Vous noterez que les délais sont ici les mêmes que pour le repas de midi, donc on a à peine le temps de manger… On s'exécute tout de même, en grommelant un peu, puisqu'on n'a pas le choix. Après 15 minutes d'étude, on se fait rassembler dehors, pour partir pour une marche surprise, de nuit… Tout ce déplacement entre le mess, la salle d'étude et l'hébergement pour rien… Uniquement du temps perdu.

Tout ceci est malgré tout une bonne nouvelle, parce que c'est la marche dite « du passant » que l'on réalise dans la soirée. C'est une marche de longueur moyenne (entre dix et quinze kilomètres) d'un peu plus de deux heures dans notre cas, qui nous permet d'obtenir le petit passant de couleur à mettre sur les épaulettes pour officialiser notre appartenance à la compagnie. Quelques bobos plus tard, après quelques efforts, on nous remets nos passants gris (la couleur de la cinquième compagnie), et on va se coucher avec extinction des feux à minuit.

À minuit et quart, réveil et rassemblement de la compagnie à l'extérieur, parce qu'un cadre est passé dans les couloirs et que des gens parlaient dans certaines chambres… On se couchera finalement à minuit et demi (avec si vous vous rappelez bien, réveil prévu à 5h15, je vous laisse faire le calcul de la durée maximale de sommeil à laquelle on a droit…).

Le lendemain matin, tout se déroule comme prévu. On est fatigué, stressé, à l'arrache, pressé, etc. On réussit quand même à respecter à peu près les horaires (une grande victoire). À huit heures commence pour mon peloton le premier cours d'évolution tactique avec arme, donc on passe quatre heures à longer des murs avec un pistolet à bout de bras, à contourner des coins de murs, à devoir gérer des portes ou des fenêtres, à pénétrer dans des pièces en coordination avec un coéquipier, en criant « GENDARMERIE NATIONALE ! LÂCHEZ VOTRE ARME ! », à devoir être attentif aux mouvements d'éventuels adversaires et à ceux de son coéquipier… Bref, que du bonheur, surtout quand on a dormi moins de dix heures en deux nuits, qu'on est complètement mort de fatigue (j'avais du mal à suivre les explications des instructeurs), qu'on ne tient plus sur ses jambes, qu'on est en grosse hypoglycémie et qu'on a des sueurs froides…

Que du bonheur, mais le repas de midi finit par arriver et il remet tout dans l'ordre. La fatigue se fait oublier, l'hypoglycémie s'envole (forcément, en mangeant…), et la bonne humeur revient. À 14h, on attaque un grand moment : le premier tir au pistolet automatique avec de vraies munitions (je ferai un billet à propos des armes un jour ou l'autre). Ce n'est pas si difficile que ça, mais ça fait bien plus de bruit que je ne l'imaginais. Je fais un score honnête, en perdant des points en ratant une fois l'adversaire (imaginons qu'il y a une petite fille derrière le malfrat, et que c'est elle qui s'est pris la balle :-s). Sur 20 balles, 18 dans la zone idéale, une dans la jambe et une petite fille tuée, c'est un bon score pour un débutant. Dans la foulée, on passe les évaluations pour montrer qu'on sait manipuler une arme en toute sécurité. Je valide ça vite fait bien fait, donc la prochaine fois que patrouillerai autour de l'école, ça se fera avec un pistolet chargé au ceinturon, et avec un gilet par balle… Quelque part, je crois que je préférais quand même le petit bâton ridicule qu'on avait jusqu'à présent… Si je me fais attaquer, je préfère prendre des coups de bâton qu'une balle…

Bon, allez, c'est pas tout d'écrire des billets pour le blog, mais il faut dormir. Pour une fois qu'on a une nuit qui va ressembler à quelque chose, profitons-en.

Notes

[1] Maitrise Sans Arme de l'Adversaire, un espèce de self défense faite dans le but de bloquer son adversaire avec des clés de bras

samedi 8 août 2009

[Jour 20] La première permission

Comme je l'ai dit dans un précédent billet, je suis enfin en permission. Cela fait quinze jours que je n'ai pas pris note de mes sentiments sur mes nouvelles expériences, donc je vais profiter de ce billet pour faire un bilan de ces trois premières semaines en essayant de donner les détails intéressants.

Les premiers jours sont un peu difficiles, principalement à cause de toutes les nouveautés, de toutes les règles à apprendre, à cause de la discipline militaire à prendre en compte, du rythme de vie totalement différent de celui qu'on a quand on est un civil en vacances, etc. Au départ, on est vraiment perdu. On sait bien qu'il n'est pas acceptable de saluer les instructeurs avec un simple « Bonjour monsieur », mais on ne sait pas quoi dire à la place. De plus, on n'est pas encore militaire, puisqu'on n'a pas encore signé le contrat d'engagement, et à cela s'ajoute qu'on est toujours habillé en civil, en attendant qu'ils nous fournissent le paquetage. On ne sait pas quoi dire, on ne sait pas quoi faire, on ne sait pas comment se placer, ni comment réagir aux ordres qu'on nous donne, on est donc complètement perdus. Heureusement qu'il y a quelques élèves qui arrivent d'autres écoles (ceux qui se sont blessés en formation et qui viennent terminer leurs stages avec nous), ils sont pour nous une source précieuse d'informations.

Le rythme et les règles de la caserne sont déstabilisants. Le fait de se coucher à 22h30 pour se lever à 5h30 me change radicalement du rythme de sommeil 8h-18h que j'adopte régulièrement quand je suis en vacances. Les horaires sont à respecter scrupuleusement, que ce soit ceux de coucher ou lever, mais aussi ceux de rassemblement. Il n'est pas vraiment bon d'arriver en retard à un rassemblement (surtout quand tout le monde est logé à la même enseigne, et qu'il n'y a donc aucune raison d'être plus en retard que les autres).

Pour ce qui est des horaires classiques de la caserne, c'est 22h30-5h30 pour le sommeil (ça varie à une demi-heure près selon les jours, on a eu deux nuits de 8 heures en trois semaines, la plupart durant plutôt 6h30 ou moins). Au réveil, on doit se préparer et faire ses TIG (Travaux d'Intérêt Général, c'est-à-dire « ménage »), puis vient un rassemblement vers 6h20 pour aller prendre le petit-déjeuner au mess aux alentours de 6h30 (ces horaires, comme ceux du déjeuner, peuvent varier à un quart d'heure près en fonction du planning du mess et des autres compagnies présentes dans l'école). Le premier rassemblement important de la journée se tient à 7h30 (comptage des effectifs, rapport des élèves de jour pelotons à l'élève de jour compagnie, puis de celui-ci au commandant de compagnie), on y reçoit un certain nombre d'instructions pour la journée, puis on va en cours à 8h. Deux fois deux heures de cours plus tard (salles de cours, amphis, ou salle de sport ou d'entrainement pratique, ça dépend des jours), on mange entre midi moins le quart et midi et quart. Nouveau rassemblement à 13h30, et cours à 14h, jusqu'au diner à 18h (plus ou moins 15 minutes). Ensuite, études ou cours jusqu'à 21h30, puis dodo entre 22h et 22h30.

Les journées sont plutôt chargées, mais on prend vite le rythme. De la même manière, on se fait assez rapidement aux règles et à la discipline. Celle-ci n'est pas trop stricte au début (les instructeurs savent que le choc est brutal), mais elle s'intensifie au bout de deux ou trois jours, histoire de montrer à ceux qui sont venus en touristes qu'ils sont désormais dans une école militaire et que les règles qui y ont cours ne sont pas les mêmes qu'au lycée ou à la fac. La discipline et l'exigence s'est un peu affaiblie depuis quelques jours. D'une part, la compagnie fait mieux les choses et commence à respecter les règles de base, d'autre part, les instructeurs n'ont pas que ça à faire, ils ont aussi une famille dont ils doivent s'occuper (quand ils viennent nous réveiller à minuit parce que quelqu'un a fait une bêtise, c'est autant de temps qu'ils passent éloignés de leurs femmes ou enfants), je les comprends. Par contre, je pensais que l'exigence croitrait avec le temps, et ce qui était acceptable un jour serait puni le lendemain ou la semaine suivante. Mais non, les exigences initiales nous on permis d'atteindre un palier de rigueur et de discipline certes largement supérieure à ce dont on pouvait faire preuve les premiers jours, mais qui me semblent encore bien médiocres par rapport à ce que je m'imaginais concernant une école militaire.

Le problème principal auquel on doit faire face, c'est le niveau de maturité d'une partie des élèves. La moyenne d'age de notre stage est de vingt ans et demi, ce qui est plutôt faible. Cela veut dire qu'il y a plus de la moitié des effectifs qui ont à peu près 18 ans, et qui viennent de quitter le lycée, papa-maman, et qui découvrent la vie réelle. C'est leur premier contact avec l'indépendance, avec la responsabilité, avec les règles et la discipline, et ça s'en ressent dans le comportement général de la compagnie. Beaucoup d'entre eux ont tendance à penser que les règles sont là pour être respectées quand les cadres sont là, mais qu'on peut les oublier quand on est entre nous… Ce qu'ils ne prennent pas en compte, c'est que dans l'école, les murs ont des oreilles, les fenêtres ont des yeux, tout s'entend et tout se voit, et tout fait anormal parvient très rapidement à la connaissance de nos cadres.

Allez, ce billet est assez long pour le moment, j'ai encore énormément de choses à dire mais je les garde pour de futurs billets. Cette fois-ci je vais emporter mon ordi portable à l'école, je pourrai me connecter à internet au bar du mess (on n'a les identifiants pour se connecter que depuis quelques jours) ou via un réseau FreeWifi du voisinage (le signal est trop faible pour être exploité avec mon N810, mais j'espère qu'avec la carte wifi de mon laptop ça devrait passer).

[Jour 5] Arghhhh.....

Jours trois et quatre, pas le temps d'écrire quoi que ce soit. Pas le temps de faire quoi que ce soit tout court d'ailleurs. J'ai apporté un magazine[1] et un bouquin[2], je n'ai pas eu le temps de les ouvrir de la semaine...

« Le club Med, c'est fini » a dit l'un des instructeurs, « posez les valises ! ». En effet, maintenant que quasiment tout le monde est passé à la visite médicale, et est déclaré « apte », les pompes et les gainages[3] ont commencé. On en fait plusieurs séries à chaque fois que quelqu'un regarde ses chaussures pendant un garde-à-vous, tourne la tête ou parle pendant les déplacements en ordre serré.

Le premier jour, on a méchamment dégusté, en grande partie à cause des pipelettes du fond de colonnes (celles qui sont toutes petites, qui croient qu'en roulant des paupières elles vont échapper aux punitions, et qui sont incapables de rester dix minutes sans raconter leurs histoires de manucures), ainsi qu'à cause de ceux qui râlent en pensant aux comportements irresponsables des premières (hé ouais, on ne râle pas au garde-à-vous :-(

Maintenant, deux jours plus tard, on s'est bien calmé (les douleurs dans les bras aident à se souvenir des règles), mais les instructeurs trouvent toujours d'autres raisons d'appliquer une punition. Ils pompent avec nous, malgré leurs 40 ans passés, ça force le respect.

C'est pour la discipline, la rigueur et les souffrances que j'ai signé, je suis servi et j'en suis vraiment content.

Allez hop, il est 22h30, réveil à 5h30 demain pour la première marche de la formation (en forêt et dans la boue, si j'ai bien compris), donc dodo, ne gâchons pas trop les heures de sommeil.

Notes

[1] C'est le magazine sur les puces RFID récupéré au Forum International sur la Cybercriminalité à Lille

[2] Ninetine eighty four, de Orwell, en Anglais, que ma mère avait lu en 1970, donc avant 1984 (trop la classe)

[3] Les gainages, c'est comme des pompes, mais sur les avant-bras, sans bouger, ça explose les abdos

[Jour 2] Toujours le club med

Le deuxième jour, on est toujours un peu au club Med'. Certains disent que c'est parce que tout le monde n'est pas encore passé à la visite médicale, donc les instructeurs n'ont pas le droit de nous faire faire de sport (ni de pompes punitives \o/). Ils s'énervent tout de même régulièrement, devant le manque d'efficacité de la compagnie, ou l'absence totale de dynamisme de certains.

Par contre, YEAH \o/, paquetage ! On rentre dans un long bâtiment dédié à la distribution du paquetage de dotation, on fait la queue pendant plusieurs heures, on essaye tout pleins de vêtements kaki, camouflage ou "bleu gendarmerie", etc. On rentre en slip, et on sort habillé avec un sac de rempli de dix ou quinze kilos de pantalons, vestes, chaussures... et bien sûr le fameux treillis et ses rangers associées :-)

Je ferai un jour ou l'autre une liste des effets de dotation, pour tous les futurs gendarmes qui voudraient ces informations et qui tomberaient sur mon blog. En attendant, direction la chambre pour se changer, apprendre à lasser ses rangers (oui, il y a une méthode toute bizarre pour le faire), et reprendre l'instruction de base (parce que la marche au pas, et les manœuvre en rang, ça ne s'apprend pas en deux jours, surtout quand celui qui commande un autre élève qui refait une partie de sa formation maîtrise aussi peu le commandement que nous l'exécution des ordres).

L'après-midi, toujours de la marche et des amphis de présentation (sécurité sociale militaire, signatures de nouvelles attestations -- non, je n'ai tué personne entre le passage de mes épreuves et la signature de mon contrat, je le certifie avec ma signature :D).

On finit avec une bonne nouvelle : retour au casernement à 21h, une heure pour nous (quel luxe ! Ça me permet d'écrire ce billet), extinction des feux à 22h, et réveil prévu à 6h (waaaa, 8h de sommeil, c'est vraiment les vacances ici :D).

Allez, dodo ! Deux jours de passés, plus que quatre-vingt neuf(ou un truc dans le genre).

[Jour 1] Les vacances c'est fini, maintenant vous êtes militaires !

Ça y est, je viens de signer mon contrat \o/, je suis "élève-presque-gendarme".

Le premier jour, bien que ressemblant toujours un peu au club Med', est bien plus fatiguant que le précédant. Tout d'abord, les horaires : levé à 5h30, couché la veille à 22h30 :-s . Ensuite, le programme, avec le matin un parcours d'intégration pour signer le contrat et donner des papiers, puis près de deux heures de marche au pas, en rythme, etc. (En avant, marche !... Demi-tour, droite !...).

L'après midi, même programme que le matin, avec d'autres formalités administratives, de la marche, et une présentation en amphi (fonctionnement de la caserne, de la compagnie et des pelotons, etc.)

Le soir, extinction des feux prévue à 22h30, mais comme la moitié des gens ne l'ont pas respectée, rassemblement en bas du bâtiment à 22h35, alors que j'étais sous la douche :D

On se couche finalement à 23h30, ce qui fait mal avec le réveil prévu à 5h20 le lendemain matin.

J'attends avec impatience le lendemain, où je recevrai mon paquetage. Je pourrai porter un treillis et des rangers neuves qui font des ampoules :D.

[Jour 0] Une nouvelle vie commence

Non, je ne commence pas à 0 parce que je suis un geek, mais parce que je suis arrivé à Chaumont la veille de l'incorporation

Je suis arrivé à 17h à Chaumont, je découvre que c'est vraiment tout paumé au milieu de la campagne. Le centre-ville est tout petit, mais au moins il existe. J'ai repéré un kebab et une pizzeria, je ne mourrai pas de faim pendant les permissions :D

Bonne surprise en arrivant, ma compagnie est logée dans le bâtiment principal de la caserne, qui donne sur la place d'arme. C'est idéal pour assister au lever des couleurs le matin (à 6h30...). Autre bonne surprise, les chambres de 4 personnes sont spacieuses et en très bon état. Avec une armoire et une penderie par personne, j'aurais pu apporter plus d'affaires mais j'ai préféré être prudent.

Contrairement à ce que j'avais imaginé, si les toilettes sont communes, il y a une salle de bain par chambre, avec deux douches et quatre lavabos. On se croirait presque au club Med', mais le règlement et les horaires nous ramènent à la réalité.

Le règlement, c'est des pages et des pages, utilisant des termes très "militaro-gendarmiques" pour nous lister ce que l'on ne peut pas faire dans la caserne (en gros, on a le droit d'exister, mais c'est à peu près tout :D), et les formulations à utiliser impérativement pour saluer un supérieur, faire un rapport, préparer la chambre à l'entrée d'un chef pour une inspection.

Pour l'instant, je ne suis qu'un civil séjournant dans une enceinte militaire, attendons le lendemain pour devenir militaires.

Je rentre à nouveau dans mon short préféré !

Trois semaines après mon incorporation à l'école de gendarmerie de Chaumont, j'ai ma première permission[1].

Je suis rentré à Luxembourg pour voir mon père (le reste de ma famille est déjà partie en vacances) et pour récupérer quelques affaires dont j'ai besoin en école. J'en profite aussi pour m'habiller en civil et, surprise, je rentre à nouveau dans mon short préféré qui n'était plus à ma taille depuis que j'avais pris quelques kilos ces dernières années \o/ Merci le sport en école militaire :D

À l'école, je n'avais pas du tout internet pendant les premières semaines, mais j'avais quand même mis par écrit quelques-unes de mes pensées au tout début. Je vais donc tout de suite les poster sur le blog, puis je ferai un petit bilan de ces trois premières semaines dans la foulée.

Notes

[1] c'est pas vraiment une permission, c'est un repos de fin de semaine, la différence étant qu'une permission ne peut être supprimée que par la direction de la gendarmerie, alors qu'un repos peut être supprimé par le commandant de brigade ou d'école (si j'ai bien compris la subtilité)

dimanche 19 juillet 2009

Ça y est, c'est le grand jour

Je quitte enfin Luxembourg pour rejoindre l'école de gendarmerie de Chaumont. Après plusieurs mois d'attente, je commençais à m'impatienter.

Plus que quelques détails à régler et je suis prêt à partir. Dans les détails à régler, il y a « trouver mon numéro de sécurité sociale », la veille de l'incorporation, un dimanche, parce que je n'avais pas vu qu'ils me le demandaient. Comme j'ai toujours habité à l'étranger et que je n'ai jamais dépendu de la CPAM française, je n'ai aucune idée de comment le récupérer dans la matinée de lundi (avant l'incorporation, en gros…).

Le blog va bien évidemment être complètement mort pendant longtemps (particulièrement un certain billet sur Michael Jackson), mais j'essaierai de donner des nouvelles quand je pourrai.

mardi 14 juillet 2009

Lettre à mon ami d'Amazonie Française

Cher Amazon.fr,

Ton offre de lancement, consistant en cinq-cent albums complets à 2€99 chacun était très alléchante. Voyant cela, je m'étais il y a quelques semaines décidé à faire mon marché dans ton catalogue, et avais ajouté à mon panier neufs d'entre eux pour un prix de près de 27€.

Logo Amazon.com

En arrivant à la caisse, on m'avait appris qu'on voulait bien me vendre ces produits, mais à condition que j'accepte les service d'un de tes porteurs permettant de transporter les albums complets jusque chez moi. Si je refusais les services de ce porteur, je pouvais toujours acheter ta musique, mais pas par albums complets, uniquement par chanson à l'unité, et devais faire des allers et retours entre mon domicile et le magasin pour chaque achat.

C'était inacceptable, je ne pouvais laisser entrer ce porteur chez moi, car une fois dans ma maison rien n'indiquait qu'il n'irait pas prendre des photos de mon salon ou fouiller dans mes photos de famille. Tout aussi inacceptable, je ne pouvais acheter les chansons à l'unité, perdant alors l'avantage du petit prix des albums et la facilité l'achat en trois-cent soixante-douze clics dont tu vantais les mérites.

Mon élan consumériste de l'époque ayant été mis à mort par tes conditions d'achat, et la promotion étant désormais terminée, je te demande donc bien respectueusement d'aller te faire voir, je n'achèterai pas tes produits et trouverai bien une échoppe artisanale qui, en plus de ne pas m'obliger à faire entrer un inconnu chez moi, me fera une réduction approximative de 2€99 par album par rapport à tes prix. La prochaine fois que tu essaies de concurrencer un autre commerçant, aussi déloyal soit-il, pense à ne pas te tirer une balle dans le pied dès le départ.

Signé: Un presque client de tes services.

Pour ceux qui n'auraient pas compris mes métaphores, Amazon.fr m'obligeait à installer un plugin Firefox propriétaire pour télécharger la musique, ce que je refuse. La boutique a donc raté un certain nombre de ventes (ça aurait été mes premiers achats de musique en ligne), et a probablement perdu un futur client fidèle.

Le pire dans l'histoire, c'est que je n'ai même pas téléchargé illégalement les albums en question par la suite. J'allais les acheter uniquement parce qu'ils n'étaient pas chers et qu'ils étaient disponibles super facilement en quelques clics de souris. Aller les chercher illégalement m'aurait demandé plus d'efforts que ça, donc je ne l'ai pas fait…

Micro-paiements et micro-donations

Il y a quelques temps, je me suis un peu intéressé aux systèmes de micro-paiements comme solution au financement des logiciels libres. Tout est parti d'un billet sur les sources de revenus de Canonical (l'éditeur de Ubuntu).

Ubuntu Logo

Dans ce billet, je remarque que tout le financement du développement se fait de manière indirecte. Il y a d'abord le généreux don de Mark Shuttleworth à l'origine du projet, puis un ensemble de services dont les bénéfices financent Canonical. Shuttleworth semble confiant et annonce un équilibre financier d'ici un à deux ans.

Un détail me turlupine tout de même : à aucun moment l'utilisateur ne finance directement le développement des logiciels qu'il utilise. Les professionnels achètent des contrats de support 24/7, les particuliers s'offrent des porte-clés et des balles en mousse avec un logo Ubuntu, ou souscrivent à un service de synchronisation en ligne, mais ils n'ont pas la possibilité de donner de l'argent spécifiquement pour que le logiciel s'améliore.

Si je souhaite participer financièrement au développement d'Ubuntu, il serait bien que je ne sois pas obligé de voir 90% de la somme que j'investis partir dans la fabrication et le transport d'un t-shirt. Pourquoi n'est-il pas prévu que les utilisateurs puissent faire un don à Canonical, et que l'argent soit ensuite reversé à tous les projets utiles ?

Canonical possède déjà, grâce à sa plateforme collaborative Launchpad, un moyen d'identifier chaque utilisateur (enfin, juste ceux ayant créé un compte), qui peut être associé au système de soumission des statistiques d'utilisation des paquets dans apt/synaptic (ici encore, optionnel) pour savoir quels sont les programmes les plus utilisés. Chacun décide de donner ou de ne pas donner, que ce soit 2€, 5€ ou 10€ par an, c'est toujours plus qu'actuellement et cela pourrait probablement faire beaucoup de bien. Canonical centraliserait l'argent et le redistribuerait selon son bon vouloir ou selon un système définit à l'avance.

Le financement des logiciels libres est un problème complexe, je ne comprends pas pourquoi personne ne tente d'organiser un système de financement quasiment direct du développement par les utilisateurs. Je pense que c'est une occasion ratée de la part de Canonical, et que cela participe à la croyance qu'un logiciel libre est forcément gratuit et que personne ne le finance (et donc, selon certains, que c'est un modèle qui produit des programmes de moins bonne qualité).

P.S. Dans mes recherches, je suis tombé sur deux articles intéressants sur le micro-paiement (dans le domaine des publications en lignes, ) : ici et .

Lecture utile pour comprendre le rapprochement Police-Gendarmerie

Je viens de lire un article très intéressant traitant du rapprochement de la Gendarmerie et de la Police. D'habitude je partage mes liens sur Google Reader, mais j'avais envie de rendre moins vide la catégorie « Gendarmerie » de mon blog, donc j'en fais un billet ;-)

Logo Gendarmerie Nationale

L'article est disponible sur le site de Terra Nova.

On y apprend un certain nombre de choses sur l'histoire de la Gendarmerie, sur les successions de réformes depuis vingt ans, sur les contraintes ayant poussé au rapprochement avec la Police, etc.

J'en conseille vivement la lecture à toute personne souhaitant se faire une opinion sur les opposions culturelles entre ces deux institutions.

Non, Facebook ne tuera pas mon blog

À mon billet sur l'anonymat et la vie privée, Geo a attaché un commentaire sur Facebook:

mouarf... T'as jamais pensé t'inscrire en droit, histoire de pouvoir présenter un avis éclairé sur ces sujets?

Alors…

C'est mal de commenter sur Facebook alors qu'il y a déjà un système de commentaires sur le blog (pareil avec les commentaires sur Greader).

C'est pas un peu exagéré de s'inscrire en droit (et donc faire au moins trois ou cinq ans de droit) pour parler d'un sujet précis ? La prochaine fois que je m'exprimerai sur la politique, j'en profiterai pour faire un master à Science-Po, et une demi-décennie d'études en production audio-visuelle me donnera le droit de donner mon avis sur la qualité du film que je viens de voir.

Si on ne devait parler que des choses que l'on maîtrise complètement, on ne s'exprimerait plus sur rien du tout. J'accorderai à tous mes détracteurs que l'avis que je donne sur la plupart, si ce n'est la totalité, des sujets n'est parfois pas assez éclairé, mais c'est en général une incitation au débat plus qu'un étalage de vérités absolues.

Je suis ouvert à toute suggestion si mes propos sont totalement erronés, ainsi qu'à toute proposition de lecture qui me permettrait de me forger un meilleur avis sur les sujets en question. Je suis préparé à recevoir toute critique utile, les commentaires sont ouverts pour cela (d'ailleurs, certaines fanatiques de Michael Jackson ont trouvé la faille).

Un simple « mouarf », traduisible en « t'es mauvais et tu dis n'importe quoi, arrête donc de t'exprimer » n'est ni utile, ni productif.

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