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Ubuntu One is a Windows only service

Bon, ok, c’est encore en beta, mais faut quand même pas abuser…

Ubuntu est-il dangereux ?

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De nombreuses personnes se méfient de Ubuntu, le comparent à Microsoft, critiquent son omniprésence dans l’univers des distributions GNU/Linux, bref, ne l’aiment pas. Où est la vérité, quels sont les vrais défauts de ce système ? Laissez-moi donc vous éclairer de toute ma sagesse :-)

s/Linux/Ubuntu/

Certaines critiques me semblent fondées. Il n’est pas agréable pour les utilisateurs de distributions exotiques de voir un article intitulé "100 Greatest Ubuntu Wallpapers" lorsque seuls 10 images contiennent le logo Ubuntu et 90 sont de magnifiques fonds d’écran n’ayant rien à voir avec la distribution. C’est désagréable et même moi, amateur d’Ubuntu, je n’apprécie pas ce comportement.

GNU/Linux vs Linux

Je n’aime pas non plus l’amalgame qui est fait entre GNU/Linux, Linux et Ubuntu. Cet amalgame est partiellement créé par Shuttleworth lui-même, qui avait choisi le slogan "Ubuntu, Linux for human being" dès la première version de la distribution. Pour moi, et pour beaucoup de monde, le plus important dans une distribution GNU/Linux, c’est le GNU, pas le Linux. GNU, c’est l’esprit, Linux c’est la technologie. Omettre le premier dans le slogan fondateur d’un produit, c’est laisser penser qu’un jour, sur la base de la technologie, l’esprit sera trahi.

Pragmatisme

Mais Ubuntu trahi-t-il l’esprit du Libre ? Canonical est-il le nouveau Microsoft, Shuttleworth le nouveau Bill Gates ? Non, je ne le pense pas. Ni l’un, ni l’autre n’a réellement promu de logiciel non Libre au dépend du logiciel Libre, tout au plus ils ne sont pas aussi orthodoxes que Richard Stallman et font des choix pragmatiques pour l’intérêt des utilisateurs. Ils n’imposent pas aux utilisateurs la présence de pilotes proprio, ils en facilitent l’installation parce que sans cela certains Ubuntistes ne pourraient même pas avoir un écran à la bonne résolution, ni jouer à Nexuiz sur leur toute nouvelle bête de course à 1500€ avec une carte NVidia de fou.

Le Libre, ce n’est pas uniquement l’orthodoxie, c’est aussi le pragmatisme et le choix de faire des concessions sans lesquelles on resterait sur du 100% propriétaire (non, installer Firefox sur un Windows 7, ce n’est pas un acte de soutien au logiciel Libre). Et que dire des gens qui quittent Ubuntu en se fendant d’un billet critiquant l’apologie du logiciel proprio soit-disant perpétrée par Ubuntu, tout ça pour finalement aller sur une autre distribution où tout est pareil (Fedora), ou sur une autre où les utilisateurs installent quand-même le pilote proprio ATI, mais en perdant une demi-journée à suivre quatre tutoriels pour le faire (merci Archlinux ou Frugalware, où on est "plus proche du système" — en plus on peut aussi être proche du système sur une Ubuntu, on a le choix, contrairement à quasiment toutes les autres distributions qui n’offrent tout simplement pas les mêmes facilités).

Canonical supporte trop Ubuntu

Wow, quel surprise, Canonical développe des logiciels libres dans le but d’améliorer Ubuntu, ce qui laisse sur le côté de la route les autres distributions le temps qu’elles intègrent elles-mêmes les nouveaux produits, sans l’aide de Canonical… Je ne savais pas que RedHat avait une équipe dédiée à l’intégration de leurs nouveautés dans Ubuntu. Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe, RedHat développe des machins pour RHEL et Fedora, puis Canonical se les approprie. Inversement, les autres distrib s’approprient ce que Canonical développe si ça les intéresse.

Canonical libère tous le code des applications qui sont installées sur Ubuntu, et je ne vois pas trop ce qu’on pourrait critiquer à ce propos. Ce que font les petits développeurs avec leurs applications libres indirectement liées à Ubuntu, ça ne regarde pas Canonical. Que je sache, on ne traite pas Microsoft de gros connards parce qu’un mec a décidé de créer un programme libre qui ne fonctionne que sur Windows. Si un programme a un bug qui fait qu’il fonctionne parfaitement sous Ubuntu, mais pas sous Frugalware, et que le développeur utilise exclusivement Ubuntu pour développer, ce n’est pas la faute d’Ubuntu ni celle de Canonical, mais celle du développeur ou de l’utilisateur qui ne sait pas patcher un logiciel avant de le packager.

Le problème des services Web

C’est ici qu’on touche selon moi le point le plus délicat. C’est ici que Canonical respecte la technique du Libre, mais pas son esprit (même RMS avait un discours ambigüe à ce sujet il y a quelques temps). Ubuntu One, le machin de partage et de synchronisation de fichiers, est certes basé sur un programme libre sur le client, mais la partie serveur est propriétaire. On ne peut donc pas installer son propre serveur "Personal One" pour s’affranchir du transfert de ses données sur les serveurs de Canonical. Un fichier que l’on donne à Canonical de cette manière est tout aussi peu contrôlé que si on l’ouvrait avec un logiciel aux sources fermées. On est toujours maître de son propre ordinateur, mais plus de ses fichiers. Je trouve cela bien embêtant et c’est ici que je prends le plus de distance avec les actions de Canonical.

J’espère qu’un jour Canonical et Ubuntu décideront de favoriser l’utilisation de leurs technologies Libres mais sur notre propre Cloud indépendant, sur notre propre nom de domaine, sur nos machines connectées au net, sur des technologies décentralisée, etc.

Conclusion

Je pense qu’Ubuntu est victime d’un mauvais procès, souvent dû plus au comportement de ses utilisateurs qu’à celui des décideurs de Canonical. Même s’il reste des points à améliorer, je reste persuadé que Ubuntu est la distribution GNU/Linux la mieux placée pour rendre l’OS alternatif plus populaire, tant auprès des geeks, que des non-geeks ou des entreprises. La gendarmerie ou le ministère de l’agriculture n’en a rien à faire que le pilote ATI soit non Libre, tout ce qui compte c’est que ça fonctionne parfaitement, sinon autant rester sous Windows. De toutes façon, ils installent Adobe Reader sous Ubuntu…

Je fais des sacrifices pour rester orthodoxe, mais je comprend que d’autres soient pragmatiques. Ubuntu permet toujours ce choix.

Il y a quelques temps, je me suis un peu intéressé aux systèmes de micro-paiements comme solution au financement des logiciels libres. Tout est parti d’un billet sur les sources de revenus de Canonical (l’éditeur de Ubuntu).

Ubuntu Logo

Dans ce billet, je remarque que tout le financement du développement se fait de manière indirecte. Il y a d’abord le généreux don de Mark Shuttleworth à l’origine du projet, puis un ensemble de services dont les bénéfices financent Canonical. Shuttleworth semble confiant et annonce un équilibre financier d’ici un à deux ans.

Un détail me turlupine tout de même : à aucun moment l’utilisateur ne finance directement le développement des logiciels qu’il utilise. Les professionnels achètent des contrats de support 24/7, les particuliers s’offrent des porte-clés et des balles en mousse avec un logo Ubuntu, ou souscrivent à un service de synchronisation en ligne, mais ils n’ont pas la possibilité de donner de l’argent spécifiquement pour que le logiciel s’améliore.

Si je souhaite participer financièrement au développement d’Ubuntu, il serait bien que je ne sois pas obligé de voir 90% de la somme que j’investis partir dans la fabrication et le transport d’un t-shirt. Pourquoi n’est-il pas prévu que les utilisateurs puissent faire un don à Canonical, et que l’argent soit ensuite reversé à tous les projets utiles ?

Canonical possède déjà, grâce à sa plateforme collaborative Launchpad, un moyen d’identifier chaque utilisateur (enfin, juste ceux ayant créé un compte), qui peut être associé au système de soumission des statistiques d’utilisation des paquets dans apt/synaptic (ici encore, optionnel) pour savoir quels sont les programmes les plus utilisés. Chacun décide de donner ou de ne pas donner, que ce soit 2€, 5€ ou 10€ par an, c’est toujours plus qu’actuellement et cela pourrait probablement faire beaucoup de bien. Canonical centraliserait l’argent et le redistribuerait selon son bon vouloir ou selon un système définit à l’avance.

Le financement des logiciels libres est un problème complexe, je ne comprends pas pourquoi personne ne tente d’organiser un système de financement quasiment direct du développement par les utilisateurs. Je pense que c’est une occasion ratée de la part de Canonical, et que cela participe à la croyance qu’un logiciel libre est forcément gratuit et que personne ne le finance (et donc, selon certains, que c’est un modèle qui produit des programmes de moins bonne qualité).

P.S. Dans mes recherches, je suis tombé sur deux articles intéressants sur le micro-paiement (dans le domaine des publications en lignes, ) : ici et .

Mononono

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Selon le site BoycottNovell.com, c’est la guerre entre les distributions GNU/Linux et Mono, la version multi-plateforme de la technologie Microsoft .NET. Cette technologie est extrêmement critiquée, d’une part parce qu’elle est contrôlée par Microsoft, et bien que Mono soit sous licence libre, la technologie en elle-même est protégée par de nombreux brevets. Les accords de licence qui lient Microsoft et Novell (qui développe Mono) protègent explicitement cette dernière, mais pas le reste de la communauté. D’autre part, Mono, est un peu similaire à Java, que ce soit en terme de langage, de fonctionnement, et de performances. Cela prend beaucoup de place sur une distribution de base (entre 5 et 10% de la taille d’une ISO d’installation, pour seulement deux ou trois programmes), c’est relativement lent, et ça prend énormément de mémoire vive.

Fedora et Red Hat ont décidé d’arrêter d’utiliser des programmes Mono par défaut, et OpenSuse, la version gratuite et open-source de Suse, développée par Novell, semble se poser la question de l’inclusion de Mono dans son installation de base. Du côté d’Ubuntu, de nombreuses voix s’élèvent depuis longtemps pour se débarrasser de cette technologie considérée comme une plaie, d’autant plus qu’un débat a été lancé avec la proposition de remplacer, au sein d’Ubuntu, Rhythmbox, le lecteur audio par défaut de Gnome, par Banshee, son équivalent en Mono. Ce dernier se développe plus rapidement, mais il consomme jusqu’à 300 Mo de ram, c’est absolument inacceptable dans une distribution qui se veut grand public (on n’a pas tous 4 Go de ram).

On verra bien ce que ça donne, j’espère qu’on gagnera la bataille contre Mono. Pour l’instant, il suffit de désinstaller complètement cette technologie de nos ordinateurs :

sudo aptitude purge libmono0 mono-common

On peut aussi installer le paquet Mononono, qui est un méta-paquet ne contenant que des conflits avec les paquets de base de Mono, histoire d’être sûr qu’on ne le réinstallera pas par inadvertance :D .

En rentrant du FOSDEM il y a quelques semaines, j’ai testé plusieurs live CD que j’avais récupéré sur des stands (et j’en ai profité pour pourrir mes partitions et perdre mon installation fonctionnelle d’Ubuntu…).

Le premier système que j’ai installé était OpenSolaris. Je voulais le tester depuis longtemps (Ubik avait fait un peu de pub et m’avait donné un CD que je n’avais même pas ouvert), histoire de voir en quoi c’est différent de Linux. L’installation s’est bien passée, et en lisant un peu la documentation le système de fichier ZFS avait l’air bien sympathique. L’environnement Gnome de base était tout ce qu’il y a de plus classique, mais le système était plutôt lent, pour une raison inconnue. En changeant une option pour essayer d’activer le multi-écran (au bout de quelques minutes de tests, et uniquement via les interfaces graphiques de Gnome), le système s’est freezé. Il a ensuite refusé de rebooter, en me donnant de vieilles erreurs que je ne comprenais pas. Comme je n’avais rien fait d’autre que cliquer sur des boutons, j’ai dit fuck à OpenSolaris, et je suis passé à autre chose.

Le second système que j’ai tenté de testeré était FreeBSD. Il s’est installé tranquillement, mais au premier boot je n’avais ni internet (WiFi, wpa_supplicant tout ça), ni environnement graphique… Logique, je m’y attendais, me voici de retour en 2005 niveau facilité d’installation. Après une petite demi-heure à essayer de faire fonctionner ne serait-ce que le WiFi, j’ai décidé d’envoyer chier le tout, de me réinstaller une Ubuntu qui fonctionne toute seule sans que j’ai à faire quoi que ce soit, et d’aller m’acheter un Maxi Best-of Big Tasty au Macdo pour noyer mon chagrin et ma honte dans de la bonne graisse qui fait grossir.

Au total, plus d’une journée de perdue, à faire mes sauvegardes, à tester deux systèmes « exotiques », à réinstaller un OS qui fonctionne vraiment, puis à configurer rapidement celui-ci.

Wouhou \o/, vive la vie, c’est trop génial :-s

C’est assez énorme pour que ça vaille la peine d’en parler : John C. Dvorak, un tech-journalist assez connu pour son aversion pour un peu tout ce qui existe, vient d’écrire un article dans lequel il clame son amour pour Ubuntu Linux (article dans lequel il en profite pour dire du mal de Windows et du bien de GNU/Linux et de MacOS :-) .

Allez, c’est lui qui le dit : « The critical mass has been reached. Go download Ubuntu 8.10 and see for yourself what the fuss is about. You won’t regret it ».

Joe Sixpack et GNU/Linux

Pas de commentaires

Llnk a partagé un article intéressant abordant la question de la relation entre les distributions Linux et « Joe Sixpack », censé représenter l’utilisateur moyen d’un ordinateur.

L’auteur de l’article est exaspéré de voir que beaucoup de journalistes de la presse informatique généraliste considèrent que « Linux est super et a fait plein de progrès, mais il n’est pas prêt pour le grand public pour la raison X ou Y ».

Quand on lit leurs articles, toujours selon l’auteur, on a l’impression que Linux devrait s’excuser d’avoir ses défauts, de n’être pas parfait. Il considère au contraire que Linux a de très nombreux avantages dont il peut être fier. Voici une liste, toujours selon lui, de ses avantages :

    * Frequent incremental releases    * Continual improvements    * Dominates super-computing    * Dominates on the server    * Dominates the embedded realm    * Dominates in real innovation    * Dominates in flexibility and customizability    * Dominates in user-friendliness    * Does not fuel the World Wide Botnet    * Genuine innovation comes from Linux and FOSS    * Bigger on the desktop than it is given credit for 

Certaines de ces affirmations sont légèrement sujets à discussion, mais le principal est là.

Linux est le meilleur des systèmes d’exploitation

Pour moi, Linux est le meilleur des systèmes d’exploitation[1], pour plusieurs raisons.

  • C’est le seul qui soit gratuit[2]. Quand je vois la situation financière de millions de personnes en France, je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne s’active pas plus pour faire en sorte qu’elles ne soient pas obligées d’acheter un Windows avec leur ordi.
  • C’est le seul qui respecte l’utilisateur. Windows encule les utilisateurs à sec, et MacOS met du lubrifiant, mais c’est pour pouvoir aller plus profond (excusez de la vulgarité de cette formulation, mais j’ai trouvé ça approprié).
  • C’est le seul qui s’installe sur un PC de base quasiment sans intervention de l’utilisateur, et qui est utilisable directement avec toutes les applications nécessaires.
  • C’est le seul qui est livré dès le départ avec les drivers pour gérer plus de 95% du matériel existant. MacOS fonctionne différemment donc c’est pas vraiment comparable, mais Windows est catastrophique dans sa gestion des pilotes (que ce soit XP, ou vista, il faut toujours mettre un CD d’installation pour brancher une imprimante par exemple…).
  • C’est la seule qui propose un gestionnaire d’installation de programme centralisé.
  • C’est le seul qui soit configurable à souhait au niveau du thème. Un MacOS ça ne se configure pas (à part changer légèrement une couleur), et Windows idem (sauf à installer un pack de crack dangereux pour pouvoir skinner le thème, mais c’est super galère et ça casse tout).
  • C’est le seul qui offre une pléthore de gestionnaires de bureaux pour tous les goûts, des plus complets aux plus légers. Sur les systèmes concurrents, il y a un seul environnement disponible.
  • C’est le seul qui peut s’adapter sur des toutes petites machines tout en étant encore mis à jour régulièrement.
  • C’est le seul qui permet d’être customisé par les vendeurs de matériel, gratuitement et facilement. Même un particulier peut créer sa propre distribution.
  • Il n’est que peu sensible aux attaques de virus. C’est peut-être un avantage qui serait moins vrai si il avait 50% de parts de marchés, mais c’est tout de même vrai à l’heure actuelle.
  • Etc.

Windows ou MacOS ont des avantages, mais ce n’est pas fondamental. Je m’explique. L’informatique grand public a 30 ou 40 ans. Replaçons nous en 2002, il y a 6 ans. Comparons une distribution Linux d’aujourd’hui à ce qui se faisait à l’époque.

Windows XP ou MacOS X n’était pas fondamentalement plus ergonomique à l’époque qu’une Ubuntu ou une Fedora moderne. La gestion des pilotes sous XP, qui venait de sortir, était bien plus problématique qu’aujourd’hui. Le système était moins stable, était bien moins sécurisé (et oui, avant le SP2 il y a eu un SP1, et un "SP0"), donc un Linux actuel est largement plus utilisable.

6 ans, c’est pas très long. On avait à l’époque 16 ou 17 ans. Vous n’allez pas oser m’affirmer que ce qui était accepté comme problèmes avec XP il y a 6 ans ne serait pas acceptable dans une distribution Linux d’aujourd’hui, si ?

Les distributions GNU/Linux ont peut-être quelques petites années de retard dans certains domaines, mais c’est largement surmontable, et elles sont largement aussi bonnes dans la plupart des cas, quand elles n’ont pas dix ans d’avance sur certains détails plus ou moins importants.

Si on ajoute à ça mes deux premiers arguments, qui sont la gratuité et le respect de l’utilisateur, je considère qu’aucun argument n’est valable pour essayer de démontrer que Linux n’est pas prêt pour le grand public.

Ma mère, Joe Sixpack Jane SixCupOfTea, est absolument incapable d’installer un Windows à l’heure actuelle. Elle devrait réussir à installer l’OS de base (à partir de vista, parce que XP c’est à moitié en mode texte au début, elle ne pourrait pas le gérer), mais elle serait bloquée devant un bureau vide, sans applications. Elle serait obligée d’utiliser IE, chercherait Firefox ou Office sur internet, tomberait sur un site de Warez, et participerait joyeusement à la puissance d’un botnet quelconque.

Notes

[1] Ok, Linux c’est un noyau, pas un O.S.

[2] Je met volontairement les BSD de côté, même moi j’ose pas tenter d’en installer une

On y vient, doucement

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Il n’a pas fallu longtemps pour avoir les premières annonces de projets liés à la nouvelle licence de Qt. Il semblerait que Ubuntu mobile s’intéresse un peu plus qu’avant à Qt pour la création de son interface. C’est rendu possible par la toute nouvelle compatibilité entre la licence des anciennes technologies (basées sur Gnome Mobile) et celle de Qt.

La technologie actuellement utilisée (Hildon, basée sur GTK, que l’on trouve aussi dans le N810) devrait être mise en concurrence avec un environnement en Qt. Que le meilleur gagne :-)

Qt sous licence LGPL

Pas de commentaires

L’annonce qui a fait le plus de bruit aujourd’hui dans le monde des logiciels libres, c’est la mise sous licence LGPL du framework Qt. Ils en parlent un peu partout sur les blogs et les sites d’info technologique (pfiou, c’est dur de faire tout plein de liens — vous remarquerez que je laisse l’annonce officielle pour la fin — vous remarquerez aussi que j’avais dans ma phrase un mot de trop par rapport au nombre de liens que j’avais trouvé — j’ajouterai que je n’ai dans mon Google Reader aucun blog orienté Qt ou KDE, donc tout ça c’est juste de planet Gnome ou planet Ubuntu :-) .

Un peu de background

Les débuts

Qt a été créé il y a plus de 15 ans par Trolltech, et est depuis très longtemps sous une licence multiple : GPL et propriétaire (et très chère, autour de 5000$ par développeur et par plateforme si j’ai bien compris). Les développeurs avaient donc le choix entre payer très cher pour utiliser Qt pour faire un logiciel propriétaire (comprendre « pas sous GPL » — il était donc impossible pour un petit développeur de faire un logiciel Qt propriétaire), ou faire un logiciel sous GPL. C’est d’ailleurs le cas de l’environnement de bureau KDE et de tous ses composants (sauf les librairies KDElib ne dépendant pas Qt, qui sont sous LGPL).

Le rachat par Nokia

Nokia a fait l’acquisition de Trolltech il y a quelques mois. La firme Finlandaise, bien que leader mondiale sur le marché des téléphones mobiles, se retrouve bien embêtée par l’arrivée de Apple, avec son iPhone et son AppStore performants (et peut-être aussi par celle de Google avec Androïd, voire du possible renouveau de Palm). Nokia a des téléphones, mais pas de plateforme logicielle vraiment intéressante, ni d’écosystème de développeurs autour de ceux-ci. C’est pour cela qu’elle a racheté complètement Symbian (qu’elle est en train de le rendre open-source) et qu’elle a fait l’acquisition de Qt.

La véritable force de l’iPhone, c’est la myriade de développeurs qui s’investissent dessus pour créer des applications. Nokia a donc besoin de créer le même mouvement autour de sa propre plateforme. C’est pour ça qu’il open-sourcent Symbian, une plateforme open-source attirant plus de développeurs (à potentiel technique ou parts de marché égales). De même, pour facilité le développement d’applications, ils ont acheté Qt, sont en train de le porter sur Symbian, et y ajoutent une licence LGPL qui permet à tous les développeurs de l’utiliser gratuitement.

Ce que signifie réellement ce rachat

Les développeurs auront désormais la possibilité de créer des applications propriétaires en Qt sur Symbian, Androïd ou Palm (vu que ce sont des Linux), ainsi que sur tous les grands systèmes d’exploitation, car Qt est vraiment multi-plateforme. Cela diminuera leurs couts tout en augmentant la portée de leurs applications, ils devraient être contents.

Nokia devrait voir sa plateforme adoptée, ce qui veut dire que ses téléphones seront plus intéressants. Peu importe de ne pas faire de bénéfices avec Symbian et Qt, de toute façon ils vendent des téléphones, pas des logiciels. C’est soit ça, soit ils se laissent bouffer par l’iphone sur le marché des smartphones grand publics.

Si tout fonctionne bien, Symbian, l’OS nouvellement libre, devrait s’améliorer, donc le libre progressera. De même, Qt étant plus utilisé (et Nokia ouvrant le code aux contributions extérieures), il ne devrait que s’en améliorer. Une fois encore, le libre gagne.

Les bouleversements que cela crée

Jusqu’à présent, je parlais quasiment exclusivement de ce qui allait changer dans le monde des téléphones mobiles, smartphones et autres appareils portatifs, mais ce changement va avoir des conséquences sur les ordinateurs de bureau.

Gnome

Gnome est le « concurrent »[1] historique de KDE. Il n’est pas basé sur Qt, mais sur GTK+. En effet, au tout début Qt n’était pas libre, un environnement de bureau libre ne pouvait donc pas l’utiliser.

GTK+ a toujours été sous licence LGPL. Cela a permis de créer une sorte d’écosystème impliquant des petites boites qui développaient des applications en GTK+, et qui participaient au développement de celui-ci. C’est d’ailleurs l’argument principal qu’avançaient les développeurs Gnome ou GTK+ pour expliquer pourquoi ils ne voulaient pas développer en Qt. La GPL était trop restrictive pour eux et pour les boites qui les employaient.

Le problème, c’est que malgré cette implication d’entreprises commerciales censées apporter de l’argent, GTK+ n’a jamais été aussi performant que Qt, et a toujours été plus difficile à utiliser que ce dernier[2]. Le modèle économique de Qt semble donc avoir été plus efficace.

Cela tuera-t-il Gnome et GTK+ ?

Il semble assez clair (je m’avance peut-être un peu) qu’il est désormais plus intéressant pour une entreprise ou un développeur d’investir son argent ou son temps dans le développement d’applications en Qt que de faire la même chose en GTK+.

Je ne pense pas pour autant que ça va tuer GTK ou Gnome. Tout d’abord, avec les réflexions qui ont lieu en ce moment pour la création de Gnome 3, il est possible qu’ils sortent des concepts très intéressants et des fonctionnalités que KDE ne pourrait pas proposer, peu importe les considérations techniques au niveau du framework utilisé. D’ailleurs, c’est déjà vrai à l’heure actuelle et c’est ce qui me fait préférer Gnome à KDE. Gnome est plus simple, plus utilisable que KDE. Il est plus facile à prendre en main et à découvrir. KDE propose quelques fonctionnalités assez fun, comme les widgets sur le bureau ou l’intégration de base des effets 3D, mais il est vraiment trop complexe à utiliser. Sa souplesse et sa profusion d’options en font peut-être un très bon environnement pour certains, mais selon moi un débutant sous Linux ne peut absolument pas utiliser KDE (c’est d’ailleurs pourquoi Ubuntu a choisi Gnome et non KDE comme environnement par défaut)[3].

D’autre part je ne vois pas pourquoi, l’attention de certains développeurs étant redirigée vers Qt et KDE, cela devrait absolument détruire Gnome et GTK+. Les principaux développeurs de ces deux projets ne vont pas les abandonner du jour au lendemain. Ils maitrisent leurs technologies, et ont beaucoup investi dedans. Si Gnome devait en pâtir, ça se ferait petit à petit sur le long terme. On a encore de nos jours de nombreuses applications en tcl/tk ou wxWidget, je ne vois pas pourquoi les applications en GTK+ devraient disparaitre d’ici à un ou deux ans… De plus, le Libre fonctionne sur un système d’émulation, où les développeurs utilisent les technologies qui leur conviennent, pas celles qui conviendraient mieux à la majorité des utilisateurs (venant de Windows qui plus est…) ni celles qui sont les plus jolies.

Selon moi, on n’aura donc au pire qu’un ralentissement progressif du développement de Gnome et GTK+.

Qnome ?

Mark Shuttleworth, le créateur de Ubuntu, a affirmé il y a quelques mois qu’il serait tout à fait possible de créer un environnement de bureau basé sur Qt, mais respectant l’esprit de simplicité pour l’utilisateur qui modèle le développement de Gnome. Il disait que c’était techniquement possible, et que rien ne s’y opposait si ce n’était la licence un peu restrictive de Qt.

À l’époque, je crois que c’était une simple affirmation sans volonté de se lancer dedans, ni d’inciter d’autres personnes à s’y investir, mais à partir de maintenant, avec la nouvelle licence de Qt, cela ne m’étonnerait pas que des développeurs se lancent dans un « Qnome », ou dans un « Knome ».

Il y a deux ou trois jours, j’étais d’ailleurs en train de me renseigner sur le sujet (vraiment par hasard, je n’avais pas prévu l’annonce de Nokia), car il y a plusieurs environnements de bureau basés sur GTK+ (Gnome, LXDE et Xfce, peut-être d’autres que je ne connais pas), mais un seul basé sur Qt (KDE). J’ai bien cherché, mais je n’en ai pas trouvé d’autres. Il y a bien eu un projet nommé KDE-light il y a quelques années, mais il a visiblement été abandonné.

Si un « Qnome » était lancé, je pense que ça entrerait vraiment en concurrence avec Gnome, bien plus que ne pourrait le faire KDE ou l’apparition de logiciels propriétaires en Qt, quelle que soit sa licence. Deux environnements basés sur des technologies différentes, mais partageant les mêmes objectifs ne peuvent que se marcher sur les pieds en terme de « parts de marché ».

Notes

[1] Dans le monde du libre, il n’y a pas vraiment de concurrence, il y a de l’émulation et une offre de choix variée pour remplir tous les besoins :-)

[2] Principalement en terme de multi-plateforme, mais aussi en terme de fonctionnalités. J’ai vu un peu les deux, et je dois avouer que je préfère vraiment Qt (par contre, j’affirme des choses que je n’ai qu’entendu, donc ne lancez pas une flame war ^^).

[3] Encore une fois, ce n’est qu’une impression personnelle, mais je ne suis pas le seul à voir ça de cette façon

Petit essai de Xubuntu

Pas de commentaires

J’ai fait un petit essai de Xubuntu aujourd’hui, histoire de voir ce que ça valait. J’avais espoir de trouver un système léger et ergonomique, mais j’ai été très déçu.

Xubuntu n’est pas sensiblement plus léger qu’Ubuntu, en terme d’utilisation de mémoire. C’est sûrement dû au fait que la moitié des programmes installés par défaut sont des programmes Gnome, dont un certain nombre de services d’arrière-plan. De plus, toutes les applications propres à xfce, bien que très légères et très réactives, sont extrêmement peu ergonomiques. Il n’y a pas d’options là où on le voudrait, il n’y a pas de glisser-déposer, etc. Bon, au moins, c’est plus réactif, mais un Gnome dont on a supprimé une partie des services fait à peu près aussi bien.

Ce n’est pas pour moi, je suis retourné sous Gnome au bout de quelques heures.