Le blog de vetetix

F&BG, comme toujours

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Je sais, vous allez m’accuser d’être encore une fois un ennemi de Apple, de passer mon temps à critiquer la multinationale et son pdg charismatique, mais c’est plus fort que moi. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas exprimé à ce sujet sur ce blog, parce que les critiques à faire étaient toujours les mêmes. Cette fois-ci, parlons un peu de choses nouvelles : le nouveau Safari 5.

Safari 5 est sorti il y a quelques jours, apportant son lot de nouveautés classiques, principalement des nouvelles fonctionnalités liées à html5, mais l’élément nouveau nous intéressant ici est la possibilité de "supprimer" le contenu des pages web qui entoure les articles et billets. En gros, ça a l’avantage de permettre aux utilisateurs de se concentrer sur la lecture du contenu sans être dérangé par les menus, le widgets et… les pubs. Je vous laisse voir les nouveautés sur cette page.

Safari Reader, la nouveauté en question, fait l’objet d’un article très critique à son sujet, article qui fait à son tour l’objet d’autres critiques, comme par exemple sur embruns.net (ou sur Google Reader par l’illustrissime Pathfinder ;-) EDIT: en fait, non, il s’en moque complètement de Safari Reader).

Commençons par défendre la stratégie d’Apple, les critiques ultérieures n’en seront que plus crédibles. Cette fonctionnalité existe déjà sur Firefox, via l’extension Readability, donc Apple n’a rien inventé et n’a fait que l’implémenter par défaut. De plus, il existe pour Firefox des extensions bien pires que cela, comme AdBlock, dont le but est ouvertement de supprimer les pubs. Safari Reader ne bloque pas spécifiquement les pubs, mais tout ce qui ne constitue pas une partie du contenu intéressant de la page.

Maintenant que j’ai démontré mon statut de quasi fan-boy Apple en prenant leur défense, voici venir les critiques. L’extension AdBlock je ne l’utilise pas, parce que je considère que ne pas afficher les pubs c’est vouer les sites à une mort certaine. Apple n’a certes que 5% de parts de marché dans les navigateurs web, mais devrait prendre ses responsabilités en ce qui concerne le gagne pain des autres sociétés.

Si Apple s’engage dans cette voie là, la seule manière de gagner sa vie avec les clients de produits Apple, ça sera bientôt d’être forcé de passer par des applications dans l’AppStore, qu’elles soient payantes ou financées par des pubs iAd. Je comprends parfaitement que certaines personnes s’en agacent. De nombreuses personnes soupçonnent d’ailleurs Apple d’appliquer volontairement cette stratégie dans le but de nuire à son concurrent principal : Google.

Newton et Google ont donc un point en commun : une pomme leur fait des misères.

Tout cela mis à part, on retrouve ici les problèmes de piratage auquel font face les producteurs de musique ou de film, mais dans le domaine de la publication de contenus web. On s’attaque à leur modèle économique, je comprends qu’ils n’apprécient pas. Malgré tout, ces contenus là ne méritent pas un traitement différent de celui que je réserve aux films et musiques. Tant qu’un contrat acceptable me permet d’y accéder, c’est avec joie que je respecte les engagements, mais si aucun moyen raisonnable n’est mis en place pour permettre l’accès aux contenus, leur modèle économique passe à la trappe. D’ailleurs, les sites se basant sur la technologie Flash pour diffuser des pubs ne gagnent pas d’argent avec moi.

Il serait toutefois intéressant que cette histoire permette à l’industrie d’embrasser de nouveaux modèles économiques en plus des premiers. Je pense en particulier à ce que propose le service Flattr, qui se base sur de micro-dons pour rémunérer les sites, blogs et autres producteurs de contenus que l’on apprécie.

En entendant il y a quelques jours l’annonce de la création d’un système d’exploitation destiné à faire tourner Google Chrome, je ne savais quoi penser. Cela avait l’air d’être une bonne nouvelle, mais je n’arrivais pas à en saisir tous les tenants et les aboutissants. Cet article, partagé par l’April, a permis d’affiner ma vision de la chose.

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Chrome OS n’est donc qu’un noyau Linux optimisé pour ne faire tourner que Google Chrome, le navigateur développé par Google. Il sera à priori impossible d’y installer d’autres programmes, seulement des applications web et des plugins et extensions de Google Chrome.

Du bon

Il y a du bon dans cette nouveauté. Un OS complet, qui devrait être libre et gratuit, permettra de concurrencer très fortement les systèmes d’exploitation propriétaires et payants (au hasard, Windows et MacOS). Cela forcera ces derniers à s’améliorer ce ne peut être qu’une bonne chose. Cela concurrencera aussi les systèmes libres, mais l’impact sera probablement beaucoup moins important (une fraction d’un pourcent de marché, ce n’est pas la même chose qu’une fraction de quatre-vingt quinze pourcent du même marché).

Du moins bon

Chrome OS pousse à la mise en place définitive du Minitel 2.0, c’est à dire à un transfert complet des compétences et de l’intelligence informatique dans des serveurs centraux au détriment des clients utilisés pour s’y connecter. L’ordinateur client deviendrait donc quasiment qu’un outil complètement bête pour se connecter au nuage de données et d’intelligence situé sur internet.

Si le concept de Cloud Computing n’est pas totalement mauvais, et doit même être considéré comme une aubaine dans certains cas, l’usage que souhaite en faire Google avec son Chrome OS pousse le concept à son extrême. Là où Opera, avec son projet Unite, tente de casser cette tendance à tout héberger sur internet, Google choisit la voie inverse.

Tant que le Cloud Computing personnel, c’est à dire hébergé et contrôlé par l’utilisateur lui-même n’est pas entré dans les mœurs, une telle migration n’est en rien souhaitable, car elle aurait pour conséquence de donner tout le contrôle aux grands noms du web (Google, Yahoo, Microsoft (erf), Apple).

Je n’utilise presque plus les services de Google, comme je l’avais annoncé il y a quelques temps. Je rappelle que je n’ai pas débuté cette expérience parce que les services du géant américain ne sont pas performants (au contraire), ou parce que leur gestion de mes données ne me plaisent pas (je ne leur reproche pas grand chose de ce côté là). Je le fais uniquement avec un œil d’utilisateur qui se veut responsable et ne souhaite pas se laisser mener dans un système qui donnerait trop d’importance à l’acteur le plus important, laissant se créer un monopole et s’enfermant sans le savoir dans un système qui contrôlerait un peu trop fermement ses données et sa vie numérique (pfiou, longue phrase qui à de grande chances de n’être syntaxiquement pas correcte, mais passons…). Allez, vu que je me jette des fleurs (oui oui, je suis un super héros des temps modernes, qui se bat pour sa liberté et pour la vôtre contre un géant invisible), je peux me permettre de vous demander de laisser un billet de 50€ en sortant, histoire de récompenser mes efforts, non ?

Voici un rapide bilan de mon expérience.

Le moteur de recherche

J’utilise Exalead pour la recherche et bien qu’il soit moins bon que Google, il est largement satisfaisant. Les résultats des recherches sont parfois surprenants, on s’attend à avoir certains résultats sur la première page de réponses, mais on se retrouve avec quelque chose de totalement différent de ce que Google nous aurait donné. Je ne sais pas si c’est moins bon ou juste différent, mais visiblement il faut utiliser Exalead différemment de Google. On ne peut donc pas passer facilement de l’un à l’autre et attendre exactement le même service. Je vais sûrement utiliser les deux services en parallèle, histoire d’utiliser le meilleur service (Google), tout en supportant l’outsider pour garder un choix le jour où Google fera de la merde.

Les mails

Pour ce qui est du mail, je n’utilise plus Gmail sauf pour router les mails qui arrivent encore sur mes anciennes boites vers la nouvelle. J’utilise le service offert par Gandi (pop, imap, 1Go de stockage, c’est largement suffisant pour mon utilisation). Quand j’aurai une connexion personnelle fiable et de quoi monter un serveur, je gèrerai mes mails moi-même depuis chez moi (pas depuis un serveur loué), tout en gardant le serveur Gandi dans le DNS avec une priorité MX plus faible en cas de problème sur ma connexion. Hop, plus besoin d’un service externe quand tout fonctionne bien, et du fail-over en cas de problème. Je m’occuperai de la configuration et de la faisabilité de tout ça quand j’en aurai besoin, pour l’instant ce n’est pas d’actualité (j’ai quand même bookmarké quelques tutoriels intéressants).

L’agrégateur de flux RSS

Malgré mon aversion pour le RSS (en tant que technologie qui, je l’espère, sera un jour remplacé par une véritable techno « web en temps réel » basé sur un système de type Push), et bien que j’aimerais gérer mes flux de manière locale (mais liée à mon navigateur internet, pas dans un client lourd), je suis plutôt dépendant d’un agrégateur RSS de type « service web ». Google Reader fournit un excellent service, performant, gratuit, sans publicité, avec d’agréables fonctionnalités de partage de liens et de commentaires. Malgré tout, étant donné que j’essaie de me passer totalement des services Google, j’ai trouvé un remplaçant très satisfaisant : Tiny-tiny RSS.

Tiny-tiny RSS est un client RSS web open-source, que j’ai installé plus ou moins facilement sur mon ordinateur. L’installation est au final assez lourde, étant donné que j’ai dû mettre en place un mysqld, un httpd (nginx), un php-fastcgi, etc., pour un total de 60 ou 70 Mo de ram… Je n’ai pas encore peaufiné les réglages des services, donc je pourrais surement gagner beaucoup sur le php-fastcgi. Enfin, le principal est que ça fonctionne (et j’ai maintenant tous ces outils pour tester d’autres services web).

TT-RSS fonctionne globalement comme Google Reader. Il est un poil plus lent (mais c’est peut-être dû à mon ordi), et un poil moins ergonomique, mais comme j’en ai profité pour apprendre à utiliser les raccourcis claviers, j’y gagne au change par rapport à Google Reader. Je n’ai pas fini sa configuration, ce qui fait que je n’ai pas encore activé la fonction de partage de liens et je n’ai pas encore récupéré les partages de mes contacts Reader (par RSS), donc je retourne régulièrement sur le service de Google pour suivre leurs partages.

Je vais terminer sa configuration pour pouvoir vraiment comparer les deux services et je déciderai alors si je continue de l’utiliser ou si je retourne sur Google Reader en attendant d’avoir un serveur perso pour l’héberger définitivement (mais quoi qu’il arrive, au final j’hébergerai tout ce que je peux moi-même, par principe).

Les partages de vidéo

Le problème ici est différent, car je ne produis pas de contenu, je ne fais que le consulter. Malgré tout Youtube étant un service quasiment incontournable, il peut être intéressant de chercher quels sont ses alternatives, ses forces, ses faiblesses.

Le concurrent principal de Youtube est bien évidemment Dailymotion, français, aussi performant, super moche (enfin, la page d’accueil de ma sœur est vraiment à vomir, on se demande si on est là pour regarder une vidéo ou pour regarder une image statique de manga). Il est peu intéressant de préférer Dailymotion à Youtube, le service rendu étant équivalent, surtout au niveau des problèmes ^^.

Par contre, j’ai récemment découvert Blip.tv, un service qui offre quelques différences notables (assez notables pour que le Framablog en parle et le choisisse pour héberger ses vidéos). Blip.tv annonce dans ses conditions d’utilisation que l’utilisateur reste propriétaire de ses données, qu’il peut/doit définir une licence pour les vidéos uploadées, qu’il a le droit de les supprimer vraiment définitivement quand il le désire, et qu’il peut demander à partager les recettes publicitaires générées par l’hébergement de ses vidéos. Toutes ces différences sont assez importantes et surprenantes pour qu’on les mette en avant. Elles me paraissent logiques et indispensables, mais visiblement rares sont les services qui mettent autant le respect de l’utilisateur en avant. De plus, en complément du lecteur flash intégré dans les pages web, le site propose au téléchargement la vidéo originale non ré-encodée (donc en mp4, ogg, ogv ou autre), ce qui me permet d’accéder au contenu sans installer de plugin propriétaire de merde.

Ainsi, vous l’aurez compris, si je devais héberger aujourd’hui une vidéo sur un service web, je le ferai sur blip.tv, pas sur Youtube.

Conclusion

Je pense que les services de Google sont vraiment bons. Ils sont performants, de qualité, respectent de manière satisfaisante l’utilisateur et ses données. Il faut tout de même rester vigilant et ne pas leur faire confiance aveuglément. Le jour où ils commenceront à perdre de l’argent, pour une raison ou une autre, ils seront surement moins rigoureux vis-à-vis des utilisateurs. Heureusement des alternatives existent pour quasiment tous leurs produits, et même si je vais continuer à utiliser ces derniers (ne serait-ce que pour supporter leur combat pour les standards ouverts, leur travail sur des services gratuits du type Google maps ou Google Earth), je reste vigilant et suis prêt à quitter le navire s’il venait à couler ou à sentir mauvais :-)

P.S: pour les 50€, envoyez-moi un chèque, merci :D

De la coupure de Gmail

Pas de commentaires

Avec les récents problèmes qu’ont rencontré les services de Google, on peut lire beaucoup de choses sur le net.

Les problèmes de Google Search

Je n’ai pas grand chose à dire à propos des commentaires qui ont été faits sur la coupure du moteur de recherche (fin janvier, je crois). On peut y lire principalement que ça nous a montré que le monde entier est plus ou moins dépendant de Google Search et que la beaucoup d’internautes abandonnent leur surf s’ils ne peuvent pas passer par Google (d’où une baisse significative du trafic web — 21% en moyenne — et des revenus publicitaires pendant les 45 minutes problématiques).

Personne ne dit vraiment que c’est bien ou mal, la plupart des bloggeurs et journalistes font juste une constatation des faits. Google reste le meilleur moteur de recherche et mérite bien ses parts de marché.

Les problèmes de Gmail

Quand Gmail a des problèmes pendant deux heures, ont voit fleurir d’autres commentaires, en particulier visant les entreprises ayant transféré la gestion de leurs mails sur les services de Gmail pro. Dans plusieurs billets et articles que j’ai lu, on voyait très clairement un sous-entendu signifiant que gérer les mails de sa boite sur Gmail est problématique, mais je ne suis pas d’accord.

Je suis d’accord sur un point : les entreprises sont dépendantes de leurs mails, et les outsourcer vers un gestionnaire externe est dangereux. C’est dangereux pour deux raisons, la première étant qu’on donne à une entreprise étrangère un accès à ses données confidentielles, la deuxième étant que les mails sont gérés à l’extérieur de son réseau local.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de passer dix minutes à expliquer pourquoi donner accès à ses données à priori confidentielles à une entreprise externe, qui plus est étrangère, peut, selon son domaine d’activité, être gênant. Par contre, je ne vois pas en quoi ça concerne le problème qu’à subit Gmail dernièrement. C’est totalement différent mais pourtant j’ai vu plusieurs références à cela dans mes lectures.

Pour ce qui est du réseau local, je pense que c’est un problème plus grand encore, car plus probable. En cas de coupure momentanée d’internet entre l’entreprise et les serveurs de Google, Gmail peut bien fonctionner, mais l’entreprise n’aura pas accès à ses données. Encore une fois, c’est problématique, mais ça n’a rien à voir avec la dernière panne de Gmail.

Ainsi, on reproche aux entreprises de souscrire aux services de Gmail, dans le style « on vous avait prévenus », sauf que l’occasion est mal choisie. Une infrastructure de gestion des mails interne à une entreprise a de très fortes chances d’être moins fiable que celle de Gmail de ce point de vue là. Entre une PME qui n’a qu’un seul responsable, plus ou moins compétent, pour gérer l’ensemble des services informatiques et une grosse boite qui gère des millions de clients, je doute que le premier puisse prétendre fournir un meilleur service. Certes, quand Gmail a un problème des millions de personnes s’en rendent compte, mais statistiquement leur service est vraiment bon, arrêtons un peu de critique sans raison leur business.

Vivre sans Google

Pas de commentaires

Je suis en train de me lancer dans une petite expérience : essayer de vivre sans Google. L’objectif est de n’utiliser aucun service Google pendant quelques temps.

Ça nous fait donc :

  • Pas de vidéos Youtube — ça ne devrait pas être trop difficile, j’en regarde déjà très peu ;
  • Pas de Gmail — je redirige déjà tous mes mails gmail vers mon adresse mail principale (qui n’est pas sur gmail). Techniquement, je sais que je peux me passer de ma boite gmail (je devrais juste faire en sorte de ne plus recevoir aucun mail celle-ci, mais je sais que je ne le ferai pas complètement dans les jours à venir, donc je me permet de « garder » mon compte gmail pour cette expérience) ;
  • Plus de recherche par Google — je suis récemment passé à Exalead comme moteur de recherche principal, c’est différent et bizarre, on va voir ce que ça donne à long terme ;
  • Plus de Google Reader — ça va être le plus difficile, et ça va me forcer à tester tinytinyrss ;
  • Pas d’autres services (Picasa, Calendar, Google Earth, etc.), que de toute façon je n’utilise déjà pas.

Je cherche à tester les concurrents et les alternatives au géant du web, pour savoir s’ils sont de bonne qualité, si on peut vivre sans Google (visiblement, le problème d’il y a deux semaines nous montre que 21% des gens ne peuvent pas ^^), etc.

Rendez-vous est pris dans quelques temps pour faire un bilan.

Les dernières annonces de Google concernant la fermeture de certains services peu rentables, et surtout l’évocation par plusieurs bloggeur de la fermeture de Google Reader m’ont fait un peu réfléchir. Il me semble assez peu probable que Google Reader soit coupé, au pire des pubs contextuelles apparaitraient, mais sait-on jamais.

Google Reader est un super service, dont j’aurais vraiment du mal à me séparer. Au pire, je pourrais mettre en place un tinytinyrss en local[1], mais je n’ai pas trouvé de client lourd rss qui soit acceptable. Tous les clients que j’ai testé, Liferea, Thunderbird, Evolution, etc., trouvent leurs limites quand on essaie de gérer plusieurs centaines de flux avec des configurations différentes pour certains d’entre eux (Gestion des éléments lus, classement par date croissante ou décroissante, affichage des flux contenant de nouveaux éléments uniquement, etc.).

Google Reader offre quelques fonctionnalités sympathiques : le partage rapide avec ses contacts, et le bookmarking rapide. J’ai usé et abusé de ces deux fonctionnalités, mais en faisant un petit bilan je me suis rendu compte que je n’étais pas satisfait. En effet, les contenus bookmarkés ou partagés de cette manière, en particuliers les commentaires ajoutés manuellement, seront « perdus » le jour où je déciderai de ne plus utiliser le service (ou qu’il disparaitra).

On peut exporter la liste des flux suivis, mais on ne peut pas exporter la liste des éléments partagés ou bookmarkés.

J’ai donc décidé de ne plus utiliser ces deux fonctionnalités, mais de me reposer sur le système de bookmarks de mon navigateur, et de partager les liens via mon blog. Je ne sais pas encore comment m’organiser exactement, ni quelle forme les billets vont prendre, mais je pense que ça va ressembler aux billets « En vrac » que l’on trouve sur le Standblog

Notes

[1] Ah, d’ailleurs, bonne idée, je vais faire ça, je vous ferai un petit bilan

Nouveau blog

2 commentaires

Je viens de passer à un nouveau blog. J’avais exprimé plusieurs fois mon désir de quitter la plateforme Blogger, propriétaire et appartenant à Google, pour passer sur un blog de type Dotclear ou WordPress, libres et me permettant un hébergement personnel aisé.

Dotclear étant le moteur de blog proposé par défaut par mon nouvel hébergeur, je n’ai pas hésité et je l’ai adopté. J’ai bien galéré pour passer de mon ancien blog à celui-ci. Dotclear ne dispose pas de plugin pour importer le contenu d’un blog Blogger. Il y avait bien un plugin non officiel pour la version 1 de dotclear, mais elle ne fonctionne plus avec la nouvelle version, J’ai entrepris de mettre à jour ce plugin pour le rendre compatible avec Dotclear2, et malgré quelques avancées et quelques réussites, j’ai fini par abandonner, au bout de près de douze heures de travail. Je me suis peut-être arrêté à quelques lignes de la réussite, mais quoi qu’il arrive, le plugin n’aurait pas fait tout ce que je voulais, et j’ai quand même appris quelques trucs en php.

Finalement, j’ai utilisé une méthode détournée pour importer le contenu de mon ancien blog. J’ai installé un WordPress sur mon ordi, car il dispose d’un plugin d’import automatique de blog Blogger, en passant par une API dédiée. J’ai donc importé le contenu dans WordPress, puis je l’ai fait passer du WordPress vers le Dotclear, grâce à un plugin Dotclear existant.

Me voilà donc avec mon nouveau blog Dotclear, avec tout le contenu (à peu près 75 billets et 45 commentaires), mais avec quelques erreurs. Il y a des problèmes d’encodage sur certains caractères, principalement dans les titres, donc je dois repasser rapidement à la main pour les corriger, et bien évidemment, il y a un gros méli-mélo au niveau des catégories et des tags (leur gestion est différente d’un moteur de blog à l’autre). Étant donné que je n’avais pas bien géré les catégories dans mon ancien blog, cela va me permettre de rafraîchir les catégories et de retagger et reclasser tous les billets. C’est donc un mal pour un bien. Normalement, quand vous lirez ce billet, le travail aura été effectué, et tout sera propre.

Au final, c’est un mal pour un bien, ça m’a permis de relire la plupart des billets, de me rendre compte de la profondeur de mes articles (ou de l’absence de profondeur, pour certains d’entre eux), et de corriger un certain nombre de fautes d’orthographe.

Gears, c’est bien

Pas de commentaires
Jusqu’à maintenant, je pensais que Google Gears ça ne servait à rien, surtout que je n’avais jamais réussi à le faire fonctionner proprement. J’avais essayé il y a quelques mois lorsque Google Reader avait ajouté le support de Gears, mais je ne sais pas pourquoi l’essai n’avait pas été très concluant. De plus, je ne voyais pas trop l’utilité de rendre les sites disponibles hors ligne.

Mais maintenant tout a changé. En effet, j’ai déménagé il y a un mois et je n’ai plus d’accès régulier à internet pendant plus de trois semaines. J’arrivais à me connecter à un réseau wifi non sécurisé depuis les toilettes de mon nouveau logement (pas depuis ma chambre et la connexion n’était vraiment pas stable), je squattais régulièrement chez des amis ou à la rez pour avoir un vrai accès au net, mais je n’étais pas en mesure de faire tout ce que je faisais jusqu’à présent.

En attendant d’avoir une vraie connexion, il fallait bien vivre et adapter mon comportement et mes habitudes à cette inévitable situation. J’arrivain à prendre mes mails en imap régulièrement, j’arrivais à me connecter à Ikariam assez régulièrement pour que mon compte ne meure pas, mais mon plus gros problème concernait les flux rss. Je suis un gros consommateur de rss, et je ne lis qu’un faible pourcentage de la plupart des flux qui arrivent dans Reader. Le résultat, c’est que j’avais plus de 2000 éléments non lus (en trois semaines à peu près), nombre qui allait bien évidemment croissant.

Je ne pouvais pas m’occuper d’eux lorsque j’arrive à me connecter chez des amis (pas le temps, autres informations vraiment importantes à trouver, etc.), et il était impensable de vouloir tous les traiter rapidement et efficacement le jour où je retrouverai le net (et la vie). L’idéal est d’avoir la possibilité de les traiter petit à petit, mais comment faire?? En me souvenant de l’existence de Gears (on en a entendu parler il y a quelques semaines, quand il a été renommé de «?Google Gears?» à «?Gears?» tout court), je me suis dit qu’il serait peut-être utile de tenter à nouveau de l’utiliser (surtout que cette fois-ci j’en avais vraiment besoin, donc j’allais tout faire pour le faire fonctionner).

J’ai donc installé l’extension Firefox, redémarré le navigateur, je suis passé en mode déconnecté (et j’ai coupé le wifi, histoire d’être sûr d’être dans les conditions exactes d’utilisation), et « Oh Miracle », j’ai eu accès à mes 2000 derniers flux. Certes, les images et les contenus qui doivent être récupérés sur le net ne sont pas présents, donc je ne peux pas m’avancer dans la lecture de mes web comics (autour de 500 strips de retart…), mais je peux aisément lire les billets de blogs dont les images ne sont pas importantes.

Me voici donc en train de me mettre à jour, de découvrir que Google a sorti Chrome (non, je rigole, je l’avais lu dans le 20 minutes), de me voir rappelé que la prochaine Ubuntu va bientôt sortir en beta, etc. Que ferais-je sans internet, sans savoir tout ça ?

Bon, tout ça pour dire que Gears c’est bien, ça permet de télécharger certaines informations d’un site avant de partir hors-ligne, et de les consulter sans être obligé d’avoir accès à internet. C’est idéal quand on utilise un client web pour les mails ou les flux rss. J’imagine que Gmail devrait un jour ou l’autre sortir une option utilisant Gears.

Les meta-contacts et les bookmarks font partie des (sûrement nombreuses) xep que le serveur xmpp de Google n’a pas implémenté. J’en ai besoin, et donc je ne peux pas utiliser ce compte, il me faut garder un vrai compte, comme jabber.fr ou im.apinc.org.

J’aimerais bien que Google pense à se mettre à la page, et intègre un peu plus de fonctionnalités sur son serveur – celle que je viens de mentionner, mais aussi toutes celles que je n’ai même pas remarqué. J’ai par contre peur qu’ils ne le fasse que le jour où ils intégreront ces fonctionnalités dans leur client.

À propos du client, il serait bien qu’il se rapproche un peu plus de ses concurrents directs, comme WLM, et qu’il s’étoffe de nouvelles fonctionnalité. La plupart des critiques que j’ai lues lui reprochent en effet de ne faire rien de plus que du simple texte à deux (et de la voip, mais pas de MUC, ni trucs funs).

Yahoo!, Google, et le spim XMPP

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Un des événements qui fait le plus de bruit en ce moment est l’annonce de Microsoft il y a quelques jours, annonçant la volonté de la firme de racheter un de ses plus grands concurrents, Yahoo!. Cette annonce a fait réagir de nombreux acteurs du monde de l’internet, Yahoo! bien évidemment (qui semblerait-il a appris la nouvelle en même temps que tout le monde), mais aussi Google, qui dénonce une tentative de création de monopole sur le web de la part d’une compagnie qui s’est déjà constituée un monopole sur les ordinateurs personnels (enfin bon, de nombreuses personnes ont peur du « monopole Google», donc Google n’est pas tout blanc non plus).

Ce rachat ne s’est pas encore effectué, et il y a de grandes chances qu’il ne se fasse jamais. En effet, tout d’abord Yahoo! estime que Microsoft le sous-évalue, et ne souhaite donc pas être racheté au prix annoncé, ensuite il semblerait que d’autres investisseurs soient sur l’affaire, et souhaiteraient eux-aussi acquérir Yahoo!, mais surtout il se pourrait que Google s’en mêle, et empêche ce rachat en mettant en place un partenariat avec Yahoo! (elle a toujours refusé tout partenariat avec Google, mais elle va peut-être se raviser maintenant qu’elle est en position de faiblesse).

Je voudrais pour ma part réagir sur plusieurs points, qui concernent la position de Yahoo! vis-à-vis du logiciel libre, et les répercussions que ce rachat pourrait avoir sur le monde de la messagerie instantanée. En effet, Yahoo! soutient plusieurs projets de logiciel libre (on peut par exemple citer Zimbra), et il est assez clair qu’en cas de rachat par Microsoft la politique de Yahoo! envers le logiciel libre va totalement changer (surtout quand un des projets en question est un concurrent plutôt sérieux de Outlook). Cet article en parle mieux que moi. Concernant la messagerie instantanée, il semblerait qu’un certain nombre de changements soient à attendre suite à ces événements. Si un rapprochement Microsoft/Yahoo! s’opère, il est fort probable que leurs deux réseaux de messagerie instantanée soient fusionnés, ce qui mettrait le réseau résultant au même niveau que celui de aim/icq, voire devant. AOL, qui est actuellement en train de tester un rapprochement entre son réseau et le réseau fédéré xmpp ne pourrait alors plus que mettre plus de moyens dans cette démarche de façon à rendre son réseau plus attractif.

Quand à un rapprochement Yahoo!/Google, je ne sais pas ce que ça pourrait donner. En effet, dans une interview datant d’il y a un an, le directeur produit de Yahoo Messenger annonçait clairement qu’il était opposé à tout rapprochement entre leur réseau de messagerie instantanée et Jabber. Il avançait comme arguments que ça serait beaucoup de travail pour très peu de monde, mais aussi que cela mettrait leur réseau en danger, à la merci de tous les « spimmers » (les spammers, mais pour la messagerie instantanée). C’est l’argument le plus ridicule que j’ai entendu, étant donné qu’il est possible de désactiver la réception des messages de personnes ne se trouvant pas dans nôtre liste de contacts…

L’avenir nous dira ce qu’il en est.