Le blog de vetetix

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Tag - Formats et protocoles

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mercredi 4 février 2009

Le Department of Defense Américain et l'open-source

Je viens de voir sur Ars Technica que le DoD vient d'ouvrir un portail « à la SourceForge »[1], pour héberger les projets open-source développés ou soutenus par ses équipes.

Les arguments avancés pour justifier ce projet sont assez classiques :

reduced risk of vendor lock-in, increased flexibility, greater interoperability, and reduced IT costs

Je me suis toujours demandé comment l'armée ou les services de renseignements acceptent d'utiliser des logiciels propriétaires. Je suis un particulier avec pas grand chose à cacher, juste une vie privée à protéger « par principe », et pourtant ça me dérange énormément de faire tourner des logiciels propriétaires sur mon ordi (Skype, Real Player, etc. sans parler de Windows). Les enjeux à protéger dans les départements de la défenses, de l'espionnage ou du contre espionnage sont bien plus importants, et pourtant on trouve des systèmes Windows pour contrôler les sous-marins, les ordis du pentagone, etc.

L'objectif de ce portail est plus large que de simplement se protéger de risques d'espionnage/piratage, mais je trouve étrange que l'article ne parle pas de ce sujet précis (j'aimerais trouver un article en parlant, donc si vous avez ça sous la main je suis preneur).

Notes

[1] Le lien n'a pas l'air de fonctionner

mardi 3 février 2009

PDFreaders.org

La Free Software Foundation Europe vient de lancer un petit projet visant à promouvoir l'usage des lecteurs PDF libres.

En effet, à chaque fois qu'un site web propose un fichier PDF au téléchargement, il met un lien vers le site officiel d'Adobe Reader pour ouvrir ce fichier. Les utilisateurs sont donc systématiquement incités à utiliser un logiciel propriétaire (lourds, rempli de fonctions inutiles et mettant très longtemps à se lancer), Je crois même que la plupart des gens ne savent pas qu'il existe des alternatives plus légères (et souvent plus libres).

Donc, voilà le site, avec une petite image pour y aller :

mardi 20 janvier 2009

IE, Microsoft et Bruxelles

Depuis quelques jours on entend parler de Microsoft qui se fait taper par la Commission Européenne pour abus de position dominante, parce que IE est inclus par défaut dans Windows. Comme le fait remarquer Myrddyn, cela va peut-être un peu loin :

J'trouve que ça pousse un peu loin là. Ok, Internet Explorer c'est de la bouse mais reprocher Microsoft d'inclure un navigateur web dans Windows c'est un peu con. Tout système est fourni avec un navigateur web de nos jours (Windows, Mac OS X, OS de tel portable, distrib linux...) et si ils en mettent pas, c'est un peu relou quand même. ^^

Est-ce techniquement faisable ?

Je pense que c'est parfaitement faisable. On peut envisager d'avoir un système d'exploitation sans navigateur internet lors du premier démarrage. Un simple « wget » suffit alors pour aller chercher « http://microsoft.com/ie.exe » ou « http://firefox.fr/ffx.exe ». Microsoft pourrait simplifier la chose en fournissant un lien rapide vers les versions génériques des principaux navigateurs (IE, FFX, Opera, Safari), et un champ d'url pour aller chercher un autre navigateur. Il y aurait toujours un boulet pour râler et demander à avoir un lien direct vers W3M, mais bon, osef.

Une telle mesure serait-elle acceptable ?

En clair : non. Cela va peut-être vous paraitre étrange, vous choquer même, mais sur ce coup je soutiens Microsoft. Si on commence à interdire à Microsoft de fournir par défaut un navigateur internet, où va-t-on s'arrêter ? Ils ont déjà été obligés de proposer une version dénuée de tout lecteur multimédia, et c'était n'importe quoi. On devra interdire à MacOS d'inclure Safari, et aux distributions Linux de fournir Firefox et Lynx. En effet, ce n'est pas parce que Microsoft est le plus gros acteur qu'il faut lui imposer des limitations aussi spécifiques.

Ensuite, quel sera le prochain programme qui sera interdit ? Le Notepad ? Les mini jeux ? Le… euh… ah, oui, j'oubliais presque que Windows nu était vraiment « nu » ^^. On en viendrait presque à vouloir interdire les distributions Linux, car elles fournissent par défaut tous les programmes nécessaires à l'utilisateur, donc ça désavantage les concurrents vendant des solutions propriétaires.

Je pense, sans vouloir me faire l'avocat du diable, que vu le prix que coûte Windows, on est en droit d'avoir un système à peu près complet dès le premier lancement. Je suis d'ailleurs d'avis qu'il est indécent qu'un excellent anti-virus ne soit pas installé de base dans Windows. C'est Microsoft qui crée les failles de sécurité, c'est à eux de fournir les outils pour les réparer. Bien évidemment, si Microsoft faisait ça, ils se prendraient des procès en pagaille, de la part de Kasperski ou Norton, mais ça n'en serait pas moins positif pour l'utilisateur.

Le problème est tout autre

Je trouve ce genre d'attaque un peu ridicule, et surtout, mal ciblé. En effet, le problème ici n'est pas réellement dû au fait qu'il y a IE par défaut dans Windows. Le véritable problème est que Microsoft profite de son quasi monopole pour imposer sa propre vision du web et de ses standards.

Ce qu'il faudrait démontrer, c'est que Microsoft a refusé d'améliorer son support des standards du web car il savait qu'en faisant cela il aurait accéléré les prises de part de marché de ses concurrents. Si on arrive à démontrer qu'ils ont, d'une manière ou d'une autre, utilisé le pouvoir que leur procurait leur position monopolistique pour nuire à leurs concurrents, alors on pourra les condamner. Le fait d'êtres des gros mauvais incapables de coder un vrai navigateur pendant près de 6 ou 7 ans n'est pas condamnable, on peut au mieux (et on doit) se moquer d'eux…

D'un point de vue plus général, il faut se concentrer sur le vrai problème, qui est la constitution d'un monopole de manière illégale au niveau du système d'exploitation, car les autres problèmes n'en sont que des conséquences. Bruxelles ferait mieux de s'attaquer un peu plus durement aux problème de la vente liée. Maintenant qu'il a été démontré que la constitution du monopole s'est faite de manière illégale (amende de plus d'un milliard et demi d'euros, tout de même), il serait bien de faire en sorte que cela ne continue pas…

samedi 17 janvier 2009

Flash et Mono, même combat ?

Je me pose quelques questions à propos de ce qu'on doit penser de Mono, l'implémentation libre de .NET. En effet, si on suit la logique de la FSF, on devrait éviter d'utiliser ce genre de technologies plus ou moins « fermés », plus ou moins « propriétaires » et contrôlées par Microsoft (c'est pas moi qui le dit, c'est RMS lui-même).

Le problème, c'est que à propos d'une technologie un tantinet plus fermée que Mono, j'ai nommé Flash, la FSF et Stallman militent pour le développement et l'utilisation de son implémentation libre Gnash.

Y aurait-il là un double discours, avec d'un côté un refus d'utiliser une technologie parce que ses spécifications, bien que publiques, ne sont pas « Libres », et de l'autre, une incitation à utiliser une technologie à peu près équivalente mais dans son implémetation libre ?

Je dois avouer que je m'y perds un peu et je ne sais que penser, ni comment interpréter ces deux discours. Peut-être RMS tient-il un tel discours à propos de Flash parce qu'il sait qu'on ne peut plus l'éviter, alors que pour Mono, on peut toujours…

mercredi 3 décembre 2008

Quelques nouvelles du front XMPP

Sur le nouveau blog de la XMPP Foundation, il y a régulièrement des petits billets intéressants, comme celui-ci.

On y voit que petit à petit que l’usage de XMPP est en train de s’étendre (j’allais dire s’imposer, mais c’est peut-être un peu tôt pour le dire), et ça me conforte dans mon idée que ce n’est pas une mauvaise chose que d’avoir essayé de remplacer IRC (#ec-lille@irc.rezosup.net) par Jabber (ec-lille@im.ec-lille.fr) à la résidence de Centrale Lille.

  • XMPP et Jingle pourraient techniquement remplacer SIP ;
  • Un fournisseur télécom Portugais a adopté XMPP (depuis quelques années, mais visiblement ils en sont contents) ;
  • XMPP commence à être intégré dans des outils collaboratifs autres que de simples clients Jabber — les groupwares OBM et Zimbra, et je crois que Thunderbird va s'y mettre aussi ;
  • Les communications Jingle audio et vidéo vont pouvoir se faire à plus de deux participants (je trouvais dommage que ce ne soit pas possible, parce que les concurrents comme Skype le permettent) ;
  • XMPP s'attaque au Cloud-Computing, et pourrait être utilisé comme protocole pour la collaboration entre les réseaux de cloud-computing (là je dois avouer que je n'ai pas encore lu, donc je ne sais pas exactement quel est l'objectif, mais visiblement ça vise à créer un truc ouvert pour qu'un utilisateur d'un provider de Cloud-computing puisse interagir avec les ressources d'un autre provider).

samedi 29 novembre 2008

Microblogging, le nouvel RSS ?

On voit de plus en plus d'exemples d'utilisation du microblogging pour faire du RSS : le compte Twitter de Obama pendant sa campagne, le compte de Hamon (je ne suis pas sûr de l'orthographe de son nom) pendant la compagne interne du PS, ou bien encore Koreus qui annonce tous ses nouveaux jeux et vidéos sur Twitter, en plus d'avoir un flux RSS. Ce ne sont que quelques exemples qui me viennent à l'esprit, il y en a surement beaucoup d'autres.

Je ne sais pas trop quoi en penser. Visiblement, de nombreuses personnes préfèrent utiliser du microblogging que du rss pour certains usages. Il y a des bons côtés, comme l'instantanéité ou la possibilité de « répondre » à l'auteur, sans passer par un système de commentaire, mais ce n'est quand même pas du tout adapté pour « gérer » les éléments qui arrivent. Ça force à les prendre en compte en direct, on ne peut pas aisément les retrouver par la suite, ou bien les laisser dormir pendant ne serait-ce que quelques heures, pour s'en occuper dès qu'on en a le temps.

Comme dirait l'autre :« Tous ces protocoles doivent mourir » (j'ai lu ça l'autre jour, je n'arrive pas à retrouver la référence exacte). Pour tout ce qui est social, le seul protocole qui soit vraiment intéressant et viable d'un point de vue ouverture, c'est xmpp.

vendredi 14 novembre 2008

Adhésion à l'April

Ça fait super longtemps que je dois faire ce billet, alors le voici :-)

Viendez soutenir le logiciel libre avec l'April.

jeudi 13 novembre 2008

Le MP3 refait parler de lui

En effet, l'actualité nous redonne un exemple de pourquoi le MP3 est un mauvais format. Le projet OpenMoko a été attaqué parce qu'il offrait gratuitement la lecture du format dans son système d'exploitement (les détails peuvent être trouvés sur cet article LinuxFR). On ne peut donc plus télécharger la distribution jusqu'à ce qu'ils recompilent tout en supprimant les codecs incriminés.

Le MP3 n'est pas gratuit, il est protégé par des brevets, et vous devez d'une manière ou d'une autre payer un droit d'utilisation aux groupes industriels qui détiennent ces brevets. Quand vous achetez un lecteur multimédia portable pouvant lire le mp3 (100% des lecteurs au monde), une partie de ce que vous payez est reversé à ces industriels. quand vous vous téléchargez un lecteur de musique sur votre ordinateur, le développeur doit payer une redevance pour chaque téléchargement.

Le format mp3 n'est donc pas libre, et le fait que ses spécifications soient connues, qu'il soit possible de télécharger des bibliothèques open-source de gestion du format, ne veut pas dire que nous devons l'accepter sans sourciller. Les seuls formats de compression audio qui sont acceptables sont le OGG/vorbis, le FLAC et le SPEEX, c'est pourquoi j'utilise toujours un de ces trois là lorsque je crée du contenu (en rippant un CD pour le lire sur mon lecteur portable — non non, je ne suis pas devenu chanteur ou producteur ^^). Ainsi, parmi les critères bloquants lors de l'achat d'un lecteur portable, se trouve la lecture de ces formats. Je dois souvent mettre de côté la plupart des lecteurs portables, ceux des plus grandes marques, mais je finis toujours par en trouver un qui me convient, tant pis pour les marques qui ne daignent pas supporter le vorbis.

vendredi 11 juillet 2008

Pourquoi il faut abandonner ou faire évoluer IRC

Comme on peut le voir sur ce blog, il y a de gros problèmes avec le protocole IRC, dus tout simplement au fait qu'il ne prévoit pas d'avoir une gestion avancée de la présense et du message d'état.

Le principe, c'est de pouvoir être connecté, et dire « Je suis absent », ou bien « Je suis en cours », mais aussi, « Je travaille, ne me dérangez pas », ou bien tout simplement « Je suis content que telle chose soit arrivée ».

Avec IRC, il existe la commande « /away », qui permet d'indiquer aux autres personnes que l'on n'est plus devant son ordinateur, et on peut spécifier une raison, comme ceci?: « /away Je suis parti faire les courses ». Le problème, c'est qu'il n'y a pas moyen de mettre ce genre de message si on n'est pas absent, contrairement à la plupart des autres protocoles de messagerie, comme MSN messenger ou Jabber.

Au final, beaucoup de personnes ne connaissent pas cette commande, et ne l'utilisent jamais, et même s'ils la connaissent et l'utilisent régulièrement, il arrive souvent d'avoir quelque chose à dire, et ils modifient leur nick. C'est logique, parce que le protocole IRC n'offre aucune alternative, mais sur un salon qui accueille des centaines voire des milliers d'utilisateurs c'est absolument insupportable (imaginez le nombre de changements de nick que cela engendre, si 1000 personnes changent de « Statut » plusieurs fois par jours).

IRC, c'est sobre, c'est « simple », c'est efficace, et même s'il faut un tout petit temps d'adaptation et être un poil geek, c'est très bien adapté pour communiquer au sein de projets communautaires (logiciels libres, tout ça), mais aujourd'hui on se dirige plutôt vers des communications de type « réseau social », avec moins de sobriété, plus d'options, plus de possibilités.

Avec ce type d'utilisation, que tout le monde fait plus ou moins (moi aussi, je dois avouer), la sobriété et l'efficacité du protocole IRC est complètement détruite, parce que ça doit être le protocole le moins adapté au monde. Je pense vraiment que des protocoles comme XMPP vont finir par surpasser IRC dans le milieu des logiciels libres, et qu'IRC va doucement devenir un vieux protocole pour geeks acariatres. Enfin, il est toujours possible qu'un protocole IRC2 sorte de terre un jour ou l'autre, pour rattraper le retard, mais j'en doute fortement.

OOo vs Gnumeric

Pour un fichier équivalent :

Gnumeric :
- Fichier au format .gnumeric : 2,7 Kio
- Ram utilisée : 9,6 Mio
- Temps de lancement : 4 secondes

OOo :
- Fichier au format .ods : 12,4 Kio
- Ram utilisée : 24 Mio
- Temps de lancement : 16 secondes

Vainqueur : Gnumeric

Note : Si j'enregistre au format odf depuis gnumeric, le fichier fait 3,2 Kio, donc on est loin de la taille du fichier sortant de OOo

jeudi 29 mai 2008

Paye ton fût

J'ai annoncé que si l'ooxml se faisait virer de l'iso avant que je quitte la rez, je payais un fût au foy. J'espère vraiment avoir à le payer…

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381342,00.htm

Quand je dis « virer », je veux dire que le format se voit refuser la certification iso, soit dans sa forme actuelle, soit définitivement, et que les votes douteux soient revus et annulés (Norvège, France, etc.).

Si Microsoft se fait condamner pour ses pratiques durant la campagne de désinformation et de traffic d'influence qui a eu lieu avant le vote, pareil, je paye mon fût. Par contre, en trois mois maximum, je sens que ça va être difficile.

mercredi 28 mai 2008

Successeur du MP3, quid de la liberté??

Le successeur du mp3 a été choisi il n'y a pas très longtemps, et permettra de séparer les pistes son. Le mp3 ne permet de stocker que 2 pistes, je crois, et le MT9, nouveau format, permettra d'en stocker 6. Cela permettra bien évidemment d'apporter des fonctionnalités avancées pour les audiophiles, ou pour dans des conditions bien précises (en ayant un système audio 5.1 par exemple).

Le problème, c'est que à priori c'est encore un format qui est fermé, et qui va demander de payer une taxe à je ne sais quelle compagnie pour pouvoir l'utiliser, comme c'est le cas pour le mp3…. Des fois je ne comprends pas pourquoi les industriels ne se mettent pas d'accord pour créer un vrai codec libre (ou au moins adopter massivement ceux qui existent, comme le vorbis).

dimanche 25 mai 2008

Le cas IM, et digressions sur les logiciels libres

Pas plus tard qu'avant hier, je discutais avec un ami qui avait du mal à comprendre mon attachement aux logiciels libres. La discussion portait plus précisément sur les pilotes libres ou propriétaires, il pensait que l'acheteur payait le couple matériel-pilote, alors que je pensais que non, on achète le couple matériel-« fonctionnement sur *son* système ». Il est en effet très important d'avoir la possibilité de changer de système d'exploitation, et de passer de Windows à Linux, ou bien même de Linux à Solaris ou BSD (je me demande quel est l'état des pilotes pour les cartes ATI sous BSD, quand on voit ce qu'il est sous Linux). J'affirmais aussi que ce qui est vraiment important, c'est que le matériel soit ouvert, c'est à dire que ses spécifications soient publiques. Cela permet à tout développeur compétent de créer un pilote pour l'OS qu'il utilise, pas seulement pour les OS que le fabricant considère comme une plate forme rentable. Le refus d'utiliser un pilote propriétaire se fait plus au niveau de la crainte de voir sa vie privée ou ses informations personnelles violée par une fonction cachée du pilote, et le refus d'un simple pilote ouvert (sans que le matériel le soit) est nécessaire parce que le fabriquant peut alors cacher le fonctionnement exact de son produit et n'en activer que le strict nécessaire. Pour appuyer cette position, je n'ai qu'à citer la récente affaire des carte son Creative (si je ne me trompe pas de marque)?: la compagnie créait des pilotes qui n'exploitaient pas toutes les fonctionnalités des cartes, car elles ne les activaient que pour celles haut de gamme et plus chères. Ainsi, on achetait une carte moyenne gamme dont le fonctionnement était bridé par le constructeur, c'est totalement ridicule mais ça existe, et c'est pour ça qu'il faut exiger que les spécifications du matériel soient publiées.

Un gros problème que j'ai lorsque je discute de logiciel libre est que j'ai parfois du mal à expliquer pourquoi c'est important. En effet, lorsque qu'un exemple simple et concret s'offre à nous — via un énième scandale à propos de la politique de respect de l'utilisateur de Microsoft par exemple, ou via l'histoire des cartes son Creative — il n'est déjà pas toujours simple de faire comprendre que le système actuel n'est pas satisfaisant, alors quand il s'agit de s'occuper d'un cas théorique (je veux dire par là qu'il n'y a pas d'exemple concret et clair à montrer en exemple, soit parce qu'il n'y a encore jamais eu d'abus, soit parce que je n'en connais pas de précis), il est quasiment impossible de faire comprendre à son interlocuteur pourquoi on est opposé à telle ou telle pratique d'un fabricant ou développeur de logiciel.

Dans le premier cas, alors même qu'on a des exemples concrets de violations des droits des utilisateurs, il y a toujours des gens pour tenter d'expliquer ou de justifier les actions de l'éditeur de logiciel. Prenons par exemple le cas de Microsoft et de son spyware, Windows. Les exemples de fonctionnalités du système d'exploitation qui envoient sans nous l'annoncer des informations aux serveurs de Microsoft sont nombreux. Soit on n'est pas au courant, parce que ce n'est dit nulle part, et quelques personnes s'en rendent comptent en analysant le traffic réseau, soit c'est dit clairement des le contrat que l'on accepte avant d'utiliser un logiciel (comme Windows Media Player), mais premièrement le service n'a pas besoin de ces échanges d'informations pour fonctionner, et deuxièmement il est impossible de les désactiver (se déconnecter du net n'est pas une solution satisfaisante). Certaines personnes ne comprennent pas que c'est une violation de la vie privée de de l'utilisateur, que la loi interdit de collecter des informations sur ses clients sans les déclarer à la CNIL et les rendre consultables, éditables ou supprimables par leur propriétaires. Ils ne se rendent pas compte que si eux, en tant que particuliers n'en ont rien à faire que Microsoft sache qu'ils écoutent tel album de Lorie ou qu'ils ont commandé un disque dur sur Surcouf, cela peut gêner d'autres utilisateurs. Les utilisateurs que cela peut gêner peuvent être des hommes politiques, des businessman, des fonctionnaires, voire même des agents de la DST. Si Microsoft possède des infos sur vous sur leurs serveurs à Redmond, il est fort probable que la CIA ou d'autres services américains y aient accès. Si aujourd'hui vous êtes un simple étudiant de 20 ans, demain vous serez peut-être un élu, un militant s'opposant au régime, ou tout simplement un ingénieur chez Airbus devant prendre des décisions en étant sûr que Boing ne soit au courant de rien.

Malgré tout, il y a toujours des gens pour dire qu'un certain contrôle de ce qu'on fait peut être bénéfique, pour arrêter des terroristes, pour rendre le monde plus sûr, etc. À ceux-là, je leur dirai d'aller demander leur avis à tous les blogeurs et journalistes emprisonnés en Chine ou en Corée du Nord parce qu'ils sont considérés comme des criminels par le pouvoir en place. Le respect de la vie privée et d'un certains nombre de droits fondamentaux est primordial pour ne pas en arriver à une situation politico-industrielle insoutenable (je lisais un article il n'y a pas longtemps que désormais il ne faut plus craindre les dictatures politiques, mais les dictatures industrielles, bien plus insidieuses).

Dans le deuxième cas, lorsqu'on n'a pas d'exemple concret à avancer pour dénoncer une situation, il est toujours difficile de se faire comprendre. C'est la lecture d'un article sur le Framablog qui m'a poussé à écrire ce billet, car il m'offre un exemple d'une situation qu'il n'est pas facile de dénoncer. L'article peut être trouvé à l'adresse suivante http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/24/msn-windows-live-messenger, et traite de la façon dont Microsoft impose insidieusement l'ensemble de ses solutions logicielles aux consommateurs, en commençant par les plus jeunes. Je vous conseille vivement sa lecture, même s'il est un peu long. La question ici n'est pas de dénoncer une violation évidente de la liberté de l'utilisateur, comme c'est souvent le cas, mais de dénoncer la mise en place à long terme d'une telle situation parce que le public ne se rend pas compte de l'évolution du marché. Cette évolution est bien évidemment façonnée par la main d'industriels à l'éthique douteuse (quand on entre en bourse, le seul critère important est le profit, le reste vient après et n'est considéré que s'il a un incident sur le profit) et par l'absence de réaction des consommateurs, qui se laissent attirer par des fonctionnalités alléchantes mais oublient qu'en contrepartie on les enferme dans un système propriétaire et liberticide.

Imaginez mon désarroi quand je tente de convaincre mes amis qu'il faut arrêter d'utiliser MSN ou Facebook. Le gros problème est qu'ils se contentent de juger une solution sur ce qu'on voit à la surface, c'est à dire les fonctionnalités offertes à l'utilisateur. Dans le cas de Windows, j'ai toujours moyen de leur faire comprendre que depuis que je suis sous Linux je ne suis plus limité par la politique de fermeture de Microsoft, que c'est un système créé par des utilisateur, pour des utilisateurs, qu'il y a moyen de le personnaliser comme il ne sera jamais possible de personnaliser un système propriétaire, voire même qu'il est possible d'étendre les possibilités du système en bidouillant soi-même une fonctionnalité qui nous est indispensable, et qu'il est impossible d'avoir sous Windows. Pour ce qui est de Facebook, je n'ai pas d'alternative libre à proposer. Facebook est presque unique en son genre. Certes il y a Myspace, Hi5, ou d'autres plateformes, mais le problème est le même dans tous les cas, toutes ces plate-formes sociales enferment l'utilisateur. Il n'existe pas d'équivalent libre et respectueux de l'utilisateur à l'heure actuelle, comment puis-je leur faire comprendre qu'il faut faire le sacrifice de quitter Facebook si je n'ai rien à leur offrir à la place?? Idem pour MSN, il n'y a pas de solution libre proposant les wizz, la voix, la vidéo, les petits jeux en ligne.

Le problème à ce niveau là est le même que celui auquel s'attaquent les militants écologistes, il s'agit de tenter de créer un monde meilleur, pas un monde qui évolue le plus rapidement possible sans se soucier des conséquences à long terme. Construire un système informatique libre, respectueux des utilisateurs, étant prévu pour être implémentable par tout un chacun prend énormément de temps. Construire le même système au sein d'une entreprise, de manière fermée, en s'appuyant sur la puissance commerciale d'une base existante d'utilisateurs d'autres services, sans se soucier du respect des utilisateurs, cela prend beaucoup moins de temps, est moins coûteux, et apparaît aux yeux du public comme étant une meilleure solution, car cela leur permet de profiter de plus de fonctionnalités plus rapidement. La plupart des gens ne se rendent pas compte des problèmes que cela pose. Ils préfèrent utiliser MSN parce qu'il y a le démineur dedans, mais ils ne se rendent pas compte qu'ils n'auront jamais accès qu'aux cinq jeux qui sont proposés par Microsoft. Le jour où ils voudront un autre jeu, ils ne l'auront pas parce que personne n'est capable de créer un nouveau jeu, ne sachant pas comment ils sont implémentés. Concernant ce point ci, je dois avouer que dans de nombreux domaines je me situe au même niveau que le reste de la population, et que je ne me rends pas compte de ce genre de risques.

Il est donc primordial de refuser tout système fermé. Il n'existe pas de raison suffisante pour justifier l'utilisation d'un système fermé, car les avantages à court terme de l'utilisation d'un tel système ne valent pas les inconvénients qui en découleront à long terme. Un monde libre évolue bien plus rapidement qu'un monde fermé et propriétaire, il faut juste lui laisser le temps de démarrer et de rattraper son retard sur ce dernier

Pour en revenir au titre de ce billet, je vais citer en exemple le protocole de messagerie instantanée XMPP. En effet, il s'insère bien dans ce cadre de combat entre le libre et le propriétaire, avec d'un côté MSN, fermé et limité aux décisions de Microsoft, et de l'autre côté XMPP, ouvert, destiné à être distribué et non centralisé, et aux possibilités extensibles. J'ai parlé de MSN?Messenger un peu plus haut dans ce billet, et j'ai déjà dit qu'il était extrêmement limité. Même si à l'heure actuelle il offre plus de possibilités que son concurrent libre, il est totalement contrôlé par une boite qui n'a comme seul objectif que la création de profits, au détriment du respect de l'utilisateur. Il ne sera jamais possible de le modifier pour pouvoir y ajouter une fonctionnalité qui nous serait utile, que ce soit en tant qu'utilisateur ou en tant que professionnel qui a besoin d'intégrer une solution de messagerie instantanée à son produit. De l'autre côté, XMPP a à l'heure actuelle moins de fonctionnalités visibles du point de vue du l'utilisateur. Il n'y a pas encore de jeux, les clients sont moins complets, la voix et la vidéo ne sont pas encore stabilisés, etc. Par contre, il remplit parfaitement le rôle de base, qui est de faire de la messagerie instantanée, et il peut être utilisé relativement simplement dans des produits tout autres que de la messagerie instantanée.

Parmis les usages notables de XMPP, outre les exemples d'usage en tant qu'IM par Meetic, Google, Sun, IBM, et autres, on peut citer son utilisation par TiVo et par le Nabaztag. Dans les deux cas, il sert à remplacer le système de suivi d'info par rss, qui devient de moins en moins adapté aux utilisations actuelles d'internet. Dans le cadre du TiVo, la machine est notifiée en temps réelle de l'arrivée d'une nouvelle vidéo, et dans le cas du Nabaztag, le lapin est notifié de l'apparition de je ne sais quelle nouvelle info (mail ou autre, je ne sais pas trop à quoi sert cet appareil). Ici, l'intérêt d'un point de vue technique est que XMPP fournit un système de notification de type PUSH, et non de type PULL, c'est à dire qu'au lieu de faire une requête au serveur toutes les minutes pour savoir si il y a des nouveautés, il n'y a communication entre l'appareil et le serveur que lorsque qu'il y a vraiment une nouveauté. Cela réduit considérablement la charge que subit le serveur. Mais l'intérêt principal est que XMPP est libre et ouvert, extensible et complet, il aurait été impossible d'utiliser le protocole MSN pour faire la même chose, tout simplement parce que c'est un protocole fermé.

Un gros problème à l'heure actuelle dans la communauté du libre est que au lieu d'aider à développer des clients XMPP variés et performants, beaucoup de développeurs perdent leur temps à implémenter des protocoles fermés dans les clients libres. Si on prend l'exemple de Pidgin, j'ai lu dernièrement que 80% des ressources-développeurs du projet étaient utilisées à implémenter la voix et la vidéo MSN. C'est du gros gâchis, il vaudrait mieux qu'ils utilisent leur temps à implémenter des fonctionnalités XMPP qui sont en attente depuis des mois que de perdre leur temps à faire du reverse engeneering sur un protocole fermé. Implémenter un protocole ouvert est bien évidemment bien plus aisé et rapide, mais que voulez-vous, on ne peut pas les forcer à abandonner MSN, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Je ne peux pas les forcer, mais le jour où j'aurai une famille et des enfants (si j'en ai un jour), ils n'utiliseront ni Windows, ni MSN, je ferai tout pour bloquer les communications avec les serveurs de Microsoft, et mes enfants devront apprendre à vivre sans être dépendants de systèmes propriétaires.

mercredi 7 mai 2008

Latin 9 vs. UTF-8, azerty vs bépo

En écrivant mon dernier message, je me suis rendu compte d'une chose. Autant dans une police à chasse fixe, le caractère « … » peut sembler moins esthétique que trois points « ... » (et encore, c'est sujet à débat, et au moins cela prend moins de place pour la même information), autant dans une police classique le résultat visuel est aussi bon voire meilleur (dans le blog, c'est presque équivalent, mais tout de même mieux et dans l'éditeur de blogger, c'est vraiment meilleur).

Cela me fait me rappeler pourquoi l'unicode est vraiment meilleur que le latin 9 pour composer des messages en français. J'ai beau savoir que certaines choses sont moins performantes en utf (des recherche dans des gros fichiers, selon Crako, même si j'aimerais pouvoir m'en rendre compte moi-même), et que le fait d'encoder les caractères avec un nombre d'octets variables pose des problèmes dans certaines applications, il reste que sans utiliser un encodage unicode on ne peut pas respecter les règles basiques de la typographie française.

J'utilise régulièrement plusieurs caractères spécifiquement unicodes, comme l'espace fine insécable «   », avant les signes de ponctuation et dans les apostrophes françaises, le tiret quadratin « — », qui replace aisément les parenthèses, voire qui s'utilise en parallèle à elles, ou le « … » dont je parlais plus tôt dans ce message. Je suis conscient du fait que de nos jours, le problème principal est la qualité de l'orthographe et de la grammaire, ainsi que celle de l'expression orale ou écrite d'une manière générale, et que de ce point de vue là je suis loin d'offrir un exemple parfait, mais j'estime que ce n'est pas une raison suffisante pour délaisser la typographie.

Pour terminer, je crois qu'une autre raison pour laquelle on a délaissé certains éléments de typo et le fait que le clavier français est l'azerty. En effet, il ne permet pas d'utiliser de caractères unicodes, et certains caractères bien pratiques, telles que les guillemets françaises, ne sont accessibles qu'en altgr, donc personne ne les utilise. Vivement le jour où le bépo prendra le dessus, et qu'on se rendra compte que c'est vraiment une meilleur disposition de clavier que le vieil et mal concu azerty (encore faudrait-il que les gars qui s'investissent dans le projet se décident à stabiliser la disposition, et à sortir la version finale).

L'azerty fait partie du passé, tout comme le latin 9, mais malheureusement personne ne s'en rend compte, et il y a toujours des gens pour les défendre bec et ongles. Enfin, j'ai vu il y a quelques jours que l'usage de l'utf-8 venait de dépasser les 50% sur le net (avec l'iso en deuxième, et le russe et chinois à la suite — yeah, victory is near!).

mercredi 13 février 2008

048 et 209, ou pourquoi je ne peux pas utiliser mon compte gmail comme compte Jabber principal

Les meta-contacts et les bookmarks font partie des (sûrement nombreuses) xep que le serveur xmpp de Google n'a pas implémenté. J'en ai besoin, et donc je ne peux pas utiliser ce compte, il me faut garder un vrai compte, comme jabber.fr ou im.apinc.org.

J'aimerais bien que Google pense à se mettre à la page, et intègre un peu plus de fonctionnalités sur son serveur - celle que je viens de mentionner, mais aussi toutes celles que je n'ai même pas remarqué. J'ai par contre peur qu'ils ne le fasse que le jour où ils intégreront ces fonctionnalités dans leur client.

À propos du client, il serait bien qu'il se rapproche un peu plus de ses concurrents directs, comme WLM, et qu'il s'étoffe de nouvelles fonctionnalité. La plupart des critiques que j'ai lues lui reprochent en effet de ne faire rien de plus que du simple texte à deux (et de la voip, mais pas de MUC, ni trucs funs).

lundi 4 février 2008

De la perception du libre chez le grand public

Il y a eu ces derniers temps plusieurs événements qui m'ont marqués dans le monde du libre grand public, concernant la perception et la reconnaissance des technologies libres par les particuliers, les pouvoirs publics, et les grands médias. Depuis bientôt deux ans je milite (à mon modeste niveau) pour l'utilisation des logiciels libres, non pas parce qu'ils sont meilleurs (je les préfère, mais je comprend qu'une entreprise peut avoir des besoins que le libre ne peut pas satisfaire pour le moment), mais parce qu'ils sont sous médiatisés proportionnellement à ce qu'ils pourraient apporter à tout un chacun, et que si personne n'utilise par exemple Linux c'est surtout parce que le grand public n'en entend jamais parler. Heureusement la « lame de fond » que constitue le libre commence à faire changer les choses, et en voici quelques exemples.

On a tout d'abord l'adoption massive de Firefox, avec 25 % de parts de marché en France, 28 % au niveau mondial, et près de 45 % dans certains pays. Certes, 28 % ça veut dire que Internet Explorer a autour de 70 % de parts de marché, mais comme la tendance est à la prise de part de marché par Firefox (il y a tout de même une très petite perte dans certains pays) tout s'annonce pour le mieux. De plus, les pays d'Europe de l'est sont ceux qui présentent les pourcentages les plus élevés. Si je ne me trompe pas, cela veut dire que les pays qui ont accédé à l'ère du numérique plus tard que leur confrères de l'Europe de l'ouest n'ont pas cette culture « Microsoft Windows Internet Explorer est la seule solution existante », il sont plus ouverts aux solutions alternatives que nous. Avec l'Afrique et l'Asie qui s'équipent progressivement je parie que les parts de marché du navigateur libre va augmenter dans les années à venir.

On a ensuite l'arrivée des ultra-portables à bas prix tels que l'OLPC, le Eee d'Asus ou le Classmate d'Intel qui sont très populaires et dont on entend beaucoup parler dans les médias grand publics ou spécialisés en technologie (dans le style Clubic, je ne mentionne même pas les médias spécialisés en logiciel libre). Leur couverture médiatique importante permet de faire énormément de publicité pour Linux et les logiciels libres en général (par contre ça a tendance à un peu trop associer Linux avec du matériel peu cher et bas de gamme, une plus grande médiatisation de ce que propose Dell - un ultra-portable autour de 1000 € et plus - ne ferait pas de mal).

Vient maintenant quelque chose qui m'a énormément étonné et fait plaisir, et qui est arrivé dans mes podcasts Miro : l'émission « Plein écran » du 3 février sur LCI. Elle a pour titre « Les allées de Solutions Linux » et traite de plusieurs aspects de Linux pendant près d'un quart d'heure. Elle m'a fait très plaisir parce qu'elle représente parfaitement bien le changement qui s'opère actuellement dans les grands médias avec le passage du logiciel libre d'un statut de « truc alternatif réservé aux geeks mal rasés » à « nouvelles technologies innovantes et d'avenir parce qu'on peut baser dessus des business model performants ». Au rythme où ça va je suis persuadé qu'on aura bientôt droit à une émission en prime time traitant de l'économie du logiciel (pourquoi pas un Capital, avec tout un reportage sur le logiciel libre ou sur le combat Windows - MacOS - Linux ?).

Et maintenant le meilleur pour la fin selon moi : le rapport Attali et les récentes annonce du ministère de la défense. Le rapport Attali traite de l'augmentation du pouvoir d'achat et de la relance de la croissance économique. Il préconise l'adoption d'un certain nombre de mesures économiques et sociales, dont par exemple certaines sur l'immigration, mais surtout pour ce qui nous intéresse ici plusieurs sur les logiciels libres. Le constat est simple : le marché du logiciel propriétaire est dominé par des entreprises étrangères (américaines principalement) alors que la France fait partie des leaders mondiaux au niveau du logiciel libre (je n'ai pas de chiffres exacts mais je crois que je ne me trompe pas en affirmant cela), donc en favorisant les logiciels libres on stimule l'économie française et non celle du pays de l'Oncle Sam. Le gouvernement cherche de plus à relancer une vraie concurrence dans le monde des logiciels, ce qui sera bénéfique pour tout le monde. Il prend enfin conscience du rôle qu'il a à jouer dans la bataille contre les monopoles qui existent dans ce domaine (le monopole de Microsoft principalement, mais il y en a d'autres déjà présents ou en formation).

En ce qui concerne le ministère de la défense, on vient d'avoir droit à une annonce officielle que j'attendais depuis très longtemps et qui affirme entre autre en substance qu'il est inacceptable que des secteurs clés de nôtre pays (la défense et la sécurité du territoire) soient dépendants du bon vouloir d'une entreprise étrangère. Ainsi, en plus de faire des économies, le ministère prône l'utilisation du libre pour des raisons politiques et idéologique, et c'est la première fois que je vois ça à un tel niveau. On a maintenant, en plus des 350.000 postes du ministère de l'agriculture (et de l'éducation ?) qui se sont mis à l'utilisation de logiciels libres (OpenOffice.org. Thunderbird et Firefox principalement), le ministère de la défense devient un des plus gros utilisateurs de libre en France. Les 70.000 postes clients de la gendarmerie nationale, qui étaient déjà équipés du navigateur et de la suite bureautique libre vont progressivement passer sous Ubuntu d'ici 2013. Une économie de 20 % sera faite par la même occasion (et oui, si le logiciel en lui même est gratuit, le support coûte plus cher, mais il permet de faire vivre l'économie nationale). Une autre initiative du ministère de la défense est le projet Milimail qui ajoute des fonctionnalités à Thunderbird pour répondre à des besoins internes du ministère, puis propose ces améliorations sous forme d'extensions pour le logiciel de Mozilla, et aide à leur intégration dans la future version 3. Cette initiative va avoir énormément de retombées positives pour Thunderbird, et on ne peut que l'applaudir.

Allez, vive la France, et Banzaï !

samedi 26 janvier 2008

Arrivée de SIP et de Jabber

Depuis que je suis à Centrale, rien de vraiment génial n'était arrivé sur le réseau, juste de petites améliorations ici ou là. De plus, j'ai toujours eu l'habitude d'entendre parler du c.r.i. lorsqu'ils avaient fait quelque chose qui nous posait problème, comme toujours on parle surtout de ce qui ne marche pas et pas de ce qui tourne parfaitement.

Et bien pour une fois, je dois dire que le c.r.i. a fait du bon boulot. En mettant en place le VPN (qui nous a d'ailleurs posé de très gros problèmes au début), ils ont fait quelque chose d'excellent. Enfin, ce qui est vraiment excellent, c'est qu'ils sont à nôtre écoute et nous ouvrent tous les services que nous demandons.

Ils avaient mis en place le pop et l'imap ainsi que msn (et la vidéo qui va avec) de manière transparente, c'est à dire sans passer par le proxy, et désormais suite à une demande de tuxp, ils ont ouvert les services jabber et sip. Je n'ai qu'une chose à dire : « yahouuuuuuu !!! », j'attendais ça depuis des mois. Cela me permet d'appeler mes parents (j'ai quitté Skype depuis bientôt un mois), et me donne la possibilité d'utiliser sendxmpp, qui ne passait pas le proxy.

Le mot de la fin est : merci le RézoLéo, et merci le C.R.I.

dimanche 17 juin 2007

Petite fierté personnelle

Et oui, il y a deux ou trois trucs dont je suis fier, et ceci en fait partie : je n'ai aucun logiciel piraté sur mon ordinateur.

Je sais que ça peut paraitre étrange comme ça, mais ça a une très grande signification pour moi. Sous Windows, la moindre recherche de logiciel finit par l'installation d'un programme propriétaire payant ou d'un shareware, et dans les deux cas, pour pouvoir profiter de possibilités supérieures à celle offertes par la version d'évaluation, il faut acheter une licence. Bien évidemment, personne ne paye de licence, pirater le logiciel est tellement simple. Et bien moi, je suis tout heureux (imaginez un gars à l'air benêt avec un grand sourire si vous avez du mal à vous représenter la scène) de pouvoir affirmer que je n'ai aucun logiciel piraté sur mon ordinateur.

Certes, j'ai un Linux, donc à peu près tout ce qui est à ma disposition est libre, donc gratuit et par conséquence non piratable, mais cela fait partie de ma fierté. Il y a tout de même quelques logiciels propriétaires et payants sous Linux mais je n'en n'ai aucun. Je n'ai pas succombé à la tentation d'installer tel ou tel logiciel piraté parce qu'il est soit-disant meilleur que tous ses concurrents libres, je me suis contenté de ce que le monde du libre m'offrait, pour quelque part montrer mon attachement à cette philosophie qui veut que la connaissance n'a pas de prix, et l'immatériel non plus. Cet état d'esprit était déjà le mien lorsque j'étais encore sous Windows. Je refusais d'installer Microsoft Office piraté, utilisant OpenOffice.org, et je faisais de même pour Winrar et 7zip par exemple. Utiliser un logiciel piraté fait énormément de mal à ses concurrents libres, car fait croire à l'utilisateur que le libre n'a plus l'avantage de la gratuité, qui est souvent le seul critère compréhensible par celui-ci. C'est ainsi que je ne propose aucun programme piratable ou piraté sur mon ftp, je préfère y mettre les installeurs de leurs équivalents libres.

Je fais toutefois une exception regrettable en ce qui concerne les jeux, et avais du mal à me séparer de certains jeux sous Windows, tels que CS:S, mais c'est réparé désormais, car je ne joue plus qu'à de magnifiques jeux libres (pour les "petits jeux"), et à Tribal Trouble, dont j'ai acquis la licence pour soutenir ces développeurs qui créent des jeux qui me plaisent et sont compatibles avec Linux. Une autre exception que je suis obligé de faire concerne la musique et les films, car je suis dans l'incapacité de ma contenter de ce qu'offre le libre, et dans celle d'acheter tout ce qui me plaît...

Le prochain objectif est désormais de me débarrasser de toute trace de logiciel ou contenu propriétaire sur mon ordi, tels que codecs (vlc devrait suffire pour les films, mais pas pour la musique, car non optimisé pour la gestion d'une bibliothèque), polices (les polices "liberation" feront surement l'affaire), pilotes (ATI/AMD entre autres) ou logiciels gratuits (Skype, unrar), mais je sens que cela va être bien plus difficile car je n'envisage pas un passage d'Ubuntu à Debian pour le moment (pour me débarrasser de tous les pilotes propriétaires présents nativement dans Ubuntu).

mardi 30 janvier 2007

DRM de merde

Il y a en ce moment un petit mouvement qui a été lancé sur la bloguosphère française. Il se nomme "DRM de merde", et son principe est de demander à tous les blogueurs de créer un billet dans lequel il dit se qu'il pense du système de DRM qui existe actuellement .

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : les DRM, c'est de la merde. J'utilise un système linux sur mon ordinateur, et non Windows de Microsoft, ou MACOS de Apple, ce qui fait que je n'ai pas accès à Windows Media Player, ou Itunes, et donc le seul moyen que j'ai pour lire un fichier DRMisé est de violer un certain nombre de lois. De plus, c'est relativement long/compliqué, en gravant le fichier sur un cd pour lui faire perdre son verrou, etc... Il est donc beaucoup plus simple pour moi de télécharger un fichier illégalement. C'est moins cher, plus facile, ça permet de tester l'écoute de nombreuses chansons. Le seul système légal qui propose les mêmes avantages, c'est l'utilisation de sites comme jamendo, ou dogmazic, avec de la musique sous license libre.

Il m'arrive régulièrement d'acheter des CDs, sur un coup de coeur dans un magasin, mais jamais je n'achèterai un fichier ou un CD DRMisé, c'est le premier critère déterminant pour le choix de ce que j'achète. Tant que l'industrie du disque ne l'aura pas compris, elle pourra toujours se lamenter en clamant que son chiffre d'affaire diminue, ou stagne.

Le support CD n'est pas mort, en tout cas pas avant qu'il ne soit remplacé par un autre support (DVD->HDDVD CD->HDCD ?), mais je crois que l'avenir du marché de la musique passe par internet, par les plateformes de vente en ligne, tel que le FNAC, itunes store, etc...Mais tant que les majors et les vendeurs n'auront pas pensé au consommateur avant de mettre en place des mesures de restriction abusives, qui ne sont compatibles qu'avec un lecteur mp3 précis (spécial dédicace à Sony et Apple ;-) ), ça ne mènera à rien. En plus, déjà l'idée de DRM peut déranger, mais si en plus ces DRM sont tous différents, qu'ils ne sont compatibles qu'avec certains modèles de lecteurs, et que pour finir, les compagnies qui créent ces DRM ne les utilisent plus au bout d'un certain temps, tuant de ce fait l'ensemble de la musique vendue avec (puisqu'elle ne pourra plus être lue légalement au bout d'un moment, aucun lecteur ne gérant plus ce DRM), c'est du gros n'importe quoi.