Le blog de vetetix

F&BG, comme toujours

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À mon billet sur l’anonymat et la vie privée, Geo a attaché un commentaire sur Facebook:

mouarf… T’as jamais pensé t’inscrire en droit, histoire de pouvoir présenter un avis éclairé sur ces sujets?

Alors…

C’est mal de commenter sur Facebook alors qu’il y a déjà un système de commentaires sur le blog (pareil avec les commentaires sur Greader).

C’est pas un peu exagéré de s’inscrire en droit (et donc faire au moins trois ou cinq ans de droit) pour parler d’un sujet précis ? La prochaine fois que je m’exprimerai sur la politique, j’en profiterai pour faire un master à Science-Po, et une demi-décennie d’études en production audio-visuelle me donnera le droit de donner mon avis sur la qualité du film que je viens de voir.

Si on ne devait parler que des choses que l’on maîtrise complètement, on ne s’exprimerait plus sur rien du tout. J’accorderai à tous mes détracteurs que l’avis que je donne sur la plupart, si ce n’est la totalité, des sujets n’est parfois pas assez éclairé, mais c’est en général une incitation au débat plus qu’un étalage de vérités absolues.

Je suis ouvert à toute suggestion si mes propos sont totalement erronés, ainsi qu’à toute proposition de lecture qui me permettrait de me forger un meilleur avis sur les sujets en question. Je suis préparé à recevoir toute critique utile, les commentaires sont ouverts pour cela (d’ailleurs, certaines fanatiques de Michael Jackson ont trouvé la faille).

Un simple « mouarf », traduisible en « t’es mauvais et tu dis n’importe quoi, arrête donc de t’exprimer » n’est ni utile, ni productif.

Réponse à Aliocha

Pas de commentaires

Je viens de poster un commentaire à un billet d’Aliocha. Comme je préfère rassembler toutes mes « créations » sur mon blog, je le copie ici :

Je dois vous dire que je suis fortement déçu par votre billet. En général j’apprécie énormément la lecture de votre blog, mais là j’ai comme un goût amer à la bouche.

Vous commencer par émettre des réserves vis-à-vis du gratuit, en défendant la rémunération des auteurs. Si je ne me trompe pas, votre blog est totalement gratuit, il n’y a même pas de publicité dessus. Le temps que je passe à vous lire, c’est du temps que je ne passe pas sur un livre acheté à la FNAC ou sur un journal acheté en kiosque. Dois-je en déduire que vous critiquez un système que vous faites vivre ?

En critiquant cette gratuité vous vous opposez aux technologies de communication modernes. Je fais partie de ceux qui considèrent comme du « fair use » le fait de pouvoir s’échanger légalement toute œuvre lorsqu’il n’y a aucun enjeu économique personnel. Pour autant, je ne veux pas faire mourir les artistes, je souhaite que soit mis en place un système de licence globale (cela fonctionne pour la radio, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour les échanges sur internet. Ce n’est certes pas parfait, l’évaluation des volumes d’échanges se ferait probablement un peu au pifomètre, mais je fais confiance à une autorité dédiée et indépendante pour être juste), et en attendant, j’achète des CD et des DVD (autour de 250€ par an, en plus des rares places de cinéma), on peut donc difficilement dire que je suis un « pirate » qui fait mourir l’industrie culturelle.

Je ne m’étendrai pas sur l’utilisation maladroite d’une mauvaise analogie entre le partage sur internet et l’exploitation du service d’un plombier. Venant d’une journaliste, cela m’étonne d’autant plus, vous devriez savoir que les analogies sont toujours hasardeuses. La prochaine fois, comparez le partage sur internet à la spoliation des juifs en 1940, cela nous permettra au moins de rigoler en invoquant le point Godwin.

Pour finir, contrairement à ce que vous tentez de nous faire croire, vous prenez la défense du projet HADOPI. En dehors du débat de fond sur la nécessité ou non de créer cette haute autorité ( débat sur le « fair use », et sur l’incidence supposée du partage sur le chiffre d’affaire de l’industrie — les fondements du projet de loi étaient déjà bancals), toute l’opposition au gouvernement avait insisté sur la nécessité de faire intervenir la CNIL au plus haut niveau dans la HADOPI, sur celle de passer par un juge, d’autant plus qu’il s’agissait de couper la connexion des gens. L’atteinte à la liberté d’expression a été invoquée il y a longtemps, n’essayez donc pas d’excuser le gouvernement. La mutation de la peine en une amende faisait, de même, partie de l’un des amendements refusés, comme la quasi-totalité des amendements de l’opposition. Le gouvernement ne récolte que ce qu’il a semé, et au passage nous prouve que le respect des Droits de l’Homme et de la Constitution ne fait pas partie de ses priorités, alors que celui des intérêts financiers de ses amis « artistes » passe au premier plan.

Passons maintenant à la critique de ce que vous dites en réponses aux commentaires.

Non, nous ne faisons pas de nos artistes des fonctionnaires. Ils sont libres de créer ce qu’ils souhaitent, de faire des concerts et autres représentations publiques, de vendre des CD (séries limitées par exemple) ou des produits dérivés. La licence globale ne concerne que les partages non commerciaux de leurs œuvres entre internautes.

Vous vous targuez une fois de plus de vouloir défendre les intérêts économiques des artistes, vous accommodant du système actuel tant qu’une alternative n’existe pas. Très bien… Par contre, ce n’est pas en passant un an et demi sur un projet de loi qui part à la mitraille au conseil constitutionnel que l’on fait avancer les choses. L’industrie culturelle n’est pas morte à l’heure actuelle (elle se porte merveilleusement bien, contrairement à ce qu’elle voudrait nous faire croire), nous avons donc du temps disponible pour discuter des détails de la licence globale.

Je suis un tout petit blogueur. Seul, sans reconnaissance, sans génie, sans style, sans un français parfait, sans un goût sûr lorsqu’il s’agit de décider d’écrire un billet ou de le laisser tomber.

La blogosphère a cela de fascinant qu’elle rend célèbre des anonymes sans trop qu’on sache pourquoi. Dans le cas d’économistes, d’avocats, de militants/personnalités politiques ou d’autres spécialistes de sujets pointus on peut facilement voire la raison : ils apportent au commun des mortels que nous constituons une vision de connaisseur sur leurs sujets respectifs. On se prend alors d’intérêt pour les gardes à vue ou les juges d’instruction (ce n’est pas le « 6 minutes » qui va nous l’apprendre), pour des notions théoriques d’économie, ou encore pour les dessous de la politique nationale ou européenne (là, ce n’est pas le JT de 20h de TF1 qui va nous ouvrir les yeux…).

Mais dans certains cas, on ne comprend pas bien. Le blogueur en question n’a pas de réelle compétence, parle de sa vie, de ses petits passe-temps, de sujets techniques sans pouvoir se prétendre expert dans le domaine. Pourtant leurs blogs sont connus, leurs visages sont reconnus dans les salons spécialisés, ils atteignent la consécration ultime en étant placé en haut du classement Wikio.

Un design de site recherché, de billets soigneusement choisis, un style mêlant l’humour au sérieux, une photo de soi en haut à droite de la page d’accueil et hop, c’est parti. Pas besoin d’avoir fait des études de journalisme, d’avoir fait ses preuves en bas de la chaine journalistique pour avoir un jour la chance d’écrire une colonne à son nom. Un brin de génie, beaucoup de naturel, une touche d’originalité suffisent à se faire un nom.

C’est sûr qu’avec ça les « vrais » journalistes (avec carte de presse et accréditation qui brille et qui dit « j’écris dans un journal moi, môssieur, pas sur un blog »), peuvent se sentir menacés. Toute une partie de la population, les jeunes branchés à internet, les futurs décideurs, les futurs consommateurs de contenu sérieux (dans quelques années, pour l’instant ils sont jeunes, boivent de l’alcool et se droguent, mais c’est une autre histoire) passent plus de temps à lire les divagations des blogueurs connus que les colonnes des quotidiens. Et quand ils lisent les journaux, c’est le « 20 minutes » ou « Métro », donc pas de quoi s’exciter chez les journalistes.

Nous les djeunes, on aime bien les gens qui disent ce qu’ils pensent, qui n’hésitent pas à être presque vulgaires parce qu’il n’y a pas de raison d’utiliser des termes recherchés quand à l’oral on utilise des « Fuck, putain de sa mère j’ai plus de bédo, j’arrive plus à taffer ». Certes, dans le cas des vrais journalistes, il y a soit-disant une éthique professionnelle qui les empêche de raconter leur vie, de donner leur avis personnel, mais il y a surtout une nécessité de ne pas froisser les intérêts des gros pachas qui financent leurs publications.

On commence à voir des journaux en ligne qui se rapprochent de blogs. Typiquement, sur Rue89 il y a des articles qui ne paraitraient jamais dans un journal imprimé, mais dans la presse-papier je n’ai pas vu grand chose bouger (enfin, faut dire que je ne suis pas trop ce qu’il s’y passe… Payer 1€50 pour un journal de 100 pages dont je lirai trois articles ça ne m’intéresse pas beaucoup — puis ils ne disent pas beaucoup de mal de de l’HADOPI dans les vrais journaux, donc c’est moins drôle).

Où en étais-je ? Ah, oui, dur d’être un petit blogueur insignifiant et inintéressant. Loin de moi tout de même l’idée de tenir un blog reconnu et au top du classement Wikio. Toute cette pression, tous ces commentaires critiquant les petites fautes d’orthographe, c’est pas pour moi. Je suis juste content quand quelqu’un me dit : « Ah, tiens, vetetix, je suis tombé sur ton blog l’autre jour. Il est sympa, il y a des passages marrants :-) Bon, il y a plein de billets super long et tout chiants parce qu’ils parlent d’ordi et que je m’en fous, mais les petits billets sont marrants… parfois :D  ».

Non, mais sérieusement, bloggez les gens, bloggez… Myrddyn, bouge tes grosses fesses et crée ton blog :D

Sondage : Suivi des commentaires

5 commentaires

Ce billet est un petit sondage pour savoir comment vous « suivez » les commentaires des billets.

Je sais qu’un blog n’est pas le meilleur endroit pour avoir mener une discussion, mais il faut bien faire avec ce qu’on a. Quand un commentaire m’invite à poster une réponse, je le fais, mais je me dis que personne ne va voir ma réponse.

Le seule moyen de suivre tous les commentaires est de s’abonner à leur flux :

J’imagine que tous ceux qui suivent mon blog le font grâce au flux rss global, est-ce que vous suivez aussi les commentaires de cette manière ? Si vous ne le faites pas, je vous invite à le faire. Depuis quelques temps, je modère tous les commentaires (même les miens, merci Dotclear…), pour éviter complètement les spams (il y en avait quelques-uns).

Myrddyn a partagé un lien vers un billet de presse-citron, avec lequel je ne suis pas d’accord.

Éric Dupin y explique qu’il y a, ou qu’il y aura très certainement, des marques génériques tombant dans le domaine public (un peu comme un frigo, un escalator ou une mobylette, qui étaient des marques à une époque, mais qui sont passées dans le domaine public sous la forme de noms communs car ils étaient trop connus).

Globalement, je suis d’accord avec l’article, il devrait y avoir des marques génériques un jour ou l’autre, mais je trouve ses exemples peu représentatifs.

Certes, on utilise le verbe « googler », et même si à l’heure actuelle on l’associe très fortement aux services de Google, il n’est pas impossible qu’on l’utilise pour désigner un autre moteur de recherche. Il en va de même avec Digg ou Twitter, on peut dire « J’ai diggé ce lien », ou « j’ai envoyé un tweet » alors qu’on utilise un autre service.

Mais tout ceci ne concerne qu’un usage, pas un produit. Deux boites différentes fournissent un même service, on peut envisager qu’un jour ou l’autre on utilise un terme générique pour désigner l’usage du service, par contre, on ne dira jamais « Ceci est un google » ou « Ceci est un twitter ». En tout cas, c’est ce que je pense.

D’autre part, il mentionne Youtube ou Netvibes ou Pandora. Je ne vois pas ce que ça vient faire là. Je n’ai jamais entendu personne dire « j’ai youtubé cette vidéo ».

Enfin bon, peut-être que je me trompe, mais j’ai vraiment l’impression qu’il s’est un peu emballé.

Ah, et pour finir il dit que Coca-Cola n’est pas une marque générique, alors qu’on dit communément « Je veux un coca » même si c’est pas un Coca-cola, mais une copie pouce ou auchan.

Ah, et pour vraiment finir, il affirme que Microsoft c’est pas une marque générique, et pour le coup, je suis bien d’accord avec lui (il faut bien pondérer un peu mon article), encore heureux…

Bloguez mes amis, bloguez

2 commentaires

J’ai découvert dernièrement que Tsuki avait créé un blog. Bien que je n’approuve pas du tout le choix de la plateforme, c’est avec joie et bonheur que je lis ses billets.

Y a-t-il d’autres personnes que je connais et qui ont un blog ? S’il y en a, il faudrait que je crée une petit blog roll (c’est comme ça qu’on dit ?).

Quoi qu’il en soit, ouvrez tous un blog, et racontez-y tout et n’importe quoi. Votre vie, des trucs intéressants, d’autres moins, le principal est de savoir ce que font ou pensent les gens qu’on connait. Là on va doucement prendre des chemins différents, on ne va plus trainer sur les même salons de discussion 24h/24, et surtout, on ne va plus habiter dans la même ville. Des blogs pourraient être intéressants pour créer des échanges.

Évitez les plateformes comme Live.com, ou skyblog, il y a des trucs très bien chez wordpress.com ou chez free.fr.

Activez le RSS, partagez les liens, et zhooouuuuu, c’est la fête \o/

Les dernières annonces de Google concernant la fermeture de certains services peu rentables, et surtout l’évocation par plusieurs bloggeur de la fermeture de Google Reader m’ont fait un peu réfléchir. Il me semble assez peu probable que Google Reader soit coupé, au pire des pubs contextuelles apparaitraient, mais sait-on jamais.

Google Reader est un super service, dont j’aurais vraiment du mal à me séparer. Au pire, je pourrais mettre en place un tinytinyrss en local[1], mais je n’ai pas trouvé de client lourd rss qui soit acceptable. Tous les clients que j’ai testé, Liferea, Thunderbird, Evolution, etc., trouvent leurs limites quand on essaie de gérer plusieurs centaines de flux avec des configurations différentes pour certains d’entre eux (Gestion des éléments lus, classement par date croissante ou décroissante, affichage des flux contenant de nouveaux éléments uniquement, etc.).

Google Reader offre quelques fonctionnalités sympathiques : le partage rapide avec ses contacts, et le bookmarking rapide. J’ai usé et abusé de ces deux fonctionnalités, mais en faisant un petit bilan je me suis rendu compte que je n’étais pas satisfait. En effet, les contenus bookmarkés ou partagés de cette manière, en particuliers les commentaires ajoutés manuellement, seront « perdus » le jour où je déciderai de ne plus utiliser le service (ou qu’il disparaitra).

On peut exporter la liste des flux suivis, mais on ne peut pas exporter la liste des éléments partagés ou bookmarkés.

J’ai donc décidé de ne plus utiliser ces deux fonctionnalités, mais de me reposer sur le système de bookmarks de mon navigateur, et de partager les liens via mon blog. Je ne sais pas encore comment m’organiser exactement, ni quelle forme les billets vont prendre, mais je pense que ça va ressembler aux billets « En vrac » que l’on trouve sur le Standblog

Notes

[1] Ah, d’ailleurs, bonne idée, je vais faire ça, je vous ferai un petit bilan