Le blog de vetetix

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mardi 14 juillet 2009

Non, Facebook ne tuera pas mon blog

À mon billet sur l'anonymat et la vie privée, Geo a attaché un commentaire sur Facebook:

mouarf... T'as jamais pensé t'inscrire en droit, histoire de pouvoir présenter un avis éclairé sur ces sujets?

Alors…

C'est mal de commenter sur Facebook alors qu'il y a déjà un système de commentaires sur le blog (pareil avec les commentaires sur Greader).

C'est pas un peu exagéré de s'inscrire en droit (et donc faire au moins trois ou cinq ans de droit) pour parler d'un sujet précis ? La prochaine fois que je m'exprimerai sur la politique, j'en profiterai pour faire un master à Science-Po, et une demi-décennie d'études en production audio-visuelle me donnera le droit de donner mon avis sur la qualité du film que je viens de voir.

Si on ne devait parler que des choses que l'on maîtrise complètement, on ne s'exprimerait plus sur rien du tout. J'accorderai à tous mes détracteurs que l'avis que je donne sur la plupart, si ce n'est la totalité, des sujets n'est parfois pas assez éclairé, mais c'est en général une incitation au débat plus qu'un étalage de vérités absolues.

Je suis ouvert à toute suggestion si mes propos sont totalement erronés, ainsi qu'à toute proposition de lecture qui me permettrait de me forger un meilleur avis sur les sujets en question. Je suis préparé à recevoir toute critique utile, les commentaires sont ouverts pour cela (d'ailleurs, certaines fanatiques de Michael Jackson ont trouvé la faille).

Un simple « mouarf », traduisible en « t'es mauvais et tu dis n'importe quoi, arrête donc de t'exprimer » n'est ni utile, ni productif.

lundi 13 juillet 2009

Google Chrome OS est-il une bénédiction ou un véritable danger ?

En entendant il y a quelques jours l'annonce de la création d'un système d'exploitation destiné à faire tourner Google Chrome, je ne savais quoi penser. Cela avait l'air d'être une bonne nouvelle, mais je n'arrivais pas à en saisir tous les tenants et les aboutissants. Cet article, partagé par l'April, a permis d'affiner ma vision de la chose.

logo_chrome.jpg

Chrome OS n'est donc qu'un noyau Linux optimisé pour ne faire tourner que Google Chrome, le navigateur développé par Google. Il sera à priori impossible d'y installer d'autres programmes, seulement des applications web et des plugins et extensions de Google Chrome.

Du bon

Il y a du bon dans cette nouveauté. Un OS complet, qui devrait être libre et gratuit, permettra de concurrencer très fortement les systèmes d'exploitation propriétaires et payants (au hasard, Windows et MacOS). Cela forcera ces derniers à s'améliorer ce ne peut être qu'une bonne chose. Cela concurrencera aussi les systèmes libres, mais l'impact sera probablement beaucoup moins important (une fraction d'un pourcent de marché, ce n'est pas la même chose qu'une fraction de quatre-vingt quinze pourcent du même marché).

Du moins bon

Chrome OS pousse à la mise en place définitive du Minitel 2.0, c'est à dire à un transfert complet des compétences et de l'intelligence informatique dans des serveurs centraux au détriment des clients utilisés pour s'y connecter. L'ordinateur client deviendrait donc quasiment qu'un outil complètement bête pour se connecter au nuage de données et d'intelligence situé sur internet.

Si le concept de Cloud Computing n'est pas totalement mauvais, et doit même être considéré comme une aubaine dans certains cas, l'usage que souhaite en faire Google avec son Chrome OS pousse le concept à son extrême. Là où Opera, avec son projet Unite, tente de casser cette tendance à tout héberger sur internet, Google choisit la voie inverse.

Tant que le Cloud Computing personnel, c'est à dire hébergé et contrôlé par l'utilisateur lui-même n'est pas entré dans les mœurs, une telle migration n'est en rien souhaitable, car elle aurait pour conséquence de donner tout le contrôle aux grands noms du web (Google, Yahoo, Microsoft (erf), Apple).

jeudi 9 juillet 2009

Quel rapport entre droit à l'anonymat, vie privée, et utilisation commerciale d'informations personnelles ?

Je viens de lire un billet d'Aliocha qui m'a un peu énervé. Non pas que je souhaite à tout prix m'opposer à elle, mais là elle s'exprime à nouveau sur un sujet qui me semble important et qu'elle traite avec trop de légèreté.

Elle parle d'anonymat et confond, comme beaucoup de monde, le droit à l'anonymat sur internet et le fait d'étaler sa vie privée au grand public. Ensuite, elle fait un lien entre ce droit à l'anonymat et le fait d'exister dans une base de donnée de la FNAC disant qu'elle aime lire des polars, alors que c'est un sujet à nouveau différent des deux premiers…

Droit à l'anonymat

Ce sujet m'interpelle car il fait débat à l'heure actuelle, et il y a des velléités de légiférer à ce sujet.

Pour moi, le droit à l'anonymat n'est pas réellement un droit. Il est un peu comme le droit d'être anonyme dans la rue. vous marchez dans une rue, personne ne connait votre identité, et il n'existe pas de trace réelle de votre passage, mais en cas de problème on peut toujours retrouver une caméra de surveillance qui vous a surpris, ou des témoins qui peuvent vous identifier. Sur l'Internet, c'est pareil : vous êtes anonyme mais en cas de problème la justice peut avoir accès aux logs de connexion du site sur lequel vous avez répandu vos insultes ou diffamations. L'anonymat existe donc, mais est relatif.

Il n'est à mon sens pas nécessaire de changer le statut quo actuel en matière d'anonymat. Officialiser l'existence de l'anonymat, et créer un droit à l'anonymat en séparant personne physique et avatar virtuel ? Quel en est l'intérêt ? Si c'est pour autoriser les gens à faire tout et n'importe quoi du moment qu'ils n'affichent pas leur vraie identité, je ne vois pas en quoi c'est un progrès. Le « droit à l'oubli », sur lequel je reviendrai un peu plus loin, ne justifie pas une telle mesure.

L'excès opposé, c'est à dire l'interdiction de l'anonymat, que j'ai déjà vu proposé plusieurs fois en ce qui concerne les sites « importants », ou sites de journaux « professionnels », me semble encore plus dangereux et digne d'un régime totalitaire. Interdire l'anonymat, c'est identifier immédiatement les opposants au régime le jour où des évènements de grande ampleur ont lieu. Autorise l'anonymat dans la création de son site en ligne, c'est effectivement s'exposer à une baisse significative de la qualité des commentaires, mais c'est aux administrateurs de ces sites de décider de la « ligne éditoriale » en ce qui concerne la qualité des commentaires.

Et puis de toute façon, comment n'autoriser que les commentaires « identifiés » (notez que je ne dis pas « authentifiés », qui revient à être anonyme mais à garder le même pseudonyme à chaque visite) ? Tant qu'on n'aura pas, comme en Estonie, un système fiable, sécurisé et géré par un organisme gouvernemental pour garantir son identité numérique, l'anonymat est la règle.

Personnellement je choisis de ne pas être anonyme, parce que je sais que les rares fois où je l'ai été, il m'est arrivé de me rendre compte par la suite que j'avais un peu exagéré et avait passablement renié mes propres valeurs. J'ai choisi d'avoir un nom de domaine à mon nom, d'utiliser une adresse email ultra-personnelle (prenom@nom.origine-géographique, on peut difficilement faire moins anonyme), et quand j'utilise un pseudonyme, il est systématiquement accompagné de mon vrai nom dans mon profil. Je ne vois pas ce que l'anonymat m'apporterait, donc je ne l'utilise pas, mais je pense que chacun doit être libre de choisir.

Droit à la vie privée

Le problème de l'étalage de la vie privée des gens sur l'Internet est totalement différent de celui de l'anonymat. Pourtant on associe systématiquement les deux, comme s'ils étaient liés. Ici on parle de rendre publique la vie privée, soit la sienne par manque de précaution, soit celle des autres, pour la même raison avec en plus un manque de délicatesse.

Balancer sa propre vie privée sur l'Internet, sur son blog, sur Flickr ou Picasa, sur Facebook ou tout autre réseau social, ce n'est pas le problème de l'État ou du gouvernement. C'est un problème d'éducation, pour savoir ce qui peut être rendu public ou, au contraire, doit être gardé privé. Balancer celle des autres, par contre, est plus gênant et il existe des lois interdisant ce genre de pratiques. Théoriquement on ne peut pas rendre publiques des photos de quelqu'un d'autre sans lui demander son autorisation.

Selon moi, il n'est question que d'éducation et de choix des bons outils. Si on balance sa propre vie privée sur l'Internet public, on en assume les conséquences, même dix ou vingt ans après. Partager ses photos de famille avec l'ensemble de ses connaissances, c'est prendre le risque qu'elles soient indélicatement rendues publiques par l'un d'entre eux. Partager sa vie privée sur un réseau social c'est aussi prendre un risque car ce qui n'est pas exclusivement hébergé par soi-même est potentiellement public sans son consentement (d'autant plus quand les lois françaises ne s'appliquent pas au site en question).

Personnellement, je ne cache pas grand chose, parce que tout ce qui constitue ma vie est soit satisfaisant, donc publiable ouvertement, soit honteux, et donc il faut que je le fasse disparaitre de ma vie, au lieu de simplement le cacher. Bien évidemment, à peu près rien ne rentre dans cette deuxième catégorie (je n'ai même pas d'exemple en tête). J'exprime mes positions publiquement sur ce blog, la liste des liens que je partage est disponible publiquement, tout comme l'est celle de la musique que j'écoute. Je ne crois pas avoir grand chose de plus à rendre public. Par contre, le seul garde-fou que je souhaiterais garder, c'est de ne pas faire héberger ces informations par quelqu'un d'autre que moi-même. C'est pour cela que j'essaie de m'auto-héberger, pour contrôler exactement les informations qui sont publiques, et pour pouvoir les supprimer ou les cacher en cas de besoin (même si une fois publiée, une information est potentiellement immortelle chez Google ou consort).

Droit à l'oubli

Là, je sèche un peu. Je n'ai pas vraiment réfléchi au sujet donc je vais peut-être dire n'importe quoi (non pas que je considère le début du billet ou le reste de mon blog comme une succession de vérités absolues).

Le droit à l'oubli, si j'ai bien compris, serait le droit à être oublié, à pouvoir être embauché à 40 ans sans que son employeur trouve sur internet la liste des bêtises faites à 15 ans. Je n'ai pas vraiment d'avis sur le sujet, mais il me semble moins grave que ce que certaines personnes en pensent. N'étant pas du tout certain de la portée du sujet, je ne vais pas m'étendre plus et vous obliger à lire mes élucubrations.

mercredi 1 juillet 2009

Un site pas très flatteur

Les gars derrière ThePirateBay ont plusieurs projets dans leurs tiroirs. On vient d'apprendre qu'ils vont revendre leur fleuron, le site de partage et de recherche de torrents, mais ils gardent les autres : BAYimg, un site d'hébergement de photos dont je viens d'apprendre l'existence, ipredator, un service de VPN grand public qui a été annoncé en fanfare lors des débats sur l'Hadopi, The Video Bay, un Youtube-like, et pour finir, un autre service que je ne connaissais pas jusqu'à aujourd'hui : Flattr, un projet visant à révolutionner le paiement en ligne.

flattr.gif

Comme vous pouvez le voir, le site est vide, et le blog est vide lui aussi. Que peut bien vouloir dire « The future of online content payments is coming. Soon. Haha. » ?

Personne n'en parle, il n'y a même pas d'article Wikipedia à son sujet. Quelqu'un sait de quoi il en retourne ? Jusqu'à maintenant, The Pirate Bay et son équipe se sont attelés à casser le modèle actuel de financement de la musique et du cinéma, sont-ils en train de poser la première pierre d'un futur système de financement équitable d'une culture libre ?

2h35

Non, 2h35 n'est pas l'heure à laquelle j'écris ce billet (même si on n'en est pas loin :D). C'est le la durée de ma « petite » séance de course à pied d'aujourd'hui.

Bon, quand je dis « course », rassurez-vous, je n'ai pas couru en permanence, j'en serais tout bonnement incapable, j'ai marché dans les montées trop raides, et sur la fin j'avais du mal à courir plus de cinq minutes d'affilée, mais je ne me suis jamais arrêté.

Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire, parce que je suis très fier de cette performance :-). Programme de demain et après-demain : lutter contre les courbatures :D

La position de Jérôme Bourreau me dérange

Jérôme Bourreau, c'est cet employé de TF1 qui s'est fait virer parce qu'il a exprimé des positions anti-Hadopi. Il a attaqué TF1 au prud'hommes pour licenciement abusif, et maintenant il l'attaque au pénal pour « discrimination en raison d'opinions politiques ».

Ces deux attaques en justice, en elles-mêmes, ne me dérangent pas. Ce qui me dérange, c'est le discours que l'ex-employé tient à propos de son ancien employeur. Morceaux choisis dans l'article de Numerama :

Le jeune licencié veut maintenant "faire le procès d’un système de connivence que tout le monde réprouve mais qui, au final, ne choque plus". "Moi, j’aimerais bien que ça choque", explique au journal celui qui n'a quasiment reçu aucun soutien des syndicats, et dont l'affaire n'a pas suscité plus que cela l'indignation populaire.

Au delà du procès sur la liberté d'expression et d'opinion dans l'entreprise, le procès sera aussi celui de TF1 et de sa connivence avec le pouvoir, personnifié par les relations d'étroite amitié entre Martin Bouygues et le Président Nicolas Sarkozy. "Ils sont puissants et puis ils nous divertissent, ça évite de réfléchir quand on regarde la Une", résume l'ancien employé de la première chaîne.

Il n'y a pas quelque chose qui vous choque là ? Ça fait dix ans, vingt ans peut-être, que j'entends dire que TF1 est une chaine à la solde des lobbies de droite, qui traite ses téléspectateurs comme des fournisseurs de « temps libre de cerveau » que l'on peut vendre aux publicitaires. C'est pas nouveau, et Jérôme Bourreau était au courant de ces accusations quand il s'est engagé chez eux.

Ainsi donc, monsieur collabore avec l'ennemi du peuple tant que celui-ci lui donne un salaire, puis quand les choses changent, il voudrait devenir le chef de fil de la résistance ? N'importe quoi ! Il devrait avoir honte.

vendredi 26 juin 2009

Michael Jackson est mort

OMG, c'est trop triste, le king de la pop, le prince du moonwalk est mort /o\ . Je ne vais plus porter que des vêtements noirs pendant un mois, et je n'écouterai plus que ses musiques durant la même période, pour lui rendre hommage.

Michael Jackson

Non, je rigole, je n'en ai pas grand chose à faire de Michael Jackson. Je n'ai jamais été fan de sa musique, et je n'ai jamais vraiment aimé le personnage (en même temps, un chanteur gris, sans nez, qui vit dans une espèce de réplique de Disneyland et dort avec des petits garçonnets de huit ans, je n'arrive pas a comprendre comment on peut en être fan…).

Ce qui est plus important, c'est les conséquences de sa mort à court terme : les journaux télévisés vont faire tout plein de dossiers sur lui aujourd'hui et demain. C'est une bonne chose parce que les rédactions en avaient assez de parler des exécutions sommaires d'étudiants iraniens par les milices du gouvernement. La mort d'une star américaine c'est quand même plus intéressant qu'une révolution dans un pays non limitrophe de la France. En tout cas, ça fait gagner plus d'argent.

En parlant d'argent, justement, Myrddyn nous fait remarquer les albums de l'artiste trustent la plupart des places du top 100 sur Amazon. Les quinze premières places, 19 des 25 premières, 28 du top 50, 35 du top 75, et 40 du top 100. Ils ne doivent pas être contents, les quarante artistes qui se sont faits éjecter du top 100 par un seul et unique chanteur :D.

vendredi 19 juin 2009

Huhu, lol, mdr, puis une petite question de droit

Huhu, lol, mdr tout ça, comme l'indique le titre. Une partageuse américaine a été condamnée en appel à payer 1,92 millions de dollars de dédommagements à quatre maisons de disques pour le téléchargement de 24 chansons. J'ai du mal à comprendre le système américain à ce niveau là et je n'y connais pas grand chose en droit, donc corrigez-moi si je me trompe.

Selon ce que j'ai compris, en droit français, quand on commet une « infraction », on paye des dédommagements au plaignant (donc autour de 24€ dans ce cas-ci, vu que l'infraction n'a été prouvée que pour 24 chansons), et une amende ou peine de prison qui a pour but de faire peur et d'inciter les autres personnes à ne pas commettre cette infraction à leur tour. Vu qu'on a affaire à un cas de contrefaçon (aux USA, je ne sais pas comment c'est considéré), la peine encourue est au maximum 5 ans de prison et 300 000 euros d'amende, mais comme c'est un "petit" partageur ça doit plutôt tourner autour de quelques centaines ou milliers d'euros d'amende, la peine maximale étant prévue pour les dirigeants d'une mafia qui importe des faux sacs Gucci et qui se fait beaucoup d'argent avec son business.

Dans le droit américain, la peine totale semble être liée non pas aux dommages réels subis par le plaignant, conséquences de l'infraction commise par le prévenu, mais à la somme de tous les dommages causés par l'ensemble de la population commettant l'infraction en question. On en arrive donc au chiffre affolant de 80.000 dollars de dédommagements par chanson téléchargée, ce qui provoque mon hilarité. De ce que j'en interprète, le système judiciaire américain n'a pas pour but d'être juste vis-à-vis du prévenu, de lui infliger une peine proportionnée et raisonnable. Il a au contraire pour but de faire du condamné un exemple, de lui ruiner la vie pour montrer aux autres que partager de la musique, c'est pas bien et ça peut vous valoir une « exécution capitale » financière (ça fait quand même 80 ans de salaire tout ça)…

C'est dans des cas comme ça que je suis content d'être français, et d'habiter en France, pas aux USA ou en Iran. Je ne risque pas de me faire condamner à deux millions de dollars pour avoir essayé de ne pas payer deux albums de musique, c'est quand même bien rassurant (ou de me faire condamner à mort parce que je scande le nom de mon candidat préféré dans le métro).

Soyons honnêtes, le cas a été jugé avec la preuve de la culpabilité pour 24 chansons, mais j'imagine qu'il était évident pour tout le monde que l'étendue de l'infraction pouvait atteindre plusieurs centaines ou milliers de morceaux de musique. Malgré tout, on ne peut pas juger quelqu'un pour quelque chose qui n'a pas été prouvé, on ne peut que le prendre en compte au moment de décider de la gravité de la peine. Rien ne justifie une telle demande de dédommagements, on parle quand même de contrefaçon à usage personnel, pour un manque à gagner réel de quelques centaines d'euros maximum dans le cas de cette personne en particulier, en supposant qu'elle en avait les moyens.

Morale de l'histoire : les majors ne demanderont pas à l'accusée de s'acquitter de la somme décidée par le tribunal (vu que de toute façon elle ne l'a pas), ce serait appeler à la révolte contre eux. Les partageurs peuvent partager en paix, attendre le prochain cas où les majors dépenseront des dizaines de milliers de dollars en frais d'avocats pour attaquer l'un d'entre eux (une chance sur plusieurs dizaines de millions de se faire prendre, ça ne fait pas très peur, et en plus on est élevé au rang de martyr si on a la malchance de perdre à cette lotterie). Pour les moins aventureux, éviter les réseaux p2p devrait aider à passer au travers des mailles du « filet » (et en plus, le ddl ça va plus vite). Notez que je n'incite personne à faire ça, parce que bouh c'est pas bien, c'est illégal tout ça.

mercredi 17 juin 2009

La censure de l'Internet arrivera peut-être en Allemagne

L'excellent site Numerama.com nous apprend que l'Allemagne prévoit de mettre en place une censure de l'Internet de manière légale et obligatoire. Quelque part, ça me rassure, la France n'est pas la seule dans ce bateau de l'inutile et de l'imbécile (les FAI anglais ont un peu d'avance dans la course à la censure, mais le gouvernement anglais n'impose rien).

France, Allemagne, même combat.

À la fin de l'article de Numérama, j'aime bien ce passage :

La meilleure preuve du cynisme du filtrage a été apportée par un internaute allemand. En partant d'une liste de sites bloqués révélée par Wikileaks, Alvar Freude a réalisé un script qui envoit automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 ont répondu, et 61 ont retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Sans commentaire.

Cela prouve bien que les gouvernements qui croient régler le problème du pédonazisme sur l'Internet en mettant en place un filtrage feraient mieux de simplement demander aux hébergeurs de retirer le contenu (ce n'était même pas un gouvernement ou une institution judiciaire qui a demandé ce retrait, c'est un simple internaute, de manière automatique).

Allez, à bientôt pour le prochain billet sur la censure de l'internet dans les futures dictatures européennes :-( (en attendant, /me va peut-être tester FreeNet, pour voir à quoi ça ressemble).

jeudi 11 juin 2009

Réponse à Aliocha

Je viens de poster un commentaire à un billet d'Aliocha. Comme je préfère rassembler toutes mes « créations » sur mon blog, je le copie ici :

Je dois vous dire que je suis fortement déçu par votre billet. En général j'apprécie énormément la lecture de votre blog, mais là j'ai comme un goût amer à la bouche.

Vous commencer par émettre des réserves vis-à-vis du gratuit, en défendant la rémunération des auteurs. Si je ne me trompe pas, votre blog est totalement gratuit, il n'y a même pas de publicité dessus. Le temps que je passe à vous lire, c'est du temps que je ne passe pas sur un livre acheté à la FNAC ou sur un journal acheté en kiosque. Dois-je en déduire que vous critiquez un système que vous faites vivre ?

En critiquant cette gratuité vous vous opposez aux technologies de communication modernes. Je fais partie de ceux qui considèrent comme du « fair use » le fait de pouvoir s'échanger légalement toute œuvre lorsqu'il n'y a aucun enjeu économique personnel. Pour autant, je ne veux pas faire mourir les artistes, je souhaite que soit mis en place un système de licence globale (cela fonctionne pour la radio, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour les échanges sur internet. Ce n'est certes pas parfait, l'évaluation des volumes d'échanges se ferait probablement un peu au pifomètre, mais je fais confiance à une autorité dédiée et indépendante pour être juste), et en attendant, j'achète des CD et des DVD (autour de 250€ par an, en plus des rares places de cinéma), on peut donc difficilement dire que je suis un « pirate » qui fait mourir l'industrie culturelle.

Je ne m'étendrai pas sur l'utilisation maladroite d'une mauvaise analogie entre le partage sur internet et l'exploitation du service d'un plombier. Venant d'une journaliste, cela m'étonne d'autant plus, vous devriez savoir que les analogies sont toujours hasardeuses. La prochaine fois, comparez le partage sur internet à la spoliation des juifs en 1940, cela nous permettra au moins de rigoler en invoquant le point Godwin.

Pour finir, contrairement à ce que vous tentez de nous faire croire, vous prenez la défense du projet HADOPI. En dehors du débat de fond sur la nécessité ou non de créer cette haute autorité ( débat sur le « fair use », et sur l'incidence supposée du partage sur le chiffre d'affaire de l'industrie — les fondements du projet de loi étaient déjà bancals), toute l'opposition au gouvernement avait insisté sur la nécessité de faire intervenir la CNIL au plus haut niveau dans la HADOPI, sur celle de passer par un juge, d'autant plus qu'il s'agissait de couper la connexion des gens. L'atteinte à la liberté d'expression a été invoquée il y a longtemps, n'essayez donc pas d'excuser le gouvernement. La mutation de la peine en une amende faisait, de même, partie de l'un des amendements refusés, comme la quasi-totalité des amendements de l'opposition. Le gouvernement ne récolte que ce qu'il a semé, et au passage nous prouve que le respect des Droits de l'Homme et de la Constitution ne fait pas partie de ses priorités, alors que celui des intérêts financiers de ses amis « artistes » passe au premier plan.

Passons maintenant à la critique de ce que vous dites en réponses aux commentaires.

Non, nous ne faisons pas de nos artistes des fonctionnaires. Ils sont libres de créer ce qu'ils souhaitent, de faire des concerts et autres représentations publiques, de vendre des CD (séries limitées par exemple) ou des produits dérivés. La licence globale ne concerne que les partages non commerciaux de leurs œuvres entre internautes.

Vous vous targuez une fois de plus de vouloir défendre les intérêts économiques des artistes, vous accommodant du système actuel tant qu'une alternative n'existe pas. Très bien… Par contre, ce n'est pas en passant un an et demi sur un projet de loi qui part à la mitraille au conseil constitutionnel que l'on fait avancer les choses. L'industrie culturelle n'est pas morte à l'heure actuelle (elle se porte merveilleusement bien, contrairement à ce qu'elle voudrait nous faire croire), nous avons donc du temps disponible pour discuter des détails de la licence globale.

Censure de l'internet Monégasque

Le gouvernement Monégasque vient de lancer un système de filtrage de l'internet.

Ma première réaction a été :

pfff, ridicule… Genre le monégasque qui veut voir des sites pédonazis est incapable d'utiliser un proxy à l'étranger…

Ce à quoi on m'a répondu :

c'est pas parce qu'il y a moyen de contourner une loi qu'elle ne devrait pas exister. Surtout qu'il n'existe aucune loi qui n'est pas contournable....

Le problème ici n'est pas de savoir si l'existence d'une loi n'est justifiée que par l'absence de moyens de la contourner. Il est surtout question d'étudier l'ensemble des conséquences de la mise en place des mesures techniques visant à faire respecter la loi.

Dans le cas de ce filtrage du net pour bloquer les sites pédonazis, terroristes et autres, le plus simple est d'étudier le cas des pays qui ont un tel système en place.

En Australie, le système de filtrage était initialement censé ne bloquer que les contenus pédo-pornographiques, mais au final on a découvert que les deux tiers des sites bloqués n'avaient pas de rapport avec ce sujet. Un article du Monde que j'avais partagé il y a quelques temps donne une myriade d'exemples similaires.

Dans tous les pays où de telles mesures ont été mises en place, le système a systématiquement été détourné pour censurer des sites d'opposants politiques ou pour limiter la liberté d'expression. Ces mesures ont donc eu une incidence négative extrêmement importante pour la majorité de la population.

Par contre, le pédophile, le néo-nazi et le terroriste ont toujours eu des moyens de s'adonner à leurs activités illégales, en utilisant des serveurs proxy, des VPN, des réseaux anonymisants, etc. En opposition totale à l'esprit initial de la loi, les mesures techniques ont même poussé les criminels à se cacher plus encore qu'avant, rendant leur identification quasi-impossible.

Si une loi a des effets inverses à son esprit initial, c'est que c'est une mauvaise loi.

mercredi 10 juin 2009

Hadopi "Albanned" par le Conseil Constitutionnel

Cette sympathique formulation est à mettre au crédit de @schnouki, sur identi.ca.

C'est la grosse nouvelle du jour : la loi Création et Internet a été partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel. Je m'étonne même que personne dans mes contacts Google Reader n'ait partagé d'article en parlant. Tout le monde en parle, Le Monde, Numérama, Marianne, le Standblog, the Inquirer, et bien d'autres.

Histoire d'emprunter des formules à d'autres personnes, je crois que le « Muuuuhahahahahahaha !!! » de Tristan Nitot et le « J'exulte » de Patrick Bloche sont parfaitement adaptés à ma réaction à la vue de cette nouvelle. En dehors de la grande joie que me procure cette décision, il y a aussi un grand soulagement. La démocratie a fonctionné et les droits de ses citoyens ont été respectés. Si le mouvement généralisé des bloggeurs contre cette loi, avec leurs nombreux billets expliquant pourquoi celle-ci était mauvaise et leur Black-Out, n'a pas suffit à lui barrer le chemin (logique, vous me direz), des autorités supérieures en avaient le pouvoir et l'ont exercé.

Le Conseil Constitutionnel, dans sa décision, qualifie d'inconstitutionnels de nombreux articles de la loi HADOPI, et fait mention d'enfreintes de deux articles de la déclaration des Droits de l'Homme, celui concernant la liberté de communication et d'expression, ainsi que celui concernant la présomption d'innocence. On notera que l'Internet est élevé au rang de droit fondamental (Ô Joie). On ne peut pas dire que les députés n'avaient pas été prévenus. C'était le cheval de bataille de l'opposition au projet, et c'est finalement ce qui a été retenu pour le censurer.

On en retient ce qu'il y a à retenir : cela ne pose aucun problème aux députés UMP de porter atteinte aux Droits de l'Homme pour protéger les intérêts financiers et mercantiles de leurs amis « artistes ». Ils le savaient mais ont tout de même maintenu leur cap. Je trouve ça lamentable. Si de telles errances sont possibles sur un sujet aussi inoffensif que les droits d'auteur, que peut-il se passer quand ce sont les intérêts de grands groupes industriels ou pétroliers qui sont en jeu, sans parler des soit-disant mesures de protection contre les pédonazis et les terroristes ? Gardons en tête le nom des 296 députés et des 189 Sénateurs qui ont voté pour cette loi et qui ont ainsi mis en danger notre démocratie.

Passons maintenant à la suite de la guerre, car on n'a gagné qu'une bataille. Albanel maintient son soutien à la loi et indique vouloir la modifier pour l'associer à la décision d'un juge (et ainsi lui rendre son pouvoir de sanction, retiré par le conseil constitutionnel, mais cette fois-ci constitutionnellement[1]). Le journal Marianne demande même sa démission.

Cette bataille a été gagnée sur la forme. Ce que le Conseil Constitutionnel reprochait à la Hadopi, ce n'est pas sa défense du droit d'auteur contre les internautes, mais sa façon de le mener. La guerre, c'est celle que mène le PiratPartiet Suédois, qui vise entre autres à légaliser totalement les échanges non-commerciaux de contenu entre les internautes (ce n'est pas une guerre visant à supprimer le droit d'auteur, mais à l'adapter au monde actuel). L'autre volet de cette guerre, celui s'occupant de la neutralité du net, sera tout aussi difficile à gagner…

Notes

[1] Bon, je n'arriverai pas à placer « anticonstitutionnellement » dans mon billet, mais au moins j'ai appris un nouveau mot : « superfétatoire »

mardi 9 juin 2009

L'Estonie et l'ID Kaart

Un article du Monde datant de la semaine dernière parle du vote électronique en Estonie.

L'Estonie est un des pays dont l'administration est la plus informatisée du monde. À peu près toutes les démarches administratives peuvent être réalisée sur internet (ça pose d'ailleurs problème quand ils se prennent une cyber-attaque d'ampleur nationale de la part de pirates russes). Ils votent même par internet, et c'est l'objet de l'article du Monde.

Toutes ces démarches administratives en lignes sont permises par l'utilisation de leur ID Kaart, une carte d'identité nationale munie d'une puce électronique et de certificats et clés d'authentification et de chiffrement, protégés par plusieurs mots de passe.

Les Estoniens ont donc une infrastructure de clés asymétriques centralisée, gérée par le gouvernement, accessible à tous les citoyens, et cela leur permet de s'authentifier sur des sites web (sites d'e-administration principalement, mais aussi sur quelques sites de journaux en ligne ou de forums), et de signer et chiffrer leurs documents et communications électroniques.

Je trouve ça vraiment classe. Selon moi, le problème de l'usage des clés GPG est principalement que c'est un peu ghetto comme technologie. Seuls des geeks l'utilisent (et encore), donc c'est complètement inutile dans 99% des cas. Là, tout est facilité et mis à disposition de tout le monde, même les moins geeks, à partir de l'âge de 15 ans. Le deuxième problème de GPG, qui est que tout le monde s'en fout de sécuriser ses données et communications, est différent, mais une fois la technologie démocratisée, peut-être que ça deviendra populaire.

La deuxième chose que je trouve vraiment classe avec ce système, c'est la possibilité de s'identifier de manière vraiment fiable sur un site internet compatible avec ce système. Cela permet d'ouvrir un système de commentaires qui n'accepte que les commentaires officiels des internautes, pas ceux qui sont faits de manière anonyme, caché derrière un pseudo et une fausse adresse email (je considère qu'un commentaire visant à être diffusé en public ne doit pas être anonyme. Si on commence à devoir se cacher pour parler en public, c'est soit qu'on va commettre quelque chose de répréhensible — insultes, appel à la haine, etc. — soit qu'il y a un problème avec le pouvoir « démocratique » en place).

lundi 8 juin 2009

Mononono

Selon le site BoycottNovell.com, c'est la guerre entre les distributions GNU/Linux et Mono, la version multi-plateforme de la technologie Microsoft .NET. Cette technologie est extrêmement critiquée, d'une part parce qu'elle est contrôlée par Microsoft, et bien que Mono soit sous licence libre, la technologie en elle-même est protégée par de nombreux brevets. Les accords de licence qui lient Microsoft et Novell (qui développe Mono) protègent explicitement cette dernière, mais pas le reste de la communauté. D'autre part, Mono, est un peu similaire à Java, que ce soit en terme de langage, de fonctionnement, et de performances. Cela prend beaucoup de place sur une distribution de base (entre 5 et 10% de la taille d'une ISO d'installation, pour seulement deux ou trois programmes), c'est relativement lent, et ça prend énormément de mémoire vive.

Fedora et Red Hat ont décidé d'arrêter d'utiliser des programmes Mono par défaut, et OpenSuse, la version gratuite et open-source de Suse, développée par Novell, semble se poser la question de l'inclusion de Mono dans son installation de base. Du côté d'Ubuntu, de nombreuses voix s'élèvent depuis longtemps pour se débarrasser de cette technologie considérée comme une plaie, d'autant plus qu'un débat a été lancé avec la proposition de remplacer, au sein d'Ubuntu, Rhythmbox, le lecteur audio par défaut de Gnome, par Banshee, son équivalent en Mono. Ce dernier se développe plus rapidement, mais il consomme jusqu'à 300 Mo de ram, c'est absolument inacceptable dans une distribution qui se veut grand public (on n'a pas tous 4 Go de ram).

On verra bien ce que ça donne, j'espère qu'on gagnera la bataille contre Mono. Pour l'instant, il suffit de désinstaller complètement cette technologie de nos ordinateurs :

sudo aptitude purge libmono0 mono-common

On peut aussi installer le paquet Mononono, qui est un méta-paquet ne contenant que des conflits avec les paquets de base de Mono, histoire d'être sûr qu'on ne le réinstallera pas par inadvertance :D .

dimanche 7 juin 2009

Le drapeau pirate va flotter sur le Parlement Européen.

AARHHHHH!

Pirate_Flag.png

Numerama vient de nous l'apprendre : le PiratPartiet Suédois a obtenu assez de voix pour envoyer un député au Parlement Européen. L'impact direct de cet événement sera relativement minime (un député sur les huit cent qu'en compte l'institution, c'est relativement peu), mais quand on sait que 19% des 18-30 ans ont voté pour ce parti, ça laisse réfléchir.

Pour les défenseurs du Peer-to-Peer et des libertés sur Internet, c'est une immense victoire. Ca n'est bien sûr qu'un siège, une goutte d'eau, mais il donnera accès au droit de déposer des amendements, d'accéder aux textes en préparation, et d'observer les agissements des lobbys de l'intérieur.

C'est aussi et surtout un symbole. Un symbole très fort, qui devrait inspirer bien au delà de la cause défendue par les Pirates.

Je vous laisse lire le reste de l'article pour voir François Bayrou se faire critiquer (il l'a bien mérité).

Qui lance un parti pirate en France, que je puisse voter pour eux aux prochaines élections ?

vendredi 5 juin 2009

Le monde libre a vaincu « The Axis of Evil »

Derrière ce magnifique titre se cache une réjouissante réalité. Non, la Corée du Nord n'est pas redevenue un pays démocratique (elle prévoit toujours de trouver un prétexte dans une quelconque action de ses voisins du sud pour aller péter la gueule à leurs ennemis Japonais, à coup de missile longue portée). Non, les Américains n'ont pas résolu le problème que pose les terroristes islamiques (ils y travaillent, semble-t-il plus efficacement que ces huit dernières années, c'est-à-dire par le dialogue, mais ils en sont encore loin). Non, l'évènement qui me fait écrire ce billet est tout autre, bien plus important : j'ai vaincu le bug de la division approximée à un entier en python dans un de mes scripts \o/.

Ouais, ok, c'est une bidouille ridicule qui m'a sorti de ce « bourbier », ça m'a pris deux minutes à trouver, et ça n'a sauvé la vie de personne. Néanmoins, je me plais à croire que j'ai sauvé le monde et que mon action héroïque répandra le bonheur sur terre pour les générations futures.

Mais pourquoi je vous parle de ça, déjà ? Ah, oui, c'est parce que je suis tombé sur un billet de Nicolargo, sur le Planet Libre. Il y présente un logiciel baptisé Desktop Drapes qui permet de changer automatiquement son fond d'écran à intervalles réguliers en en choisissant un au hasard dans un dossier. Gros problèmes : il tourne en permanence (et donc prend de la ram), il ne gère qu'un seul écran, et il est codé en Mono (Ah, non, pas ça, c'est mal le Mono).

N'ayez crainte, ce n'est pas la fin du monde, et j'ai une magnifique solution pour vous : DuallPaper, le gestionnaire de wallpaper pour les dual screen.

Disponible dans toutes les bonnes crèmeries, enfin, au moins dans la mienne, ici.

On configure rapidement les quelques options, on le rend exécutable, on ajoute un cron, et hop, on n'en parle plus :-) .

Ce script tourne sur mon ordi depuis quelques semaines déjà. En voyant le billet de Nicolargo, ça m'a motivé pour ajouter quelques améliorations et pour nettoyer le code. J'ai ajouté une gestion d'une erreur récurrente (PIL ne gère pas les images PNG entrelacées, ça faisait planter le script. Maintenant il gère l'erreur en envoyant un message d'erreur et en choisissant une autre image), activé une option (pour maintenir le ratio d'une image, histoire d'éviter d'avoir des images 4:3 écrasées dans un widescreen, ou inversement), et j'ai condensé le code et mis des commentaires utiles.

Il n'y a pas de GUI, mais c'est léger, c'est rapide, ça ne prend pas de ram (sauf pendant dix secondes, quand le cron le lance), et c'est en python (tellement mieux que le Mono).

Je ne sais pas si ça sera jamais utile à qui que ce soit d'autre que moi, mais je pense que ça pourrait inspirer d'autres petits codeurs en herbe qui ont des besoins similaires.

dimanche 31 mai 2009

Vaness vs Kevin : le clash

L'autre jour, en relisant mon dernier billet, je suis allé rendre visite à notre Kevin national sur son blog. Oh, surprise, il a ajouté deux ou trois « billets » depuis ma dernière visite. Une vidéo de merde et deux photos.

Arrêtons-nous sur les photos. Comme d'habitude, monsieur se montre dans sa salle de bain (superbe lunette de toilettes roses, par ailleurs), et cette fois-ci se concentre sur ses abdos. « Zyva, matte mes abdos de ouf, wesh wesh gros ». On notera que cette fois-ci il a évité de passer par l'intermédiaire de sa glace, et n'éblouis plus son appareil photo. L'amateurisme ce n'est plus ce que c'était…

Enfin, peu importe les photos, ce qui m'intéresse ici, ce sont les commentaires associés à ces deux billets. Au nombre de deux et provenant exclusivement d'une certaine « Vaness ». Le premier est anodin :

Slt! jsui tombé sr ton sky par hazar ta tro la klass lol tfé genr bogoss et tou ! en tt ka lè abdo 2 ouf ça donn envi !

Vaness semble en admiration devant tant de virilité. Leurs maîtrises respectives de la langue française semblant être équivalente, j'en déduis que ça ne sera pas un problème pour la parade amoureuse virtuelle (d'ailleurs, j'ai vérifié, il semblerait que ce ne soit pas cette Vaness ci, compte tenu du taux de fautes).

Le deuxième commentaire, associé au billet suivant, est bien plus intéressant :

Slt c encor moa lol ! ça te di d codes allopass gratuit ? g plin de lien pr d torrents oci ! en fait je milite contr là loi HADOPI c pr ça ! si ça t'1teress envoa moa t identifian skyblog et je te renvoi lé codes grtos mdr ! A mor HADOPI ! jkif t abdo, a+ <3<3<3<3

Et oui… Vaness ne semble être qu'un adepte de scamming. Son adresse email, kikoolaule@live.fr, semble en attester (je m'attendais plus à quelque chose dans le genre « labellevanessdu42@live.fr », cet arnaqueur-là n'est donc pas très bon, il devrait revoir les détails de ses opérations). L'approche choisie par Vaness est relativement ingénieuse. Un premier contact avec un vrai commentaire, pour flatter le bloggeur et faire croire à une véritable fille en chaleur, puis un deuxième qui ajoute une tentative de vol d'information, avec la participation active de la victime précédemment mise en confiance.

Quelle déception, moi que me voyait déjà invité à leur mariage… Visiblement, le blog de kevin est toujours en ligne, celui-ci n'a donc pas mordu à l'hameçon. Tous ces évènements palpitants me pousseront à vérifier de temps en temps le statut du blog, pour voir si ça change.

La suite dans un prochain épisode (ou pas, si j'oublie de vérifier, parce qu'en fait je m'en contrefous) :-)

dimanche 17 mai 2009

Pour sauver le livre, tuons le domaine public

Quand on traine sur internet, qu'on lit des blogs, on s'attend à tomber sur des énormités. Logique, me direz-vous, il y a toujours un kevin ou deux pour ouvrir un Skyblog, pour se prendre en photo torse-nu devant la glace de sa salle de bain en carrelage moche (et en aveuglant l'appareil photo avec son propre flash, histoire de faire amateur), pour parler de ses potes délinquants et drogués et de sa future voiture à 70k « de kand jaurai plin d'argent et que je serai parlé fransai » (cliquez sur le lien si vous ne l'avez pas fait :D), et bien sûr pour tenter de refaire le monde du haut de ses dix-sept longues années d'expérience qui font de lui presque un adulte.

Mais non, cette fois-ci, ne me méfiant pas d'un blog à l'apparence sérieuse, à la réputation établie (en tout cas m'intéressant en général), je me suis fait lâchement surprendre par un passage hautement choquant :

S'improvisant avocat des libraires, Régis Jauffret s'inquiétait également des textes tombés dans le domaine public, disponibles gratuitement sur internet, et qui pourraient détourner les consommateurs des librairies de quartier. "Il ne faut pas que ces livres deviennent gratuits. On pourrait imaginer une prolongation du paiement du droit d'auteur et que ces revenus reviennent à une sorte de caisse centrale des écrivains"

Ainsi donc, pour sauver le livre, les libraires et les écrivains, on devrait remettre en cause l'idée même du domaine public. Un droit d'auteur se prolongeant soixante-dix ans après la mort d'un auteur, et faisant donc potentiellement vivre plus de quatre générations (en gros cent cinquante ans si l'auteur vit vieux), ce n'est pas assez.

Les États-Unis ont leur Mickey Mouse Protection Act, monsieur Jauffret voudrait-il qu'on crée des lois pour se protéger du perfide Zola et de l'immonde Hugo, qui ont l'outrecuidance d'avoir composé des chef d'œuvres et d'être morts il y a de cela des siècles ? C'est l'un ou l'autre, pas les deux, il faudrait songer à ne pas exagérer quand même, sales Pirates Académiciens… Ah, on trouve peut-être ici une parade à l'inexorable avancée des profiteurs amateurs de gratuité. On n'appelle pas les membres de l'Académie Française les « Immortels » pour rien. Soixante-dix ans après la mort, quand on est immortel, c'est dans très longtemps.

Le reste du billet, néanmoins, me semble plus sensé. Les écrivains sont conscients du risque que représente la technologie. Le sort que subissent actuellement les industries musicales et cinématographiques sera le leur dès que la technologie sera prête. Pour l'instant, le papier offre un support idéal au livre, mais avec l'apparition des ebooks, avec leur probable démocratisation dans les années à venir (sous la forme d'un Kindle, ou sous une autre), le livre connaitra le même piratage que ses cousins audiovisuels. La concurrence accrue des auteurs amateurs talentueux mais ayant un vrai travail les faisant vivre (Oh ! Non ! Ils n'oseraient pas, c'est inadmissible !) achèvera les rares survivants.

Les grands auteurs du XVIIème siècle étaient presque tous nobles et rentiers, ou bien étaient financés par un mécène, et c'est eux qu'on cite quand on parle de grande culture française. Messieurs, il ne reste plus qu'à gagner au loto, à épouser une riche héritière, ou bien à vous attirer les faveurs de l'une d'entre elle. Vous pouvez aussi vous trouver un vrai travail et vivre votre passion pour l'écriture comme certains vivent celle qu'ils ont pour les champignons et les bagues de cigares.

En attendant, je vous serais reconnaissant de nous laisser lire les grands classiques gratuitement.

vendredi 15 mai 2009

Petite question

Pourquoi est-ce que quand je vois ce genre de faute, toute seule au milieu d'un long article impeccable, je dois relire la phrase 5 fois avant de la comprendre :

Faute C'est

Alors que quand je vois ce genre de message complètement illisible, je n'ai aucun problème pour le lire ?

Fautes Partout

jeudi 14 mai 2009

Tux Factory, c'est bien, mais…

En surfant par hasard sur Tux Factory, j'ai découvert deux ou trois Tux Gendarmes sympathiques :

Tout d'abord le Tux Gendarme « ancienne génération » (chemise, képi, épaulettes, même si on ne voit pas ces détails) :

TuxGendarmeKepi

Ensuite le Tux Gendarme « nouvelle génération » (casquette, polo bleu, et épaulettes remplacées par le carré sur le torse) :

TuxGendarmeCasquette

On continue avec le Tux Gendarme Mobile, avec son casque et son bouclier :

TuxGendarmeMobile

On passe au niveau supérieur avec un Tux GIGN (dommage qu'il n'y ait pas de logo sur l'uniforme) :

TuxGendarmeGIGN

On trouve un deuxième gendarme tiré du jeu Counter Strike: Source, selon son auteur :

TuxGendarmeGIGNCSS

Et enfin, on trouve un Tux Policier du GIPN, visiblement à 90% copié de son équivalent de la Gendarmerie (ou le contraire). On notera l'intérêt du logo :

TuxPoliceGIPN

Il faudrait vraiment que j'apprenne à créer des Tux (des Tux G2, pas des G1 tout pourris…). Par contre je remarque qu'on trouve de nombreux Tux sur des blog sans que soit cité l'auteur ni que la licence soit spécifiée (oui oui, vous allez me dire « et ça t'étonne ? »)…

Je remarque aussi que non seulement la plupart de ces Tux trouvés sur Tux Factory ne sont pas sous une licence libre (GNU LGPL c'est libre, mais CC-BY-NC-SA, c'est pas libre à cause du NC « Non Commercial »), mais en plus ils ne sont même pas Open Source. On ne trouve nulle part les sources de ces créations (fichiers Gimp, Photoshop ou autres), ce qui fait qu'on ne peut pas les modifier pour les améliorer. C'est vraiment dommage.

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