Le blog de vetetix

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lundi 13 juillet 2009

Google Chrome OS est-il une bénédiction ou un véritable danger ?

En entendant il y a quelques jours l'annonce de la création d'un système d'exploitation destiné à faire tourner Google Chrome, je ne savais quoi penser. Cela avait l'air d'être une bonne nouvelle, mais je n'arrivais pas à en saisir tous les tenants et les aboutissants. Cet article, partagé par l'April, a permis d'affiner ma vision de la chose.

logo_chrome.jpg

Chrome OS n'est donc qu'un noyau Linux optimisé pour ne faire tourner que Google Chrome, le navigateur développé par Google. Il sera à priori impossible d'y installer d'autres programmes, seulement des applications web et des plugins et extensions de Google Chrome.

Du bon

Il y a du bon dans cette nouveauté. Un OS complet, qui devrait être libre et gratuit, permettra de concurrencer très fortement les systèmes d'exploitation propriétaires et payants (au hasard, Windows et MacOS). Cela forcera ces derniers à s'améliorer ce ne peut être qu'une bonne chose. Cela concurrencera aussi les systèmes libres, mais l'impact sera probablement beaucoup moins important (une fraction d'un pourcent de marché, ce n'est pas la même chose qu'une fraction de quatre-vingt quinze pourcent du même marché).

Du moins bon

Chrome OS pousse à la mise en place définitive du Minitel 2.0, c'est à dire à un transfert complet des compétences et de l'intelligence informatique dans des serveurs centraux au détriment des clients utilisés pour s'y connecter. L'ordinateur client deviendrait donc quasiment qu'un outil complètement bête pour se connecter au nuage de données et d'intelligence situé sur internet.

Si le concept de Cloud Computing n'est pas totalement mauvais, et doit même être considéré comme une aubaine dans certains cas, l'usage que souhaite en faire Google avec son Chrome OS pousse le concept à son extrême. Là où Opera, avec son projet Unite, tente de casser cette tendance à tout héberger sur internet, Google choisit la voie inverse.

Tant que le Cloud Computing personnel, c'est à dire hébergé et contrôlé par l'utilisateur lui-même n'est pas entré dans les mœurs, une telle migration n'est en rien souhaitable, car elle aurait pour conséquence de donner tout le contrôle aux grands noms du web (Google, Yahoo, Microsoft (erf), Apple).

jeudi 9 juillet 2009

Quel rapport entre droit à l'anonymat, vie privée, et utilisation commerciale d'informations personnelles ?

Je viens de lire un billet d'Aliocha qui m'a un peu énervé. Non pas que je souhaite à tout prix m'opposer à elle, mais là elle s'exprime à nouveau sur un sujet qui me semble important et qu'elle traite avec trop de légèreté.

Elle parle d'anonymat et confond, comme beaucoup de monde, le droit à l'anonymat sur internet et le fait d'étaler sa vie privée au grand public. Ensuite, elle fait un lien entre ce droit à l'anonymat et le fait d'exister dans une base de donnée de la FNAC disant qu'elle aime lire des polars, alors que c'est un sujet à nouveau différent des deux premiers…

Droit à l'anonymat

Ce sujet m'interpelle car il fait débat à l'heure actuelle, et il y a des velléités de légiférer à ce sujet.

Pour moi, le droit à l'anonymat n'est pas réellement un droit. Il est un peu comme le droit d'être anonyme dans la rue. vous marchez dans une rue, personne ne connait votre identité, et il n'existe pas de trace réelle de votre passage, mais en cas de problème on peut toujours retrouver une caméra de surveillance qui vous a surpris, ou des témoins qui peuvent vous identifier. Sur l'Internet, c'est pareil : vous êtes anonyme mais en cas de problème la justice peut avoir accès aux logs de connexion du site sur lequel vous avez répandu vos insultes ou diffamations. L'anonymat existe donc, mais est relatif.

Il n'est à mon sens pas nécessaire de changer le statut quo actuel en matière d'anonymat. Officialiser l'existence de l'anonymat, et créer un droit à l'anonymat en séparant personne physique et avatar virtuel ? Quel en est l'intérêt ? Si c'est pour autoriser les gens à faire tout et n'importe quoi du moment qu'ils n'affichent pas leur vraie identité, je ne vois pas en quoi c'est un progrès. Le « droit à l'oubli », sur lequel je reviendrai un peu plus loin, ne justifie pas une telle mesure.

L'excès opposé, c'est à dire l'interdiction de l'anonymat, que j'ai déjà vu proposé plusieurs fois en ce qui concerne les sites « importants », ou sites de journaux « professionnels », me semble encore plus dangereux et digne d'un régime totalitaire. Interdire l'anonymat, c'est identifier immédiatement les opposants au régime le jour où des évènements de grande ampleur ont lieu. Autorise l'anonymat dans la création de son site en ligne, c'est effectivement s'exposer à une baisse significative de la qualité des commentaires, mais c'est aux administrateurs de ces sites de décider de la « ligne éditoriale » en ce qui concerne la qualité des commentaires.

Et puis de toute façon, comment n'autoriser que les commentaires « identifiés » (notez que je ne dis pas « authentifiés », qui revient à être anonyme mais à garder le même pseudonyme à chaque visite) ? Tant qu'on n'aura pas, comme en Estonie, un système fiable, sécurisé et géré par un organisme gouvernemental pour garantir son identité numérique, l'anonymat est la règle.

Personnellement je choisis de ne pas être anonyme, parce que je sais que les rares fois où je l'ai été, il m'est arrivé de me rendre compte par la suite que j'avais un peu exagéré et avait passablement renié mes propres valeurs. J'ai choisi d'avoir un nom de domaine à mon nom, d'utiliser une adresse email ultra-personnelle (prenom@nom.origine-géographique, on peut difficilement faire moins anonyme), et quand j'utilise un pseudonyme, il est systématiquement accompagné de mon vrai nom dans mon profil. Je ne vois pas ce que l'anonymat m'apporterait, donc je ne l'utilise pas, mais je pense que chacun doit être libre de choisir.

Droit à la vie privée

Le problème de l'étalage de la vie privée des gens sur l'Internet est totalement différent de celui de l'anonymat. Pourtant on associe systématiquement les deux, comme s'ils étaient liés. Ici on parle de rendre publique la vie privée, soit la sienne par manque de précaution, soit celle des autres, pour la même raison avec en plus un manque de délicatesse.

Balancer sa propre vie privée sur l'Internet, sur son blog, sur Flickr ou Picasa, sur Facebook ou tout autre réseau social, ce n'est pas le problème de l'État ou du gouvernement. C'est un problème d'éducation, pour savoir ce qui peut être rendu public ou, au contraire, doit être gardé privé. Balancer celle des autres, par contre, est plus gênant et il existe des lois interdisant ce genre de pratiques. Théoriquement on ne peut pas rendre publiques des photos de quelqu'un d'autre sans lui demander son autorisation.

Selon moi, il n'est question que d'éducation et de choix des bons outils. Si on balance sa propre vie privée sur l'Internet public, on en assume les conséquences, même dix ou vingt ans après. Partager ses photos de famille avec l'ensemble de ses connaissances, c'est prendre le risque qu'elles soient indélicatement rendues publiques par l'un d'entre eux. Partager sa vie privée sur un réseau social c'est aussi prendre un risque car ce qui n'est pas exclusivement hébergé par soi-même est potentiellement public sans son consentement (d'autant plus quand les lois françaises ne s'appliquent pas au site en question).

Personnellement, je ne cache pas grand chose, parce que tout ce qui constitue ma vie est soit satisfaisant, donc publiable ouvertement, soit honteux, et donc il faut que je le fasse disparaitre de ma vie, au lieu de simplement le cacher. Bien évidemment, à peu près rien ne rentre dans cette deuxième catégorie (je n'ai même pas d'exemple en tête). J'exprime mes positions publiquement sur ce blog, la liste des liens que je partage est disponible publiquement, tout comme l'est celle de la musique que j'écoute. Je ne crois pas avoir grand chose de plus à rendre public. Par contre, le seul garde-fou que je souhaiterais garder, c'est de ne pas faire héberger ces informations par quelqu'un d'autre que moi-même. C'est pour cela que j'essaie de m'auto-héberger, pour contrôler exactement les informations qui sont publiques, et pour pouvoir les supprimer ou les cacher en cas de besoin (même si une fois publiée, une information est potentiellement immortelle chez Google ou consort).

Droit à l'oubli

Là, je sèche un peu. Je n'ai pas vraiment réfléchi au sujet donc je vais peut-être dire n'importe quoi (non pas que je considère le début du billet ou le reste de mon blog comme une succession de vérités absolues).

Le droit à l'oubli, si j'ai bien compris, serait le droit à être oublié, à pouvoir être embauché à 40 ans sans que son employeur trouve sur internet la liste des bêtises faites à 15 ans. Je n'ai pas vraiment d'avis sur le sujet, mais il me semble moins grave que ce que certaines personnes en pensent. N'étant pas du tout certain de la portée du sujet, je ne vais pas m'étendre plus et vous obliger à lire mes élucubrations.

mercredi 1 juillet 2009

Un site pas très flatteur

Les gars derrière ThePirateBay ont plusieurs projets dans leurs tiroirs. On vient d'apprendre qu'ils vont revendre leur fleuron, le site de partage et de recherche de torrents, mais ils gardent les autres : BAYimg, un site d'hébergement de photos dont je viens d'apprendre l'existence, ipredator, un service de VPN grand public qui a été annoncé en fanfare lors des débats sur l'Hadopi, The Video Bay, un Youtube-like, et pour finir, un autre service que je ne connaissais pas jusqu'à aujourd'hui : Flattr, un projet visant à révolutionner le paiement en ligne.

flattr.gif

Comme vous pouvez le voir, le site est vide, et le blog est vide lui aussi. Que peut bien vouloir dire « The future of online content payments is coming. Soon. Haha. » ?

Personne n'en parle, il n'y a même pas d'article Wikipedia à son sujet. Quelqu'un sait de quoi il en retourne ? Jusqu'à maintenant, The Pirate Bay et son équipe se sont attelés à casser le modèle actuel de financement de la musique et du cinéma, sont-ils en train de poser la première pierre d'un futur système de financement équitable d'une culture libre ?

mercredi 17 juin 2009

La censure de l'Internet arrivera peut-être en Allemagne

L'excellent site Numerama.com nous apprend que l'Allemagne prévoit de mettre en place une censure de l'Internet de manière légale et obligatoire. Quelque part, ça me rassure, la France n'est pas la seule dans ce bateau de l'inutile et de l'imbécile (les FAI anglais ont un peu d'avance dans la course à la censure, mais le gouvernement anglais n'impose rien).

France, Allemagne, même combat.

À la fin de l'article de Numérama, j'aime bien ce passage :

La meilleure preuve du cynisme du filtrage a été apportée par un internaute allemand. En partant d'une liste de sites bloqués révélée par Wikileaks, Alvar Freude a réalisé un script qui envoit automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 ont répondu, et 61 ont retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Sans commentaire.

Cela prouve bien que les gouvernements qui croient régler le problème du pédonazisme sur l'Internet en mettant en place un filtrage feraient mieux de simplement demander aux hébergeurs de retirer le contenu (ce n'était même pas un gouvernement ou une institution judiciaire qui a demandé ce retrait, c'est un simple internaute, de manière automatique).

Allez, à bientôt pour le prochain billet sur la censure de l'internet dans les futures dictatures européennes :-( (en attendant, /me va peut-être tester FreeNet, pour voir à quoi ça ressemble).

jeudi 11 juin 2009

Censure de l'internet Monégasque

Le gouvernement Monégasque vient de lancer un système de filtrage de l'internet.

Ma première réaction a été :

pfff, ridicule… Genre le monégasque qui veut voir des sites pédonazis est incapable d'utiliser un proxy à l'étranger…

Ce à quoi on m'a répondu :

c'est pas parce qu'il y a moyen de contourner une loi qu'elle ne devrait pas exister. Surtout qu'il n'existe aucune loi qui n'est pas contournable....

Le problème ici n'est pas de savoir si l'existence d'une loi n'est justifiée que par l'absence de moyens de la contourner. Il est surtout question d'étudier l'ensemble des conséquences de la mise en place des mesures techniques visant à faire respecter la loi.

Dans le cas de ce filtrage du net pour bloquer les sites pédonazis, terroristes et autres, le plus simple est d'étudier le cas des pays qui ont un tel système en place.

En Australie, le système de filtrage était initialement censé ne bloquer que les contenus pédo-pornographiques, mais au final on a découvert que les deux tiers des sites bloqués n'avaient pas de rapport avec ce sujet. Un article du Monde que j'avais partagé il y a quelques temps donne une myriade d'exemples similaires.

Dans tous les pays où de telles mesures ont été mises en place, le système a systématiquement été détourné pour censurer des sites d'opposants politiques ou pour limiter la liberté d'expression. Ces mesures ont donc eu une incidence négative extrêmement importante pour la majorité de la population.

Par contre, le pédophile, le néo-nazi et le terroriste ont toujours eu des moyens de s'adonner à leurs activités illégales, en utilisant des serveurs proxy, des VPN, des réseaux anonymisants, etc. En opposition totale à l'esprit initial de la loi, les mesures techniques ont même poussé les criminels à se cacher plus encore qu'avant, rendant leur identification quasi-impossible.

Si une loi a des effets inverses à son esprit initial, c'est que c'est une mauvaise loi.

mercredi 10 juin 2009

Hadopi "Albanned" par le Conseil Constitutionnel

Cette sympathique formulation est à mettre au crédit de @schnouki, sur identi.ca.

C'est la grosse nouvelle du jour : la loi Création et Internet a été partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel. Je m'étonne même que personne dans mes contacts Google Reader n'ait partagé d'article en parlant. Tout le monde en parle, Le Monde, Numérama, Marianne, le Standblog, the Inquirer, et bien d'autres.

Histoire d'emprunter des formules à d'autres personnes, je crois que le « Muuuuhahahahahahaha !!! » de Tristan Nitot et le « J'exulte » de Patrick Bloche sont parfaitement adaptés à ma réaction à la vue de cette nouvelle. En dehors de la grande joie que me procure cette décision, il y a aussi un grand soulagement. La démocratie a fonctionné et les droits de ses citoyens ont été respectés. Si le mouvement généralisé des bloggeurs contre cette loi, avec leurs nombreux billets expliquant pourquoi celle-ci était mauvaise et leur Black-Out, n'a pas suffit à lui barrer le chemin (logique, vous me direz), des autorités supérieures en avaient le pouvoir et l'ont exercé.

Le Conseil Constitutionnel, dans sa décision, qualifie d'inconstitutionnels de nombreux articles de la loi HADOPI, et fait mention d'enfreintes de deux articles de la déclaration des Droits de l'Homme, celui concernant la liberté de communication et d'expression, ainsi que celui concernant la présomption d'innocence. On notera que l'Internet est élevé au rang de droit fondamental (Ô Joie). On ne peut pas dire que les députés n'avaient pas été prévenus. C'était le cheval de bataille de l'opposition au projet, et c'est finalement ce qui a été retenu pour le censurer.

On en retient ce qu'il y a à retenir : cela ne pose aucun problème aux députés UMP de porter atteinte aux Droits de l'Homme pour protéger les intérêts financiers et mercantiles de leurs amis « artistes ». Ils le savaient mais ont tout de même maintenu leur cap. Je trouve ça lamentable. Si de telles errances sont possibles sur un sujet aussi inoffensif que les droits d'auteur, que peut-il se passer quand ce sont les intérêts de grands groupes industriels ou pétroliers qui sont en jeu, sans parler des soit-disant mesures de protection contre les pédonazis et les terroristes ? Gardons en tête le nom des 296 députés et des 189 Sénateurs qui ont voté pour cette loi et qui ont ainsi mis en danger notre démocratie.

Passons maintenant à la suite de la guerre, car on n'a gagné qu'une bataille. Albanel maintient son soutien à la loi et indique vouloir la modifier pour l'associer à la décision d'un juge (et ainsi lui rendre son pouvoir de sanction, retiré par le conseil constitutionnel, mais cette fois-ci constitutionnellement[1]). Le journal Marianne demande même sa démission.

Cette bataille a été gagnée sur la forme. Ce que le Conseil Constitutionnel reprochait à la Hadopi, ce n'est pas sa défense du droit d'auteur contre les internautes, mais sa façon de le mener. La guerre, c'est celle que mène le PiratPartiet Suédois, qui vise entre autres à légaliser totalement les échanges non-commerciaux de contenu entre les internautes (ce n'est pas une guerre visant à supprimer le droit d'auteur, mais à l'adapter au monde actuel). L'autre volet de cette guerre, celui s'occupant de la neutralité du net, sera tout aussi difficile à gagner…

Notes

[1] Bon, je n'arriverai pas à placer « anticonstitutionnellement » dans mon billet, mais au moins j'ai appris un nouveau mot : « superfétatoire »

mardi 9 juin 2009

L'Estonie et l'ID Kaart

Un article du Monde datant de la semaine dernière parle du vote électronique en Estonie.

L'Estonie est un des pays dont l'administration est la plus informatisée du monde. À peu près toutes les démarches administratives peuvent être réalisée sur internet (ça pose d'ailleurs problème quand ils se prennent une cyber-attaque d'ampleur nationale de la part de pirates russes). Ils votent même par internet, et c'est l'objet de l'article du Monde.

Toutes ces démarches administratives en lignes sont permises par l'utilisation de leur ID Kaart, une carte d'identité nationale munie d'une puce électronique et de certificats et clés d'authentification et de chiffrement, protégés par plusieurs mots de passe.

Les Estoniens ont donc une infrastructure de clés asymétriques centralisée, gérée par le gouvernement, accessible à tous les citoyens, et cela leur permet de s'authentifier sur des sites web (sites d'e-administration principalement, mais aussi sur quelques sites de journaux en ligne ou de forums), et de signer et chiffrer leurs documents et communications électroniques.

Je trouve ça vraiment classe. Selon moi, le problème de l'usage des clés GPG est principalement que c'est un peu ghetto comme technologie. Seuls des geeks l'utilisent (et encore), donc c'est complètement inutile dans 99% des cas. Là, tout est facilité et mis à disposition de tout le monde, même les moins geeks, à partir de l'âge de 15 ans. Le deuxième problème de GPG, qui est que tout le monde s'en fout de sécuriser ses données et communications, est différent, mais une fois la technologie démocratisée, peut-être que ça deviendra populaire.

La deuxième chose que je trouve vraiment classe avec ce système, c'est la possibilité de s'identifier de manière vraiment fiable sur un site internet compatible avec ce système. Cela permet d'ouvrir un système de commentaires qui n'accepte que les commentaires officiels des internautes, pas ceux qui sont faits de manière anonyme, caché derrière un pseudo et une fausse adresse email (je considère qu'un commentaire visant à être diffusé en public ne doit pas être anonyme. Si on commence à devoir se cacher pour parler en public, c'est soit qu'on va commettre quelque chose de répréhensible — insultes, appel à la haine, etc. — soit qu'il y a un problème avec le pouvoir « démocratique » en place).

vendredi 15 mai 2009

Petite question

Pourquoi est-ce que quand je vois ce genre de faute, toute seule au milieu d'un long article impeccable, je dois relire la phrase 5 fois avant de la comprendre :

Faute C'est

Alors que quand je vois ce genre de message complètement illisible, je n'ai aucun problème pour le lire ?

Fautes Partout

samedi 14 mars 2009

Le 15 mars 2079

Ce jour là, on pourra télécharger toutes les œuvres de Alain Bashung gratuitement et légalement, sans devoir donner d'argent à ses héritiers, ni risquer de se faire couper sa connexion internet.

C'est la fête \o/

jeudi 12 mars 2009

Ça, c'est fait…

Il semblerait qu'Apple, ou en tout cas MacOS, soit mort dernièrement.

J'étais tranquillement en train de dénoncer mes méchants voisins pirates sur le site de délation informatique du gouvernement quand je suis tombé là dessus dans la page donnant des conseils pour protéger son ordi :

Mettez à jour votre système d'exploitation

Le système d'exploitation est le premier programme que vous installez. Les plus connus sont Linux et Windows. Faites des mises à jours régu[…]

:-)

mercredi 11 mars 2009

99€ le ticket d'entrée

Microsoft vient de dévoiler les conditions financières à accepter pour mettre une application sur son Market Place.

Le ratio de 70% est classique (et c'est toujours pitoyablement du vol), mais ce qui surprend le plus c'est le ticket d'entrée à 99€ par an pour chaque développeur.

Je n'arrive pas à comprendre ce que cherche à faire Microsoft pour le coup. Les petits développeurs d'applications gratuites vont se détourner de la plateforme, car ils ne pourront pas rentrer dans leurs frais. Cela fera moins de frais de gestion pour Microsoft, j'imagine que c'est l'effet voulu. J'imagine aussi que Microsoft souhaite supprimer la concurrence « déloyale » que feraient les applications vraiment pas chères à ses propres applications payantes. Mais encore une fois, s'il n'y a presque aucune application gratuite, est-ce que ça ne va pas refroidir certains acheteurs potentiels au moment de choisir l'OS de leur téléphone ?

Encore une fois, Microsoft nous montre qu'ils sont capables du pire, c'est à dire copier le modèle pourri de l'App Store d'Apple, qui lui garantis une manne financière continue, mais ajoute par dessus une couche de pourriture supplémentaire.

Vous vous rendez compte qu'en achetant, voire simplement en utilisant des produits Microsoft (et ça vaut aussi pour Apple), vous payez une première fois pour un logiciel qui ne vous appartient pas réellement, que vous ne pouvez pas revendre s'il ne vous plaît pas, puis à chaque application tierce que vous achetez, vous reproduisez le même schéma avec l'éditeur de celle-ci mais en plus vous payez une taxe à Microsoft ou à Apple ?

C'est ridicule, pathétique et dangereux, et tout le monde joue au mouton muni d'œillères en se disant : « Cool, quand j'appuie sur le bouton c'est beau et ça fait du bruit, c'est tout fun, lol ». Pour quelques fonctionnalités dont on se passait sans problème il y a quelques mois, pour un peu de fun, de lol, et d'applications qui brillent, on accepte non seulement de se priver d'une grande partie de sa liberté, de priver les développeurs de la leur en les obligeant à accepter les conditions d'Apple ou de Microsoft, et on soutiens financièrement ce modèle pourri (forcément, vu qu'on n'a plus de liberté de choix, on les finance de force). Les dérives du monde des logiciels propriétaires me font vraiment vomir. L'absence de réaction de la part de 99% de la population, même parmi les technophiles, me donne tout autant envie de faire de même.

L'échec en deux leçons

En rentrant du FOSDEM il y a quelques semaines, j'ai testé plusieurs live CD que j'avais récupéré sur des stands (et j'en ai profité pour pourrir mes partitions et perdre mon installation fonctionnelle d'Ubuntu…).

Le premier système que j'ai installé était OpenSolaris. Je voulais le tester depuis longtemps (Ubik avait fait un peu de pub et m'avait donné un CD que je n'avais même pas ouvert), histoire de voir en quoi c'est différent de Linux. L'installation s'est bien passée, et en lisant un peu la documentation le système de fichier ZFS avait l'air bien sympathique. L'environnement Gnome de base était tout ce qu'il y a de plus classique, mais le système était plutôt lent, pour une raison inconnue. En changeant une option pour essayer d'activer le multi-écran (au bout de quelques minutes de tests, et uniquement via les interfaces graphiques de Gnome), le système s'est freezé. Il a ensuite refusé de rebooter, en me donnant de vieilles erreurs que je ne comprenais pas. Comme je n'avais rien fait d'autre que cliquer sur des boutons, j'ai dit fuck à OpenSolaris, et je suis passé à autre chose.

Le second système que j'ai tenté de testeré était FreeBSD. Il s'est installé tranquillement, mais au premier boot je n'avais ni internet (WiFi, wpa_supplicant tout ça), ni environnement graphique… Logique, je m'y attendais, me voici de retour en 2005 niveau facilité d'installation. Après une petite demi-heure à essayer de faire fonctionner ne serait-ce que le WiFi, j'ai décidé d'envoyer chier le tout, de me réinstaller une Ubuntu qui fonctionne toute seule sans que j'ai à faire quoi que ce soit, et d'aller m'acheter un Maxi Best-of Big Tasty au Macdo pour noyer mon chagrin et ma honte dans de la bonne graisse qui fait grossir.

Au total, plus d'une journée de perdue, à faire mes sauvegardes, à tester deux systèmes « exotiques », à réinstaller un OS qui fonctionne vraiment, puis à configurer rapidement celui-ci.

Wouhou \o/, vive la vie, c'est trop génial :-s

Contourner le futur mouchard de l'HADOPI

Ça faisait quelques jours que j'y pensais, et un billet trouvé sur le « planet libre » me confirme la chose : les logiciels mouchards que souhaitent nous imposer l'HADOPI seront inefficaces.

Le principe de ces logiciels est simple : la connexion internet de votre ordinateur est surveillée « de l'intérieur » par un logiciel signé par des DRM et des trucs dans le genre. Le logiciel empêche toute communication avec l'extérieure qui pourrait être utilisée pour faire du p2p (ou d'autres activités hautement illégales genre envoyer un mp3 à sa grand mère par email :D). Je ne sais pas exactement ce qui sera autorisé et interdit par ces logiciels, j'attends de voir un peu ce qu'ils proposent pour voir à quel point c'est ridicule. Le logiciel fait régulièrement du « Phone Home » pour confirmer à son éditeur que vous ne l'avez pas désactivé.

Une fois le logiciel installé, il serait, selon la loi telle qu'elle semble se dessiner, garant de votre bonne foi. Ainsi, on ne pourrait plus vous accuser de piratage si vous avez acheté une licence d'un de ces logiciels et qu'il tourne sur un ordi dans votre maison.

Le problème, c'est que rien ne garantis que vous n'avez pas plusieurs ordinateurs chez vous, un avec un de ces logiciels mouchards qui vous protège de tout risque juridique, d'autres qui téléchargent allègrement, protégés par le premier ordinateur. De même, vous pouvez aussi installer une machine virtuelle Windows pour y installer le mouchard :D

Et hop, téléchargez tout ce que vous voulez sans rien risquer. C'est la fête, c'est pas cher, c'est pas risqué, et ça prouve que les décideurs de cette loi ne sont vraiment pas au courant de ce qu'est un ordinateur…

jeudi 26 février 2009

C'est pas grand chose, mais c'est toujours ça

HADOPI - Le Net en France : black-out

mercredi 25 février 2009

Mon utilisation de Google : premier bilan

Je n'utilise presque plus les services de Google, comme je l'avais annoncé il y a quelques temps. Je rappelle que je n'ai pas débuté cette expérience parce que les services du géant américain ne sont pas performants (au contraire), ou parce que leur gestion de mes données ne me plaisent pas (je ne leur reproche pas grand chose de ce côté là). Je le fais uniquement avec un œil d'utilisateur qui se veut responsable et ne souhaite pas se laisser mener dans un système qui donnerait trop d'importance à l'acteur le plus important, laissant se créer un monopole et s'enfermant sans le savoir dans un système qui contrôlerait un peu trop fermement ses données et sa vie numérique (pfiou, longue phrase qui à de grande chances de n'être syntaxiquement pas correcte, mais passons…). Allez, vu que je me jette des fleurs (oui oui, je suis un super héros des temps modernes, qui se bat pour sa liberté et pour la vôtre contre un géant invisible), je peux me permettre de vous demander de laisser un billet de 50€ en sortant, histoire de récompenser mes efforts, non ?

Voici un rapide bilan de mon expérience.

Le moteur de recherche

J'utilise Exalead pour la recherche et bien qu'il soit moins bon que Google, il est largement satisfaisant. Les résultats des recherches sont parfois surprenants, on s'attend à avoir certains résultats sur la première page de réponses, mais on se retrouve avec quelque chose de totalement différent de ce que Google nous aurait donné. Je ne sais pas si c'est moins bon ou juste différent, mais visiblement il faut utiliser Exalead différemment de Google. On ne peut donc pas passer facilement de l'un à l'autre et attendre exactement le même service. Je vais sûrement utiliser les deux services en parallèle, histoire d'utiliser le meilleur service (Google), tout en supportant l'outsider pour garder un choix le jour où Google fera de la merde.

Les mails

Pour ce qui est du mail, je n'utilise plus Gmail sauf pour router les mails qui arrivent encore sur mes anciennes boites vers la nouvelle. J'utilise le service offert par Gandi (pop, imap, 1Go de stockage, c'est largement suffisant pour mon utilisation). Quand j'aurai une connexion personnelle fiable et de quoi monter un serveur, je gèrerai mes mails moi-même depuis chez moi (pas depuis un serveur loué), tout en gardant le serveur Gandi dans le DNS avec une priorité MX plus faible en cas de problème sur ma connexion. Hop, plus besoin d'un service externe quand tout fonctionne bien, et du fail-over en cas de problème. Je m'occuperai de la configuration et de la faisabilité de tout ça quand j'en aurai besoin, pour l'instant ce n'est pas d'actualité (j'ai quand même bookmarké quelques tutoriels intéressants).

L'agrégateur de flux RSS

Malgré mon aversion pour le RSS (en tant que technologie qui, je l'espère, sera un jour remplacé par une véritable techno « web en temps réel » basé sur un système de type Push), et bien que j'aimerais gérer mes flux de manière locale (mais liée à mon navigateur internet, pas dans un client lourd), je suis plutôt dépendant d'un agrégateur RSS de type « service web ». Google Reader fournit un excellent service, performant, gratuit, sans publicité, avec d'agréables fonctionnalités de partage de liens et de commentaires. Malgré tout, étant donné que j'essaie de me passer totalement des services Google, j'ai trouvé un remplaçant très satisfaisant : Tiny-tiny RSS.

Tiny-tiny RSS est un client RSS web open-source, que j'ai installé plus ou moins facilement sur mon ordinateur. L'installation est au final assez lourde, étant donné que j'ai dû mettre en place un mysqld, un httpd (nginx), un php-fastcgi, etc., pour un total de 60 ou 70 Mo de ram… Je n'ai pas encore peaufiné les réglages des services, donc je pourrais surement gagner beaucoup sur le php-fastcgi. Enfin, le principal est que ça fonctionne (et j'ai maintenant tous ces outils pour tester d'autres services web).

TT-RSS fonctionne globalement comme Google Reader. Il est un poil plus lent (mais c'est peut-être dû à mon ordi), et un poil moins ergonomique, mais comme j'en ai profité pour apprendre à utiliser les raccourcis claviers, j'y gagne au change par rapport à Google Reader. Je n'ai pas fini sa configuration, ce qui fait que je n'ai pas encore activé la fonction de partage de liens et je n'ai pas encore récupéré les partages de mes contacts Reader (par RSS), donc je retourne régulièrement sur le service de Google pour suivre leurs partages.

Je vais terminer sa configuration pour pouvoir vraiment comparer les deux services et je déciderai alors si je continue de l'utiliser ou si je retourne sur Google Reader en attendant d'avoir un serveur perso pour l'héberger définitivement (mais quoi qu'il arrive, au final j'hébergerai tout ce que je peux moi-même, par principe).

Les partages de vidéo

Le problème ici est différent, car je ne produis pas de contenu, je ne fais que le consulter. Malgré tout Youtube étant un service quasiment incontournable, il peut être intéressant de chercher quels sont ses alternatives, ses forces, ses faiblesses.

Le concurrent principal de Youtube est bien évidemment Dailymotion, français, aussi performant, super moche (enfin, la page d'accueil de ma sœur est vraiment à vomir, on se demande si on est là pour regarder une vidéo ou pour regarder une image statique de manga). Il est peu intéressant de préférer Dailymotion à Youtube, le service rendu étant équivalent, surtout au niveau des problèmes ^^.

Par contre, j'ai récemment découvert Blip.tv, un service qui offre quelques différences notables (assez notables pour que le Framablog en parle et le choisisse pour héberger ses vidéos). Blip.tv annonce dans ses conditions d'utilisation que l'utilisateur reste propriétaire de ses données, qu'il peut/doit définir une licence pour les vidéos uploadées, qu'il a le droit de les supprimer vraiment définitivement quand il le désire, et qu'il peut demander à partager les recettes publicitaires générées par l'hébergement de ses vidéos. Toutes ces différences sont assez importantes et surprenantes pour qu'on les mette en avant. Elles me paraissent logiques et indispensables, mais visiblement rares sont les services qui mettent autant le respect de l'utilisateur en avant. De plus, en complément du lecteur flash intégré dans les pages web, le site propose au téléchargement la vidéo originale non ré-encodée (donc en mp4, ogg, ogv ou autre), ce qui me permet d'accéder au contenu sans installer de plugin propriétaire de merde.

Ainsi, vous l'aurez compris, si je devais héberger aujourd'hui une vidéo sur un service web, je le ferai sur blip.tv, pas sur Youtube.

Conclusion

Je pense que les services de Google sont vraiment bons. Ils sont performants, de qualité, respectent de manière satisfaisante l'utilisateur et ses données. Il faut tout de même rester vigilant et ne pas leur faire confiance aveuglément. Le jour où ils commenceront à perdre de l'argent, pour une raison ou une autre, ils seront surement moins rigoureux vis-à-vis des utilisateurs. Heureusement des alternatives existent pour quasiment tous leurs produits, et même si je vais continuer à utiliser ces derniers (ne serait-ce que pour supporter leur combat pour les standards ouverts, leur travail sur des services gratuits du type Google maps ou Google Earth), je reste vigilant et suis prêt à quitter le navire s'il venait à couler ou à sentir mauvais :-)

P.S: pour les 50€, envoyez-moi un chèque, merci :D

De la coupure de Gmail

Avec les récents problèmes qu'ont rencontré les services de Google, on peut lire beaucoup de choses sur le net.

Les problèmes de Google Search

Je n'ai pas grand chose à dire à propos des commentaires qui ont été faits sur la coupure du moteur de recherche (fin janvier, je crois). On peut y lire principalement que ça nous a montré que le monde entier est plus ou moins dépendant de Google Search et que la beaucoup d'internautes abandonnent leur surf s'ils ne peuvent pas passer par Google (d'où une baisse significative du trafic web — 21% en moyenne — et des revenus publicitaires pendant les 45 minutes problématiques).

Personne ne dit vraiment que c'est bien ou mal, la plupart des bloggeurs et journalistes font juste une constatation des faits. Google reste le meilleur moteur de recherche et mérite bien ses parts de marché.

Les problèmes de Gmail

Quand Gmail a des problèmes pendant deux heures, ont voit fleurir d'autres commentaires, en particulier visant les entreprises ayant transféré la gestion de leurs mails sur les services de Gmail pro. Dans plusieurs billets et articles que j'ai lu, on voyait très clairement un sous-entendu signifiant que gérer les mails de sa boite sur Gmail est problématique, mais je ne suis pas d'accord.

Je suis d'accord sur un point : les entreprises sont dépendantes de leurs mails, et les outsourcer vers un gestionnaire externe est dangereux. C'est dangereux pour deux raisons, la première étant qu'on donne à une entreprise étrangère un accès à ses données confidentielles, la deuxième étant que les mails sont gérés à l'extérieur de son réseau local.

Je pense qu'il n'est pas nécessaire de passer dix minutes à expliquer pourquoi donner accès à ses données à priori confidentielles à une entreprise externe, qui plus est étrangère, peut, selon son domaine d'activité, être gênant. Par contre, je ne vois pas en quoi ça concerne le problème qu'à subit Gmail dernièrement. C'est totalement différent mais pourtant j'ai vu plusieurs références à cela dans mes lectures.

Pour ce qui est du réseau local, je pense que c'est un problème plus grand encore, car plus probable. En cas de coupure momentanée d'internet entre l'entreprise et les serveurs de Google, Gmail peut bien fonctionner, mais l'entreprise n'aura pas accès à ses données. Encore une fois, c'est problématique, mais ça n'a rien à voir avec la dernière panne de Gmail.

Ainsi, on reproche aux entreprises de souscrire aux services de Gmail, dans le style « on vous avait prévenus », sauf que l'occasion est mal choisie. Une infrastructure de gestion des mails interne à une entreprise a de très fortes chances d'être moins fiable que celle de Gmail de ce point de vue là. Entre une PME qui n'a qu'un seul responsable, plus ou moins compétent, pour gérer l'ensemble des services informatiques et une grosse boite qui gère des millions de clients, je doute que le premier puisse prétendre fournir un meilleur service. Certes, quand Gmail a un problème des millions de personnes s'en rendent compte, mais statistiquement leur service est vraiment bon, arrêtons un peu de critique sans raison leur business.

mardi 17 février 2009

Les gendarmes et OpenOffice.org

Un petit billet pour montrer un extrait de cet article du Framablog, à propos de la migration à OpenOffice.org de la gendarmerie :

Les informaticiens de la gendarmerie ont aussi exploité l’accès au code source. La possibilité d’opérer dans les entrailles du logiciel : « Nous avons développé des applications particulières, dont un programme d’assistance dans la rédaction des procédures judiciaires. En communiquant avec deux autres logiciels, il permet au gendarme de gagner du temps ». La gendarmerie estime que cette application créée grâce à l’accès au code source produit un gain annuel de… trois millions d’heures de travail.

On entend souvent les arguments classiques (coût, indépendance, etc.) lors d'une migration vers des systèmes libres mais on voit rarement ce genre d'exemples d'adaptation du code source aux besoins de l'institution utilisatrice, alors que c'est clairement un des plus gros avantages.

Dans le même genre, on peut rappeler l'existence du projet MiliMail, qui se base sur Thunderbird pour ajouter des fonctionnalités au logiciel via des extensions et de la modification du code.

dimanche 15 février 2009

Ushahidi

Très bonne surprise en regardant l'émission de LCI « Plein Écran ». Ils y présentaient rapidement un site un peu particulier : ushahidi.

Ce qui m'a fait sourire, c'est que c'est un site web 2.0 Kenyan, qui utilise son réseau d'utilisateurs pour traiter des sujets d'actualités. Je vous laisse aller voir sur le site, ou regarder le podcast de LCI (c'est vers le début), pour en savoir plus.

J'ai une image plutôt mauvaise de l'Afrique. Il s'y passe peu de choses intéressantes et à chaque fois qu'on en entend parler c'est pour apprendre qu'il y a encore un massacre, une famine ou une guerre civile[1]. De même, la plupart des personnes d'origine Africaine qu'on croise chez nous sont soit des immigrés clandestins vivant dans des taudis, soit des travailleurs des classes les plus basses de la société. Rien de bien reluisant pour donner une image dynamique du continent africain.

Heureusement, je sais que je n'y connais pas grand chose, et qu'il ne faut pas juger uniquement sur ce qu'on entend au journal de 20h de TF1. C'est pourquoi, quand dans le train je discute avec une juriste Rwandaise qui participait à la réforme du système légal du pays, ou quand je vois des sites participatifs comme Ushahidi, je me dis que l'Afrique mériterait peut-être qu'on s'y intéresse un peu plus.

Notes

[1] Ou un enfant mort écrasé par un camion pendant le Paris-Dakar…

jeudi 12 février 2009

Vivre sans Google

Je suis en train de me lancer dans une petite expérience : essayer de vivre sans Google. L'objectif est de n'utiliser aucun service Google pendant quelques temps.

Ça nous fait donc :

  • Pas de vidéos Youtube — ça ne devrait pas être trop difficile, j'en regarde déjà très peu ;
  • Pas de Gmail — je redirige déjà tous mes mails gmail vers mon adresse mail principale (qui n'est pas sur gmail). Techniquement, je sais que je peux me passer de ma boite gmail (je devrais juste faire en sorte de ne plus recevoir aucun mail celle-ci, mais je sais que je ne le ferai pas complètement dans les jours à venir, donc je me permet de « garder » mon compte gmail pour cette expérience) ;
  • Plus de recherche par Google — je suis récemment passé à Exalead comme moteur de recherche principal, c'est différent et bizarre, on va voir ce que ça donne à long terme ;
  • Plus de Google Reader — ça va être le plus difficile, et ça va me forcer à tester tinytinyrss ;
  • Pas d'autres services (Picasa, Calendar, Google Earth, etc.), que de toute façon je n'utilise déjà pas.

Je cherche à tester les concurrents et les alternatives au géant du web, pour savoir s'ils sont de bonne qualité, si on peut vivre sans Google (visiblement, le problème d'il y a deux semaines nous montre que 21% des gens ne peuvent pas ^^), etc.

Rendez-vous est pris dans quelques temps pour faire un bilan.

mercredi 11 février 2009

Ils sont bien gentils…

…mais ce n'est pas parce que Mono et Moonlight sont sous GPL qu'il faut tout accepter…

Je ne m'étendrai pas sur le fait que c'est pas forcément bon de tout faire via un navigateur web, là je veux plus gueuler sur ce qu'il y a derrière les belles paroles dans le style « Microsoft soutient l'open-source via Mono ».

C'est bien beau les plugins sous GPL, mais si il faut télécharger des codecs ou des extensions propriétaires pour pouvoir lire les vidéos ou exécuter les applications Silverlight, c'est pas plus acceptable que d'installer le plugin Flash propriétaire.

C'est ce qui me fait peur avec cette tendance à tout faire passer par le web. Sous prétexte qu'on n'installe pas les programmes sur son ordinateur, comme on le faisait il y a quelques années, on accepte que le contenu exécuté dans le navigateur ne soit pas libre, on accepte aussi de ne plus avoir de réel contrôle sur ses propres données en les confiant à des services web non-libres (ok, c'est un autre problème, mais c'est quand même lié).

Un codec ou une extension non-libre, ça n'est pas acceptable. Un service web non-libre, qu'on ne peut pas héberger soi-même, ça n'est pas acceptable non plus.

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